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mardi 19 juin 2018
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Protection de l’environnement: la briquette combustible biomasse pour sauver les fôrets !

Dans le cadre des activités de la quinzaine de l’environnement, l’amphithéâtre du Parc national a abrité, hier mercredi, deux conférences-débats axées sur la protection de l’environnement. La première conférence a porté sur l’avenir de nos forêts et la seconde s’est focalisée sur l’utilisation des produits chimiques dans les extractions minières dans notre pays.

La conférence sur l’avenir de nos forêts avait comme conférenciers Djibril DIALLO, président du groupe social pour la forêt du Mali ; Oumar Barou DIALLO, PDG du Groupe Yiriimex, et SACKO Fatoumata SOW de la direction nationale des eaux et forêts.
Pour contribuer à lutter contre la déforestation, la pollution ainsi que l’effet du changement climatique et réduire la consommation des bois, le groupe Yiriimex est en train de mettre en place la solution briquette combustible biomasse dans notre pays. Les atouts de cette initiative ont été largement expliqués à l’assistance.
Le PDG du Groupe Yiriimex, Oumar DIALLO, a expliqué qu’à l’heure de la lutte contre les effets du changement climatique, leur organisation propose des briquettes comme la solution alternative aux bois-énergie et aux énergies fossiles. Une solution simple d’utilisation, économique, écologique et peu encombrante. Selon lui, ces briquettes peuvent servir non seulement les boulangeries, mais aussi les grandes sociétés consommatrices de bois-énergie et les familles.
Pour atteindre son objectif de façon durable et efficace, les responsables de la société ont largement plaidé pour le soutien du gouvernement et l’implication de la population. Pour eux, un soutien de l’État au projet sera de nature à appuyer la société à fabriquer des briquettes combustibles biomasse à la portée de la population.
L’on apprend qu’une usine de fabrication de briquettes est déjà implantée à Bamako et malheureusement n’a pas la capacité nécessaire d’approvisionner toute la ville.
« La solution est là pour éviter la coupe abusive du bois, mais il faut l’accompagnement de l’État pour sa réussite », ont largement plaidé les responsables du projet.
Ils ont exprimé la nécessité d’implanter une usine au niveau de tous les grands centres de biomasse de notre pays pour minimiser la coupe du bois et protéger l’environnement.
Soulignons que le Groupe Yiriimex est une entreprise malienne qui évolue dans le domaine des énergies renouvelables. Elle a pour mission principale la production et la distribution des combustibles 100 % biomasse en vue d’alimenter les technologies et équipements de cuisson propres.
La conférence-débat sur l’utilisation des produits chimiques dans les extractions minières au Mali a été exposée par Modibo TOUNKARA de l’ONG APASA.
Le conférencier a cité entre autres la fabrication et la cuisson des briques, l’orpaillage, l’utilisation des produits chimiques comme des pratiques qui polluent le fleuve. M. TOUNKARA a rappelé que dans les années 1990, la pêche représentait 15 à 20 % du PIB de notre pays. Il a déploré qu’aujourd’hui, les poissons se font rares au Mali surtout dans les fleuves, à cause des produits utilisés par les orpailleurs.
Le conférencier a beaucoup insisté sur les effets du mercure sur la santé et sur l’environnement. Aussi, a-t-il fait cas de l’utilisation anarchique d’autres produits chimiques, surtout ceux non homologués qui influent négativement sur la santé et dégradent l’environnement.
Pour faire face à ces dangers qui menacent notre pays, Modibo TOUNKARA a affirmé que la responsabilité de la population est grande. Il a déclaré que tout est fait avec la complicité de la population qui assiste de manière passive à l’intoxication de nos fleuves et à la dégradation de l’environnement.
Pour lui, les citoyens doivent se mobiliser pour faire la pression sur l’État qui doit prendre sa responsabilité pour faire respecter les lois.
Pour la protection des eaux, il a proposé aux ONG d’unir leur force pour l’aménagement des berges avec le système vétiver. Une méthode qui a réussi dans certains pays de la sous-région, car contribuant à la fixation et à la purification des berges.

PAR MODIBO KONE




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