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jeudi 22 juin 2017
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Protection sociale : les forces de sécurité adhèrent à l’AMO

Elles ont officiellement opté le système par la signature d’une convention avec la Caisse nationale de l’assurance maladie (CANAM), le vendredi dernier, à l’école de maintien de la paix Alioune Blondin BEYE.

Le document a été signé par le Chef d’état-major général des armées, Mahamane TOURE et le Directeur général de la CANAM, Ankouodio Luc TOGO.  La signature de la convention ouvre ainsi la protection sociale de la CANAM aux structures sanitaires des forces de défense et de sécurité.

Cet accord a été ficelé à l’issue d’une mission conjointe pour des campagnes d’information et de sensibilisation sur les procédures d’adhésion et les avantages qu’offre l’AMO aux garnisons militaires des régions de Koulikoro(Kati), de Gao, Tombouctou, Mopti, Sikasso, Ségou et Kayes (Nioro) et très prochainement celles de Bamako.

Pour la circonstance, plusieurs membres du gouvernement y ont pris part à savoir: le ministre de la Solidarité, de l’action humanitaire et de la reconstruction du nord,  Hamadoun KONATE; le ministre de la Défense et des anciens combattants, Bah N’DAW; le ministre de l’Économie et des finances, Mme BOUARE Fily CISSOKO.

La salle de rencontre de l’école de maintien de la paix Alioune Blondin BEYE, qui a abrité la cérémonie, a également enregistré la participation de plusieurs officiers et sous-officiers de l’armée nationale.

L’événement, est persuadé le ministre de la Solidarité, marquera indéniablement un tournant décisif dans le processus d’adhésion des membres des forces de défense et de sécurité au dispositif national de protection en matière de couverture maladie. Cela, en plus du nombre, mais aussi de la confiance et de la crédibilité que va engranger la CANAM.

Pour autant, des militaires du pays, au début de la mise en place du système, s’y étaient opposés.

Or, a relevé le ministre KONATE, la nécessité du système est de faire face à la faiblesse de la couverture des risques sociaux notamment de la maladie.

Ainsi, la mise en place de ces mécanismes procède, a souligné M. KONATE, à la fois, de la volonté des autorités d’étendre la protection sociale aux populations maliennes et en veillant à assurer, par la mise en commun des risques et des ressources, une couverture de qualité accessible au plus grand nombre et en particulier les moins solvables au sein des différents groupes cibles notamment les travailleurs retraités et les veuves.

Par ailleurs, il s’est réjoui depuis le lancement du mécanisme de constater que la mise en place de l’assurance maladie obligatoire et du régime d’assistance médicale, ont, à ce jour, permis à l’ensemble des acteurs d’enregistrer d’incontestables avancées aussi bien sur le plan institutionnel, qu’en matière de prestations sanitaires et d’accès aux  soins au profit des catégories concernées.

À présent, après cette première étape, il reste l’enrôlement des bénéficiaires en vue d’organiser le prélèvement des cotisations à la source (la part employeur et la part salariale).L’instauration de la période de stage de six mois sera l’étape légale devant déboucher sur l’accès effectif aux soins par les assurés et leurs familles, a précisé le ministre KONATE.

De son côté, la protection sociale, a indiqué le ministre de la Défense, a toujours été un moyen de lutte contre la pauvreté en plus qu’elle fait partie des droits fondamentaux du citoyen.

C’est pourquoi, a-t-il rappelé, le gouvernement a adopté une déclaration de politique nationale de protection sociale concrétisée par la mise en œuvre de l’assurance maladie obligatoire.

Toute chose qui n’a pas échappé à des manifestations même au rang de l’armée pour contester le mécanisme. Ainsi, il ose croire que ces problèmes font désormais partie du passé.

 

Par Sikou BAH

 




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