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mercredi 18 octobre 2017
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Promotion des bonnes pratiques d’hygiène: la touche de WaterAid Mali en milieu scolaire

Bien avant l’apparition de l’épidémie à virus Ebola au Mali, l’Organisation Internationale de Développement, WaterAid, a toujours fait de la promotion des bonnes pratiques d’hygiène, en milieu scolaire et communautaire une question de santé publique.

Pour preuve: l’un des grands projets, dénommé «Accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement en milieu scolaire» (AEPHA) à l’école ou «Wash in school» en anglais), a été mis en œuvre de 2010 à 2014 dans 45 écoles de Bamako, ainsi que dans les cercles de Kati et de Kolokani, à travers le Programme Dubaï Cares.
Le «Wash in School» ou AEPHA à l’école consiste à mettre en place dans les établissements scolaires retenus un point d’eau potable, des latrines séparées filles et garçons, des kits d’hygiène.
Des séances de sensibilisation y sont également animées pour l’utilisation et l’entretien des infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement.
Son objectif est d’améliorer le cadre d’apprentissage et la santé des élèves et enseignants.
Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme, le groupe scolaire de Sébénikoro I est un exemple qui inspire. Cet établissement, comme beaucoup d’autres, ne disposait pas de points d’eau potable. Les latrines également étaient insuffisantes, délabrées et moins utilisées par les filles, à cause de leur caractère mixte (filles et garçons).
L’effectif de ce groupe scolaire dépassait 1 000 élèves. Ces constats ont été faits suite à une étude de base, réalisée par WaterAid, en 2009-2010.
Alors, il est établi que l’absence d’eau potable et d’assainissement en milieu scolaire a des conséquences négatives sur l’environnement de vie et de travail des élèves et des enseignants, de même que sur la capacité d’apprentissage des enfants, et donc leur bien-être et leur réussite.
Avec la réalisation du programme «Wash in School» ou AEPHA au sein de cette école, la situation a fondamentalement changé.
A travers son partenaire, l’ONG ALPHALOG, WaterAid a réalisé des points d’eau potable, des blocs de latrines séparés filles et garçons, accessibles aux personnes handicapées et doté de dispositifs de lavage des mains au savon.
En plus de la fourniture des kits d’hygiène et d’assainissement aux écoles, ledit programme a contribué à la mise en place des clubs d’hygiènes dans toutes les écoles.
Ce dispositif, mis en place, a permis aux écoles d’avoir de l’eau potable et des latrines propres.
Dans le domaine de la communication pour le changement de comportement, les Clubs d’hygiène scolaires et les Comités de gestion scolaire (CGS) ont fortement contribué à l’adoption des bonnes pratiques d’hygiène tant en milieu scolaire que familial. Et pour cause, les bonnes pratiques d’hygiène, acquises à l’école, sont répercutées au sein de la famille. En effet, les enseignants utilisent des boîtes à images pour amener les élèves à adopter les bonnes pratiques d’hygiène. Ces boîtes à images sont axées sur l’hygiène alimentaire, l’hygiène corporelle, le lavage des mains au savon, l’entretien de la cour de l’école, l’utilisation et l’entretien des latrines, l’assainissement des points d’eau.
Dans la même dynamique, les vendeuses d’aliments installées dans la cour de l’école sous un hangar, sont encadrées et soumises à des conditions d’hygiènes à respecter (bonne conservation et fermeture systématique des aliments, lavage des mains au savon).
Le directeur de l’Ecole communautaire de Sébénikoro, communément appelée «EcoSébé», Yéhiya KEITA, s’est vivement réjoui des réalisations faites dans son établissement et surtout de l’adoption des bonnes pratiques d’hygiène par les élèves.
Selon M. KEITA, «Le projet a permis de résoudre les difficultés d’accès à l’eau potable et aux latrines. Avant, les élèves déféquaient ou pissaient dans la cour ou encore partaient dans les familles voisines. Ce n’est plus le cas. Maintenant, tous les élèves ont accès à l’eau potable et aux latrines séparées (filles et garçons).
Le lavage des mains au savon est systématique au sortir des toilettes et avant de manger».
Ces propos ont été confirmés par les responsables des clubs d’hygiène de la 6è année Mamadou TRAORE et Halimatou DOUMBIA.
Cette expérience, première du genre, mérite d’être répliquée à grande échelle pour que l’accès à l’eau potable et à des latrines propres, ainsi que l’adoption des bonnes pratiques d’hygiène soient une réalité dans toutes les écoles du Mali.
Par Sékou CAMARA




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