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mardi 20 avril 2021
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Réalisations de certains projets d’urgence: le Mali émet un emprunt obligatoire de 65 milliards de FCFA

Le ministre de l’Économie et des finances, Boubou CISSE, a procédé à l’hôtel Radisson Blu de Bamako au lancement d’un emprunt obligataire en vue de lever, dans l’espace UEMOA, la somme de 65 milliards de FCFA destinés au financement de certains projets d’urgence dans notre pays. C’était en présence des banquiers de la place, des investisseurs intentionnels, des opérateurs économiques, des assureurs, etc.

Le directeur général de la Société de gestion et d’intermédiation du Mali (SGI), Amadou Baba CISSE, d’entrée jeu, a expliqué que c’est pour la première fois que le ministre de l’Économie et des finances du Mali autorise l’émission, par le trésor public, d’un emprunt obligataire dans l’espace sous régional de l’UEMOA pour un montant de 65 milliards de FCFA. Selon lui, le Mali était avec la Guinée Bissau, des pays, dans la zone, qui n’avaient pas fait d’emprunt obligataire.
Pour justifier cette opération, le Directeur général de la SGI Mali dira que cette somme sera destinée à la réalisation de certains chantiers au Mali permettant à notre pays de faire face à certaines priorités en vue d’améliorer les conditions de vie de la population.
Pour lui, les fonds qui seront mobilisés, à l’issue de cet emprunt obligataire, serviront notamment au financement du programme d’aménagement des infrastructures routières PAIRS ; à la réalisation du 2e pont de Kayes pour un coût total de 45 milliards de FCFA, dont 15 milliards de FCFA à mobiliser en 2016 ; et aux études pour la réalisation du 4e pont de Bamako pour un milliard de FCFA.
Aussi, en prélude au prochain sommet Afrique-France, qui se tiendra à Bamako au début 2017, une partie de cette somme servira à l’exécution de certains projets d’urgence dans notre capitale en vue d’accueillir les sommités qui vont prendre part à cette rencontre internationale.
Ces travaux vont concerner la réhabilitation de l’Avenue de l’OUA pour 4,5 milliards de FCFA, dont 3,150 milliards FCFA à mobiliser ; le renforcement du boulevard de la CEDEAO pour 4,5 milliards FCFA, dont 3 milliards FCFA à mobiliser, et le projet d’éclairage public, de signalisation et de signalétique de la ville pour 3, 777 milliards FCFA.
De son côté, le ministre Boubou CISSE, en vue d’attirer l’attention des investisseurs à souscrire à cet emprunt obligataire, dira que le lancement de cette première opération pour le Mali se tient dans un contexte de forte de croissance de l’économie malienne et dans un climat de confiance instaurée entre le Mali et le Fonds monétaire international (FMI).
Pour que notre pays puisse réussir cette levée de fonds sur le marché sous régional, selon le ministre Boubou CISSE, le Mali doit s’appuyer sur la solidité de son économie attestée par des indicateurs macroéconomiques positifs avec une croissance réelle du PIB fixée à 6 %, en 2015.
En effet, le rétablissement progressif de la sécurité et des efforts déployés par le gouvernement, notamment dans le secteur agricole et de la dynamique des secteurs des mines et des services, a énuméré le ministre de l’Économie des finances, sont entre autres, raisons pour expliquer cette croissance de l’économie malienne.
Il y a aussi, en plus de cela, la confiance établie entre le Mali et le FMI qui, a-t-il estimé, doit également être une source de motivation pour les investisseurs à souscrire à cet emprunt obligataire pour le Mali.
« Les finances publiques étant bien gérées et les indicateurs macro-économiques se comportant bien, à travers la bonne mise en œuvre du programme du gouvernement, le FMI et le Mali ont conclu la 5e revue de la facilité élargie de crédit (FEC) », a martelé le ministre de l’Économie et des finances.
Mieux, a soutenu le ministre de l’hôtel de Finances, le Mali a envisagé de nouvelles approches, cette année, en vue d‘améliorer l’environnement économique national, compte tenu des embellies constatées au niveau sécuritaire et au niveau des activités agricoles. Aussi, grâce à la performance des secteurs primaire, secondaire et tertiaire, il prévoit la croissance nationale en 2016 à 5,3 %.
Pour conduire cette opération de mobilisation, la responsabilité a été confiée par la direction nationale du trésor public et de la comptabilité nationale qui a mandaté la Société d’intermédiaire et de gestion du Mali (SGI-Mali) en qualité de Chef de file du syndicat de placement composé d’une vingtaine de SGI de la sous-région.
À savoir que cette opération lancée par le ministre de l’Économie a commencé, depuis ce 25 avril et prendra fin à la date du 16 mai 2016 inclus. Le nombre et le prix de l’obligation est de 6 500 000 obligations de 10 000 FCFA avec un taux d’intérêt nominal annuel de 6,20 %.

Par Sikou BAH




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