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jeudi 21 septembre 2017
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Promotion des énergies renouvelables: l’expérience malienne au service des usagers

La Direction nationale de l’Énergie (DNE), à travers le Projet d’appui à la promotion des énergies renouvelables au Mali (PAPERM) a organisé, le vendredi dernier, à l’ex-CRES de Badalabougou, une journée d’information et de formation d’une trentaine de journalistes de la presse écrite, parlée et audiovisuelle, sur les potentialités et les expériences du Mali en énergies renouvelables dont la part passera de 1% à 10% dans le bilan énergétique national, à l’horizon 2033.

Placée sous l’égide du Directeur national adjoint de l’Energie, Adama Yoro SIDIBE, la cérémonie d’ouverture de la journée s’est déroulée en présence du Représentant de la Banque africaine de développement, principal bailleur du projet ; du Directeur général de l’Agence des énergies renouvelables du Mali (AER-Mali), le Dr Souleymane BERTHE ; du Coordinateur du PAPERM, Birama DIOURTE ; du Technicien en communication et gestion de connaissances du PAPERM, Oumar Alassane MAIGA, non moins facilitateur de l’atelier. On y notait également la présence des représentants d’autres structures et organes de presse, pour un partage d’expériences.
Selon le Directeur général adjoint de l’Energie, le Mali est un pays à fort potentialités d’énergies renouvelables (Ressources hydrauliques, solaires, éolienne, biomasse) qui restent encore sous-exploitées.

Les raisons d’une option
Aussi, a-t-il indiqué, la production d’énergie électrique reste encore très dépendante des importations d’hydrocarbures représentant une part importante des coûts de production, notamment en milieu rural.
«Cette situation n’est pas viable pour notre pays qui s’est tourné résolument pour le développement des énergies renouvelables en adoptant différents documents politiques et stratégies en la matière», a-t-il fait savoir. Et d’ajouter: «le contexte est favorable pour le développement des Energies renouvelables. Je veux faire référence aux Objectifs de développement durables, l’Accord de Paris sur le climat, adopté en décembre 2015, l’Initiative énergie durable pour tous, etc. », a rappelé M SIDIBE.
Par ailleurs, a-t-il souligné, notre pays a une expérience de plus de vingt ans dans le domaine des Energies renouvelables. En effet, a-t-il soutenu, les projets développés surtout en faveur des milieux ruraux ont permis d’accroître l’accès de ces populations aux services énergétiques de base et leur apporter un certain confort.
«C’est au regard de ces différentes expériences qu’en juillet 2010, le Mali a été sélectionné comme pays pilote pour le Programme de valorisation à grande échelle des énergies renouvelables (SREP : Scaling Renewable Energy Program). D’ailleurs, un plan d’investissement SREP-Mali est en cours d’exécution, à travers principalement le Projet Systèmes hybrides pour l’électrification rurale ; le projet de Développement de la mini/micro hydroélectricité ; et le Projet d’appui à la promotion des énergies renouvelables au Mali (PAPERM) », a expliqué le Directeur général adjoint de l’Energie.

Les objectifs du PAPERM
Le PAPERM, qui est le lien entre ces différents projets, a pour objectif de favoriser l’essor des énergies renouvelables au Mali ; d’améliorer le cadre politique, juridique, réglementaire et institutionnel favorable à la promotion des investissements en énergies renouvelables dans notre pays; de renforcer les capacités des acteurs, la gestion des connaissances, la communication et le plaidoyer en faveur desdites énergies, etc. A son avis, la communication est un instrument essentiel pour atteindre les objectifs.
«La nature pilote du SREP-Mali exige une gestion efficace des connaissances afin d’apprécier les résultats obtenus et de les partager avec les parties prenantes à tous les niveaux, aussi bien avec les pays pilotes SREP que les autres pays de la sous-région. Les médias auront donc un rôle important à jouer en tant que relais dans la diffusion des informations», selon Adama Yoro SIDIBE. A son avis, c’est ce qui a motivé l’organisation du présent atelier d’information et de formation des journalistes dont l’objectif est, entre autres, d’informer les journalistes des potentialités de notre pays en ressources d’énergies renouvelables ; partager les expériences du Mali en termes d’énergies renouvelables ; doter les hommes de médias de capacités leur permettant de traiter facilement des informations sur les énergies renouvelables ; et mettre en place un réseau des journalistes spécialisés en énergies renouvelables.

Les potentialités énergétiques
La situation de notre pays en matière d’énergie se caractérise par: consommation de la biomasse : 78% (en 2015), combustibles fossiles : 39,2% (utilisés pour la production d’électricité), le taux d’accès à l’électricité : 17% dans les zones rurales et 71% dans les milieux urbains, la demande d’électricité (10% par an).
Notre pays fait recours à l’usage des produits pétroliers, qui sont à 100% importes, pour satisfaire sa demande en matière d’électricité. Le Gouvernement ambitionne de valoriser ses énormes potentiels énergies solaires, les fleuves Sénégal et Niger et leurs affluents (potentiel estime a 1150MW) pour réduire les coûts des importations des hydrocarbures et les émissions des gaz à effets de serre.
Pour des raisons d’efficacité, la mise en place du réseau des journalistes spécialisés en énergies renouvelables a été reportée à une date ultérieure qui sera communiquée à tous les invités.
Selon les facilitateurs, l’on désigne par énergies renouvelables un ensemble de filières diversifiées dont la mise en œuvre n’entraîne en aucune façon l’extinction de la ressource initiale et est renouvelable à l’échelle humaine: le vent (éolienne), le solaire (photovoltaïque), l’eau (hydroélectricité), biomasse (biocarburant), chaleur de la terre (géothermie).
Ainsi, sont classées dans la catégorie des énergies renouvelables, toutes les énergies que la nature constitue ou reconstitue plus rapidement que l’Homme ne les utilise.
Elles peuvent ainsi être considérées comme inépuisables à l’échelle du temps humain.
Quant à l’énergie fossile, elle désigne l’énergie que l’on produit à partir de roches issues de la fossilisation des êtres vivants: pétrole, gaz naturel et houille.
Par ailleurs, il ressort des exposés qu’à l’horizon 2033, il est attendu une contribution importante des énergies renouvelables dans la satisfaction des besoins en énergie du Mali. Ainsi la part des énergies renouvelables passera de 1% à 10% dans le bilan énergétique national.

Par Sékou CAMARA




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