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dimanche 19 septembre 2021
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Prorogation de la transition: Koutiala réclame deux ans de plus

Au fur et à mesure que la transition tire vers la fin de son délai initial des 18 mois consigné dans la Charte, les demandes pour sa prorogation se multiplient. Après des marches à Bamako et à Nioro du Sahel pour demander d’accorder plus de temps aux autorités de la Transition, c’était le tour de la population de Koutiala hier lundi de manifester dans ce sens. A l’appel de la Coordination locale du Front uni pour la sauvegarde de l’intégrité du Mali (FUSI-Mali) et les disciples du Chérif de Nioro, une marche a été organisée pour réclamer la prorogation de la Transition. La doléance des marcheurs a été remise au gouverneur de la région de Koutiala qui a promis de l’acheminer à qui de droit.

À Koutiala, des centaines de marcheurs ont demandé, hier lundi, d’accorder deux ans de plus aux autorités de la transition, afin qu’elles exécutent leur programme d’action et organisent des élections. La marche a été organisée par la Coordination locale du FUSI-Mali, en collaboration avec les disciples du Chérif de Nioro, et d’autres organisations de la société civile.
Pour les organisateurs, cette demande de la prorogation de la transition est apolitique et ne vise que le bonheur des Maliens.
Un appel a été lancé à tous les soutiens des militaires, de la Transition et du Chérif de Nioro à se joindre au mouvement.
« Nous ne voulons pas des élections bâclées. Les autorités de la transition sont là pour servir le pays. Chacun peut aider le pays selon ses moyens. Il est nécessaire de donner du temps aux autorités de la transition, afin qu’elles mettent en œuvre leur programme d’action », sont entre autres phrases prononcées par les manifestants tout au long du trajet de la marche.
Les marcheurs sont hostiles à toutes les initiatives visant à organiser les élections dans les conditions actuelles.
« Il n’est pas question d’aller à l’élection sans la sécurité. L’insécurité règne au nord, au centre et même au sud du pays. Aujourd’hui, la priorité n’est pas d’aller aux élections », se défendent les partisans de la prorogation de la Transition.
Pour Cheick Oumar KEITA, Coordinateur du FUSI-Mali à Koutiala, pour aller aux élections, il faudrait d’abord assurer la sécurité, organiser le retour des réfugiés et des déplacés et mettre en place l’organe unique de gestion des élections.
La Coordinatrice du FUSI locale, Achaita la Noire, a appelé à mettre le pays au-dessus de tout. Pour elle, il est nécessaire de donner plus de temps aux militaires afin de faire sortir le pays du gouffre dans lequel il se trouve.
« Notre pays a été victime de la mauvaise gouvernance des dirigeants pendant des années. Ce n’est pas facile de remettre le pays sur les rails après 30 ans de mauvaise gouvernance en seulement quelques mois », se justifie-t-elle.
Pour sa part, le représentant de la Zawia, Lassina DEMBELE, a rappelé que depuis le début de la transition leur guide Bouyé HAIDARA, a exprimé son soutien aux militaires à visage découvert.
« Nous nous sommes joints à FUSI-Mali pour l’organisation de cette marche en vue de réclamer la prorogation de la transition. Les politiciens ont mis le pays en retard et il est nécessaire de donner le temps aux militaires pour un nouveau soubassement plus solide. La crise a atteint son paroxysme suite à la crise postélectorale de 2020. Il faut une bonne base démocratique pour donner un nouveau départ à notre pays. Il se trouve que les causes de la crise sont toujours d’actualité. Nous resterons toujours derrière le Chérif de Nioro et nous réclamerons la prorogation de la Transition », a affirmé le représentant des disciples de Bouyé HAIDARA à Koutiala.
Au gouvernorat de Koutiala, un document contenant la doléance des marcheurs a été remis au gouverneur qui a promis de le remettre à qui de droit.

PAR MODIBO KONÉ




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