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samedi 22 juillet 2017
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Référendum Constitutionnel: le soutien des chasseurs du Mali à IBK

Dans le cadre de la restitution de la loi référendaire, cinq élus de la Nation, dont le président de la Commission Lois, Zoumana N’Tie Doumbia et le questeur de l’Assemblée nationale, Mamadou Diarrassouba, ont rencontré, hier au Palais de la culture, l’Association des chasseurs du Mali dans but de donner la vraie et bonne information, son contenu réel qui a été voté le 3 juin dernier, ce après des campagnes d’intoxication et de désinformation de la part de l’Opposition.

En tant qu’une composante importante de la société, de part son poids, son rôle, l’Association des chasseurs du Mali a souhaité et obtenu des élus de la Nation une séance d’explication du texte de la loi référendaire. Par cette sollicitation, les chasseurs entendent jouer leur partition dans l’œuvre de construction, de cohésion et d’unité nationale. Ce, à travers la vulgarisation du texte référendaire qui a été voté le 3 juin dernier par l’Assemblée nationale.
Un souhait qui a été exaucé, hier mercredi, à travers une rencontre au cours de laquelle le président de la Commission Lois de l’Assemblée, Zoumana N’Tie Doumbia ; le questeur, Mamadou Diarrassouba ; ainsi que les honorables Boulkassoum Touré, Moussa Diarra et Yaya Sangaré, élus respectivement en Communes I et IV du District de Bamako et à Yanfolila.
Les honorables ont édifié les membres de la confrérie sur les raisons profondes de la révision constitutionnelle, initiée par le Président de la république, Ibrahim Boubacar Keita ; les différentes péripéties du processus jusqu’au vote du texte par les élus nations qu’ils sont.
Par cet exercice de restitution, il s’agissait pour eux de donner la bonne information aux représentants de ladite Association, venus de l’ensemble des contrées du pays.
L’objectif étant qu’en retour, ces derniers puissent également rendre compte à leurs bases du contenu vrai de la loi référendaire.
Au cours d’un édifiant exposé, le président de la Commission Lois de l’Assemblée a fait l’historique de la crise qui est survenue au Mali depuis 2012 et toutes les initiatives prises par les autorités en vue d’y faire face avec l’ensemble du peuple malien.
Au regard des différents développements, l’honorable Zoumana N’Tie Doumbia a justifié la révision constitutionnelle par la prise en compte de trois soucis majeurs : corriger des lacunes et des insuffisances de la Constitution de 1992, constatées tant par la Cour constitutionnelle que par les acteurs politiques et la société civile, et ce après un quart de siècle de pratique démocratique du pouvoir.
L’autre raison invoquée est liée à la situation de crise que vit le pays, laquelle a révélé la fragilité des institutions de la 3ème République et montré l’évidence de la nécessité d’une révision constitutionnelle.
Une troisième raison, non moins importante qui rentre en ligne de compte, est, sans nul doute, la prise en compte des réformes prévues dans l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali issu du processus d’Alger.
Voilà donc les exigences qui rendent incontournable la révision de notre Constitution souhaitée par le président IBK.
L’orateur a, en outre, éclairé la lanterne des chasseurs sur les points de changements intervenus dans la nouvelle Constitution. De ses explications, toutes les Institutions de la république sont sorties renforcées.
Aussi, les citoyens ne sont pas n’ont plus restés en marge de ces changements. Ce d’autant plus qu’il y a eu, a-t-il expliqué, des droits nouveaux qui ont été créés en leur faveur. Sans compter que le Préambule de la nouvelle constitution fait aussi allusion à l’affirmation de l’attachement et à la valorisation de notre patrimoine traditionnel et historique.
En tout cas, dans un long exposé, il a convaincu ses interlocuteurs sur les bien-fondés de ces nouvelles innovations qui ont trait, entre autre, à la régionalisation, la création du sénat et de la Cour des comptes, à l’intérim du président de la République, à la nomination du président de la Cour constitutionnelle par le président de la République, au nomadisme politique qui a été interdit pour tous les élus.
Les points de discorde avec l’Opposition ont également été abordés par l’honorable Zoumana N’Tie Doumbia.
Pour le député élu à Bougouni, sur les 43 amendements proposés par l’Opposition, 39 d’entre eux ont été pris en compte et votés à l’unanimité des députés tandis que quatre autres ont été rejetés.
Somme toute, après avoir pris la parole, chacun des élus, présents au présidium, n’a pas manqué de qualifier les agissements de l’Opposition sur fonds de campagne de désinformation et d’intoxication de l’opinion en investissant la société civile, les milieux religieux ainsi que les jeunes utilisés comme boucliers de réseaux sociaux.
Au cœur de cette entreprise sournoise et démoniaque se trouve, ont-ils dénoncé, le sujet imaginaire de l’homosexualité, une trouvaille abjecte entretenue en vue de heurter la conscience collective.
Requinqués par ce qu’ils ont entendu, les responsables de l’Association des chasseurs du Mali ont salué les honorables députés pour cette marque d’attention à eux portée, laquelle dénote de leur volonté à édifier le peuple malien sur le contenu du texte de loi.
Se rendant compte qu’aucune disposition dans la loi référendaire ne heurte nos lois, traditions, us et coutumes, les chasseurs ont à leur tour dénoncé les tentatives déstabilisatrices de l’Opposition avant de réaffirmer leur soutien au Président de la république dans sa noble mission d’asseoir une paix durable dans notre pays.

Par Mohamed D. DIAWARA




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