Protection sociale: vers un registre unifié des bénéficiaires

L’hôtel Massaley a abrité, hier jeudi, les travaux de la deuxième session du Comité de Pilotage du Registre Social Unifié (RSU) de la protection sociale dans notre pays. Instance de validation de toutes les productions faites par le comité technique, cette deuxième réunion s’est penchée sur la validation d’un protocole de collaboration d’une feuille de route, d’un questionnaire et d’autres supports devant permettre aux intervenants de remonter les données.

Les travaux de cette rencontre, qui a regroupé les acteurs étatiques et les partenaires techniques et financiers ainsi que ONG intervenant dans le domaine de la protection sociale, dans notre pays, étaient dirigés par Amadou DIALLO, conseil technique au ministre de la Solidarité et de l’action humanitaire.
À l’ouverture des travaux, il a souligné que cette rencontre entrait dans cadre des travaux de la deuxième session deuxième session du Comité de Pilotage du Registre Social Unifié (RSU). Elle vise, selon lui, à valider toutes les productions du comité technique d’élaboration du RSU.
En effet, a-t-il fait savoir, à l’issue de la première session, du comité de pilotage, le mandat avait été donné au comité technique d’élaborer un protocole de collaboration, une feuille de route, un questionnaire et support devant permettre aux intervenants de remonter les données.
La rencontre d’hier jeudi a permis à tous les acteurs de contribuer à la validation d’un certain nombre de documents et d’outils de travail permettant d’aller à la collecte des données au niveau de tous les acteurs sociaux qui interviennent dans le cadre des filets sociaux.
À travers ces rencontres, les acteurs envisagent d’élaborer un RSU qui prend à la fois, en compte les contributifs et les non contributifs, en matière de protection sociale. Les contributifs concernent tous les dispositifs d’assurance contributive. Quant aux non contributifs, ils concernent les filets sociaux, notamment les transferts monétaires et les distributions de produits alimentaires. La validation de ces supports permettra aux acteurs de mettre en œuvre, de manière concertée et uniforme, le registre social unifié, à travers la création d’une base des données de tous les bénéficiaires de protection sociale.
Selon M. DIALLO, cette base de données permettra aux intervenants, dans le cadre la protection social, de tout savoir sur chaque individu bénéficiaire au Mali de protection sociale. Ainsi, chaque personne identifiée aura une carte et un numéro d’identification national aux affaires sociales. Elle permet de savoir si un individu est inscrit à l’AMO, s’il bénéficie des prestations de l’INPS ou si elle est dans une vulnérabilité qui fait qu’il a droit à des transferts monétaires ou à des distributions alimentaires en termes d’insécurité alimentaire.
En terme clair, le registre social unifié permet aux acteurs qui désirent intervenir dans une communauté donnée de connaitre les besoins de cette communauté en consultant le registre.
À ce titre, le registre social unifié est un outil essentiel pour un gouvernement pour savoir de quoi ses populations ont besoin pour une période donnée.
À la fin de ce processus, toutes les personnes bénéficiant d’une assistance sociale ou d’un régime d’assurance seront enregistrées dans une base de données et dotées d’une carte d’identification qui permet de savoir tous les régimes de protection sociaux, dont il a droit.
L’élaboration de ce registre social unifié permet aux acteurs intervenant dans le cadre de l’assistance humanitaire et de la protection sociale de mieux coordonner les interventions sur le terrain.
Aujourd’hui, le constat qui se dégage est que, en absence de cette coordination, une seule personne vulnérable peut bénéficier de trois transferts monétaires de trois acteurs différents.
Mamoudou SACKO, coordinateur du programme de filets sociaux « Jigisemejiri », le Programme de Filets Sociaux est une réponse de la Banque mondiale à la demande du Gouvernement malien, pour lutter contre l’extrême pauvreté et soutenir les ménages les plus vulnérables.

Par Abdoulaye OUATTARA

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