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samedi 24 octobre 2020
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Réduction de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire: la programmation 2020-2021 du projet CSAT

L’hôtel Radisson de Bamako a abrité ce 28 janvier 2020, les travaux de la réunion de programmation 2020-2012 des activités du Projet ‘’Agriculture intelligente face au changement climatique pour l’amélioration des moyens de subsistance et de sécurité alimentaire en milieu rural au Mali’’ du Projet CSAT (Climat Smart Agricultural Tecnologies for improved…). L’ouverture des travaux était présidée par le directeur général de l’IER, M. Abdoulaye Moumouni, en présence des acteurs et partenaires, dont l’ambassadeur du Royaume de Norvège au Mali, SE. Ole Andréas LINDEMAN et M. Ramadjita TABO, directeur régional ICRISAT.

Réduire à l’échelle 2023 la pauvreté et l’insécurité alimentaire ; protéger les ressources naturelles ; accroître les revenus des agriculteurs en augmentant la productivité agricole, en renforçant les liens commerciaux en facilitant la création de nouvelles entreprises agroalimentaires, en particulier celles dirigées par des femmes et des jeunes sont entre autres objectifs du Projet CSAT.

Le directeur général de l’IER a souhaité la bienvenue aux participants à la réunion de programmation 2020-2021 des activités du projet « Agriculture intelligente face au changement climatique pour l’amélioration des moyens de subsistance et de sécurité alimentaire en milieu rural au Mali ». Il s’agit, dit-il, d’une initiative de l’IITA, en collaboration avec l’IER et l’ICRISAT, sous le financement du Royaume de Norvège.

Selon Abdoulaye Moumouni, le projet répond parfaitement aux orientations de la République du Mali dans l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations ainsi que la promotion de l’emploi des jeunes dans un contexte de changement climatique.

« Après le lancement du projet et la première réunion de planification, tenus en mars 2019 au campus de l’ICRISAT à Samako, nous voilà réunis, chercheurs et partenaires du projet pour apprécier le chemin parcouru et se projeter pour la nouvelle campagne agricole », s’est-il adressé aux participants venus du Mali et du Niger.

Certes, l’année 2019 a connu des perturbations dans l’installation des pluies et aussi des retards dans la mise œuvre des activités du projet, il n’en demeure pas moins que des réalisations significatives ont été observées sur le terrain, selon le directeur général. Il a cité, entre autres : l’installation des plateformes d’innovations basées sur les technologies innovantes dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou et Sikasso ; la production des semences de cultures résistantes à la sécheresse, au striga et riche en vitamines pour les producteurs ; l’organisation de journées paysannes dans les régions de Sikasso, Ségou et Koulikoro ; la formation des producteurs en techniques de semis au semoir, techniques de l’emploi des produits aflasafe pour réduire les contaminations des céréales en aflatoxine.

Parmi les résultats, il y a lieu de noter avec lui, la lutte contre la chenille légionnaire d’automne, la formation des femmes et des jeunes en techniques agroalimentaires, de maraîchage pour réduire l’exode rural surtout dans les zones aurifères.

S’agissant de la réunion 2020, il est un espace approprié pour présenter le bilan des réalisations des différentes composantes, d’analyser les succès et les insuffisances pour en bâtir ensemble une programmation 2020-2021 des activités, a-t-il précisé.

Selon le coordinateur du projet CSAT, M. Tahirou ABDOULAYE, l’objectif principal du projet est d’introduire des technologies et innovations agricoles intelligentes face au changement climatique dans les régions du Sahel et de la savane aride du Mali et ainsi améliorer les moyens de substance en milieu rural et assurer une sécurité alimentaire à au moins 20 000 ménages ruraux au Mali.

Le projet CSAT souhaite produire une intensification durable de production agricole, une résilience accrue des systèmes de production, des chaînes de valeur plus efficace pour les cultures clés et de meilleures possibilités d’emploi pour les jeunes, les femmes et autres groupes marginalisés qui aideront les populations rurales à mieux s’adapter aux effets complexes du changement climatique, a-t-il expliqué.

PAR SIDI DAO




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