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samedi 17 novembre 2018
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Quartier Hippodrome de Bamako: un autre cas de viol collectif révélé

Lundi 05 février aux environ de 17 heures, pendant que tout le Mali était sous le choc, à cause de la vidéo d’un viol collectif, qui circulait sur les réseaux sociaux, Melle FS, se débattait, elle aussi, entre les mains d’un autre groupe de trois jeunes armés qui abusaient sexuellement d’elle, dans une cour familiale au quartier Hippodrome de Bamako. Là aussi, l’acte était filmé et la vidéo était en passe d’être mis sur les réseaux sociaux, n’eut été la promptitude des agents du commissariat du 1er arrondissant.
Selon le sergent Balla KONARE du commissariat du 1er arrondissement, ce viol est un acte prémédité et commis par trois jeunes garçons. Il s’agit de MM. Chakir HAIDARA, de Sidiki SISSOKO, le troisième Mohamed DOUCOURE, était toujours recherché, selon les informations de la police, à notre passage au commissariat.

Les faits.
Le lundi dernier, nous rapporte-t-on, après les cours du soir, FS est interceptée par Chakir HAIDARA, lui demandant de le suivre quelque part, pour qu’il lui dise quelque chose. Comme c’est juste un ancien camarade de classe, FS n’a pas fait d’objection à cette demande. Le jeune indélicat traine sa victime dans une cour loin de son école. Arrivée en toute confiance, croyant réellement que son ami allait lui dire quelque chose d’important, elle se retrouve avec deux autres jeunes hommes armés de couteau et d’une ceinture, qui le menacent de se mettre à nu et se coucher.
Pris de peur, FS s’exécute et ses bourreaux ont, tour à tour, abusé d’elle.
« Ces jeunes ont passé tour à tour sur la petite FS avec une arme blanche et une ceinture qu’ils brandissaient pour la faire peur. Après leur crime, ils ont fait sortir la fille comme si de rien n’était. Nous remercions la bravoure de la victime qui a accepté de coopérer pour arriver aux criminels », nous a expliqué le policier, avant d’affirmer que ces jeunes ont préparé le coup bien avant l’acte.
M. Siriman dit Bah TANGARA, Commissaire central du 1er arrondissement a levé tout équivoque sur le sort de ces jeunes présumés criminels, malgré les pesanteurs sociales culturelles qui font que la plupart des cas de ces viols signalés restent impunis.
« Nous allons remettre le dossier au parquet. Nous, à notre niveau, nous avons fait tout ce qui relève de notre compétence. Et sans tarder, ils seront transférés, à qui de droit », nous a-t-il promis.
Le commissaire a appelé les filles à être vigilantes pour ne pas tomber dans le piège de ces jeunes sans scrupule. Il en appelle aussi aux parents pour qu’ils veillent sur l’éducation de leurs enfants.
« Je peux expliquer cet acte des jeunes par une mauvaise éducation. Un enfant bien éduqué par ses parents ne violerait jamais une fille », a-t-il dit.

PAR Christelle KONE




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