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mardi 9 août 2022
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Prorogation de la transition: Mamadou O SIDIBE met les autorités devant leurs responsabilités

La Maison de la presse a servi de cadre, ce samedi 23 octobre 2021, au lancement de la Plateforme ANW KO FASOKO, dirigée par le président du Parti pour la Restauration des Valeurs du Mali (PRVM-FASOKO), Mamadou Oumar SIDIBE. C’était à travers une conférence de presse qui avait pour thème : « Rupture avec le système de gouvernance de la 3ème république, gage de réussite de la transition ».

Cette plateforme qui revendique une trentaine de regroupements de partis, d’associations et de hautes personnalités ayant une vision commune a pour objectif d’affronter les échéances électorales à venir dans le but de conquérir et d’exercer le pouvoir. Il s’agira de faire une gouvernance de rupture.
Pour le président Sidibé, la situation actuelle de notre nation exige une cohésion et une solidarité sans faille en ne mettant que le Mali au-dessus de tout.
Selon lui, nous sommes entrés dans une heure nouvelle, et qu’il est temps d’aller vers une 4è République, car, dit-il, il y’a eu trop de mauvaise gouvernance dont chacun de nous (Maliens) a participé de manière directe ou indirecte.
D’où la nécessité de refonder.
A ce niveau, il a lancé un appel à tous les Maliens, les partis politiques et les associations, à s’engager avec ANW KO FASOKO pour la refondation du Mali.
S’agissant des fondements de la 4è République, M. Sidibé a indiqué que son parti a été créé pour aller à une gestion de rupture ; d’aller à la IVe République.
« Nous avons été l’un des partis à se mettre sur les fonts baptismaux pour changer. Ce changement ne viendra pas au Mali sans les vertus, sans les valeurs », a expliqué M. SIDIBE.
D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle le parti s’appelle Parti pour la Restauration des Valeurs du Mali (PRVM-FASOKO).
Pour lui, on ne peut rien faire sans le Dambé, le Danaya et le Laadriya ; sans la formation des ressources humaines de qualité et intègre.
Autrement dit, le Mali ne fera pas sans des hommes vertueux, dignes, qui ont surtout le sens élevé du débat, et le sens élevé pour travailler honnêtement dans tous les compartiments de la vie de la nation.
De nos jours, a-t-il fait savoir, le mot refondation est sur toutes les lèvres, mais il s’agit de quelle refondation ? S’est interrogé le conférencier. Qu’allons-nous reformer ? A continuer de s’interroger le conférencier.
Pour ce faire, M. SIDIBE souhaite que les Assises nationales à venir ne soient pas des assises de plus. C’est-à-dire un forum où les questions et les réponses sont préparées à l’avance par le Gouvernement et faire des Assises comme une occasion de faire passer comme des faire-valoir.
En tout cas, une chose est claire, selon ses responsables, la refondation que propose la Plateforme Anw Ko Fasoko n’est pas la même chose que celle défendue par l’ancien Premier ministre Modibo SIDIBE ; ou même les idées avancées jusque-là par le Gouvernement.
«Il va falloir en discuter de manière inclusive», a-t-il préconisé.
Pour lui, une refondation est un processus dynamique, et prendra du temps.
Ce qu’exige la Plateforme, ce sont des réformes structurelles dans le domaine de l’éducation, la santé, l’industrie, tous les secteurs d’activités de la société malienne sont confrontés à des problèmes structurels.
Au cours des ANR, il s’agira de les débattre, et proposer des solutions idoines pour les 25 à 30 ans à venir.
C’est pourquoi, le conférencier a assuré que sa Plateforme va participer aux Assises.
Même si la Plateforme de soutien à la transition est prête à prendre part aux ANR, elle n’est pas sur la même longueur d’onde que les autorités sur la question de la prorogation de cette transition.
«Tous les documents mis à notre disposition disent qu’ils vont faire des élections à bonne date selon la charte. Le président l’a dit et Choguel l’a dit dans son PAG», a-t-il rappelé.
Eventuellement, il estime que la prorogation ne dépendra pas que des seules autorités. Car, a-t-il rappelé, le Mali a signé des accords avec la communauté internationale et notre pays ne peut faire cavalier seul dans un monde globalisé.
«Quand on s’engage, il faut le respecter. Si on ne peut pas le respecter, on négocie pour aller de l’avant», a-t-il prévenu.
Alors que la plupart des observateurs pensent que les ANR ont été décidées pour permettre de débattre de la question, de l’avis Mamadou Oumar SIDIBE, cette responsabilité appartient aux autorités de la transition.
« Ce n’est pas au peuple de décider de la prorogation de la prolongation. C’est eux qui ont pris des engagements, et c’est à eux de décider de proroger la transition avec un chronogramme précis pour aller aux élections », a-t-il asséné.
Avant de conclure : « Nous ne serions pas aux assises pour aller parler de la prorogation de la transition. Elle ne ressort même pas dans les termes de référence. S’ils veulent proroger, ils n’ont qu’à le dire. Et si on doit les accompagner, on les accompagnera avec un chronogramme précis et détaillé».

Par Abdoulaye OUATTARA




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