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mercredi 28 juin 2017
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Reconduction du ministre KOUMARE: la récompense du mérite et de la confiance

Après la démission du Premier ministre, Moussa MARA, et la nomination du doyen Modibo KEITA à la Primature, nombreux étaient les ministres de l’équipe sortante qui avaient la trouille, sauf quelques uns parmi lesquels, le ministre de l’Equipement, des transports et du désenclavement, Mamadou Hachim KOUMARE, qui était presque sûr de rester à son poste, en raison des actions positives qu’il a réalisées à la tête de ce département fortement stratégique.

L’homme reconnu pour être un commis des Nations-Unies avec plus de 29 années passées dans les sphères onusiennes, Mamadou Hachim KOUMARE, puisqu’il s’agit bien de lui, n’est pas non plus un étranger dans les domaines des infrastructures, des transports et du désenclavement. Et pour cause, il a su mettre en exergue sa vision pro-active, qui a abouti à l’achèvement des travaux de la phase I de l’autoroute Bamako-Ségou, l’accélération des travaux de finition des projets de construction des voies d’accès à l’Université de Kabala, de la Corniche et ses voies connexes.

Un ministre de terrain
Aussi, la rigueur dans le travail bien fait du ministre KOUMARE, qui a déjà visité les 90% des chantiers routiers en cours d’exécution, a permis l’acheminement et la mise à eau avant inauguration du Bac de Faléa, en plus de l’aménagement de la route reliant la ville de Kéniéba à la commune rurale de Faléa.
Sous l’impulsion du spécialiste des infrastructures de désenclavement, des équipes d’entreprises chinoises ont effectué au Mali des études de faisabilité du 4ème pont de Bamako; du pont de Ségou, de la route nationale N° 7, du tronçon Sikasso-Zégoua, qui sera probablement construite en une autoroute de 2x2voies, des bretelles de Katèlè-Kadiolo, de Kadiolo-Zégoua et de la partie urbaine de la voirie à Kadiolo.
La promptitude de Mamadou Hachim KOUMARE aura également permis la poursuite des travaux de constructions du tronçon Mahou-RN12.
Partout où il a passé, il a fait savoir aux entreprises exécutantes que le respect des délais d’exécution et de la qualité des travaux sont des leitmotivs sur lesquel il ne transigera.
En tout état de cause, en attendant, le démarrage officiel de ces différents projets de désenclavement, le ministre Mamadou Hachim KOUMARE qui s’apprête à effectuer un autre voyage sur la Chine, se dit très optimiste quant à la réalisation des projets de désenclavement retenus à Tianjin, en Chine lors des échanges entre le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, et sa délégation d’une part, et entre les autorités et patrons d’entreprises chinoises, d’autre part au mois de septembre dernier.
En reconduisant le ministre Mamadou Hachim KOUMARE, le Président IBK et son nouveau Premier ministre, Modibo KEITA, ont par là même reconnu la valeur de ce patriote chevronné et rompu à la tâche dans les domaines des infrastructures de désenclavement et de transports.
C’est certainement dans cette logique que certains Maliens dont l’honorable député Yacouba Michel KONE, élu RPM de Sikasso, disent ne pas comprendre pourquoi le ministère de l’Équipement, des transports et du désenclavement a été rétrogradé dans la préséance de la 10ème place dans le gouvernement de Moussa MARA à la 18ème dans l’équipe actuelle.
L’interrogation semble bien grande et curieuse à la fois, d’autant plus que le ministère de l’Equipement, des transports et du désenclavement, constitue un maillon clé dans le développement national sur lequel se repose, en parti, l’espoir du quinquennat du Président IBK.
Selon des sources proches du département, le ministre Mamadou Hachim KOUMARE sera sur le terrain, le samedi prochain, pour non seulement visiter le chantier de l’autoroute Bamako-Ségou, mais également remercier les populations riveraines en général, et les chefs coutumiers et religieux en particulier pour leur contribution dans la sensibilisation pour la libération des emprises de cette route nationale. Un geste qui a permis l’exécution rapide des travaux du chantier.
Lors de cette énième mission de terrain, le ministre Mamadou Hachim KOUMARE et sa délégation visiteront successivement les notabilités de Kasséla, de Zantiguila, de Markacoungo et de Fana. Par ailleurs, le ministre procédera à l’inauguration du forage de Fougani.

Ambitions pour le désenclavement du Mali
Lors de la réunion annuelle des routes 2014-2015, le ministre KOUMARE déclarait:
«Alors que les grandes puissances essayent d’atteindre la lune, nous essayons d’atteindre le village. Alors que les grandes puissances ont atteint la lune, en sont revenues et communiquent avec les étoiles, nous essayons toujours d’atteindre le village et le village semble de plus en plus inaccessible». Cette citation traduit, à elle seule, toute la vision qu’il compte imprimer au désenclavement intérieur du Mali, un axe stratégique de développement auquel le Président IBK a toujours accordé une grande importance.
En matière d’entretien routier courant, a rappelé le ministre, une enveloppe de plus de 16 milliards a été allouée par le Fonds d’entretien routier. Ces ressources mobilisées, a-t-il noté, ont permis l’entretien d’environ 8 500 km de routes prioritaires dont 4 800 de routes revêtues. Ces efforts, bien que louables doivent être poursuivis et amplifiés au regard de l’état de dégradation des routes et de l’attente des populations.
Pour l’année 2015, a-t-il indiqué, il leur faudra collecter 25 milliards de FCFA comme objectif au lieu de 19 milliards en 2014. Il a fait savoir qu’il veillera personnellement à l’atteinte de cet objectif.
Outre les projections faites sur le quinquennat (2013-2018), les nombreux chantiers routiers, déjà entamés, se poursuivent, conformément au principe de la «continuité de l’État». Ainsi, en matière d’infrastructures de transports, le gouvernement ambitionne d’assurer l’entretien de 145 00 km de route par an; de construire ou réhabiliter 1 400 km de route; de redémarrer les travaux de voiries urbaines suspendus (pour cause de l’insécurité); de construire des ponts; d’assurer le développement des autres modes de transport à travers la réhabilitation de la voie ferrée Dakar-Bamako; de construire des quais dans les escales fluviales, d’acquérir deux bateaux à faibles tirants d’eau, ainsi que d’améliorer les capacités des aérodromes du pays.
Par Sékou CAMARA




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