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jeudi 21 septembre 2017
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Questions de paix, sécurité et réconciliation nationale: les femmes partagent les recommandations des foras

Le Réseau paix et sécurité des femmes de l’espace CEDEAO (REPSFECO) Mali, en partenariat avec le National institut démocratic (NDI) et l’appui technique et financier de l’Ambassade de la Grande Bretagne au Mali, organise, hier mardi, à l’hôtel Mandé de Bamako, un atelier de partage des recommandations des foras sur la réconciliation, organisés dans 30 cercles du Mali.

La cérémonie d’ouverture de la session de 3 jours était placée sous l’égide du ministre de la Justice, des droits de l’homme, et garde des sceaux, Mohamed Aly BATHILIY, qui avait à ses côtés le secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale, Attaher Ag AKHMANE; le directeur résident du NDI-Mali, le Dr Badiè HIMA; la présidente et vice-présidente du REPSFECO, respectivement, Mariam MAIGA et Me Saran KEITA.

On y notait aussi la présence des femmes leaders, venues de toutes les régions du Mali; ainsi que les représentants de l’Assemblée nationale, de la Primature, de la CEDEAO, de la MINUSMA, etc.

Selon le directeur-résident du NDI-Mali, la présente session est l’aboutissement d’un long processus qui a débuté par l’identification et la formation des femmes leaders des différentes communautés du Mali, qui avaient, par la suite, la lourde responsabilité de conduire les fora, en régions sous la supervision du REPSFECO.

Aussi, a-t-il précisé, par la présente session, le NDI et son partenaire le REPSFECO visent d’une part, des échanges sur les recommandations de paix et de réconciliation, issues des foras organisés au niveau des communautés locales et d’autre part, partager ces recommandations en vue de leur adhésion.

A son avis, le travail des femmes leaders des communautés a permis de ressortir les préoccupations de leurs communautés respectives et leurs propositions pour la paix et la réconciliation. Ainsi, au terme du présent atelier, il est attendu un document de synthèse de l’ensemble des propositions des différentes communautés maliennes de toutes les contrées du pays. Ledit document peut servir au plaidoyer pour l’implication des femmes dans le processus de paix et de réconciliation, à travers les organismes en charge de la question.

Par ailleurs, a fait savoir le Dr HIMA, aujourd’hui, les Maliens sont tous tournés vers les pourparlers d’Alger qui constituent une phase importante dans la résolution du conflit du Nord et aboutir à une paix définitive et durable.

A ce niveau, a-t-il indiqué, les préoccupations et points de vue des femmes doivent être attendus, analysés et intégrés dans l’approche de gestion du conflit et dans les dispositions pour la réconciliation.

Pour le directeur du NDI-Mali, les femmes maliennes ne doivent pas rester en marge des négociations, car elles sont celles qui sont souffert le plus des conséquences du conflit. Alors, elles doivent activement prendre part à tout les processus de paix et de réconciliation.

Le secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale s’est vivement réjoui de la tenue de la présente session.

Selon Attaher Ag AKHMANE, les femmes demeurent des actrices privilégiées de la réconciliation nationale.

Aussi, a-t-il rappelé, la société civile malienne dispose des leviers socio-culturels très importants pour la résolution des conflits et les femmes en sont pour quelque chose.

Enfin, M.AKHMANE a réitéré l’appui et l’accompagnement de son département qui accorde un intérêt particulier pour les questions du genre.

Le ministre de la Justice, tout en félicitant les femmes pour le combat qu’elles mènent au quotidien pour la paix et la réconciliation, leur a demandé, au de-là des discours et des rencontres, d’être plus concrètes dans les actes qu’elles posent.

Pour Me BATHILY, parler de la paix est une chose et les mécanismes pour y parvenir en sont une autre. A son avis, la paix est un ensemble d’actes et de comportements.

Par ailleurs, le ministre BATHILY a fait savoir que les causes de la rébellion du Nord du Mali sont, certes d’ordre institutionnel, social et économique, mais elles sont dues à des facteurs, liés au genre. A ce sujet, le ministre a dit haut ce qui se murmure tout bas, à savoir le viol de certaines filles et leur maintien en esclaves par leurs maîtres.

Pour le ministre BATHILY, il revient aux femmes leaders de dénoncer et de traduire les auteurs et complices de ces actes devant la justice. A son avis, ce sont ces germes de violence qu’il faut extirper pour parvenir à une paix durable et à la réconciliation.

Par Sékou CAMARA

 




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