Search
mardi 17 juillet 2018
  • :
  • :

Rebondissement dans l’affaire Adama Traoré: la thèse de la mort par Asphyxie confirmée

Les résultats de la contre-expertise demandée par la famille d’Adama Traoré après sa mort le 19 juillet 2016 ne vont pas plaire à tout le monde.
Selon les nouvelles révélations, la mort de notre jeune compatriote à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) en France, serait bien consécutive à l’asphyxique aigu lors de son interpellation par les trois gendarmes.

Notre confrère français « Le Parisien » révèle, il y a quelques jours, avoir pu consulter les conclusions datées du 22 juin dernier de l’examen mené par le professeur Jean-Patrick Barbet et le Dr Pierre Validiré. Des conclusions établies qui contrediraient les affirmations de l’ex-procureur de Pontoise, Yves Jannier, aujourd’hui devenu avocat général auprès de la Cour d’appel de Paris, lors de la mort de notre compatriote à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) au cours de son interpellation par des gendarmes.
Ainsi, dans leur rapport, les deux médecins indiquent qu’ «aucun signe ne permet d’évoquer un état infectieux antérieur » chez Adama Traoré.
Cette thèse d’une « infection très grave » qui n’aurait pas été mentionnée dans l’autopsie de l’époque était celle qu’avait avancée le magistrat à l’époque afin d’expliquer la mort du jeune homme de 24 ans dans le cadre de son arrestation.
Yves Jannier évoquait également l’absence de traces de violences et ne faisait pas mention d’un possible décès par asphyxie. Ce, alors même que l’un des deux rapports d’autopsie présentés dans l’affaire indiquait qu’Adama Traoré était mort en raison d’un « syndrome asphyxique », possiblement causé par la façon dont il avait été appréhendé par les gendarmes.
Pourtant, les conclusions de cette contre-expertise demandée par la famille du jeune homme viennent valider la thèse de la mort par asphyxie.
« L’ensemble des constatations permet de conclure que la mort de M. Adama Traoré est secondaire à un état asphyxique aigu, lié à la décompensation – à l’occasion d’un effort et de stress », indiquent ainsi les experts cités par Le Parisien.
Pour rappel, lors de son interpellation, le jeune homme avait fermement été maintenu au sol par trois gendarmes. C’est à ce moment-là qu’il aurait déclaré avoir « du mal à respirer » sous la pression du « poids du corps » des trois gendarmes, selon les propos de l’un d’eux auditionnés dans le cadre de l’enquête, et confirmés par plusieurs collègues. Son décès a été constaté une heure et demie après son interpellation.
Visant des faits de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, l’instruction était jusqu’alors en cours à Pontoise.
La famille du jeune homme, très critique à l’égard de la conduite de l’enquête et de la communication du procureur de Pontoise, avait demandé que l’affaire soit dépaysée.
Leur requête avait été acceptée à Paris en décembre et Yves Jannier avait alors été dessaisi de l’affaire.

Par Mohamed D. DIAWARA




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *