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samedi 22 juillet 2017
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Réforme de la justice: les 4 axes d’intérêt du PAJM

La formation initiale et continue des acteurs de la justice ; l’informatisation du système judiciaire ; l’adaptation et la modernisation des infrastructures judiciaires et pénitentiaires ; l’accès à la justice, sont les 4 axes issues des orientations du Programme d’appui au secteur de la justice au Mali (PAJM).

Un atelier de restitution du projet de rapport final de la mission de démarrage du Programme d’appui au secteur de la justice au Mali, a été organisé hier, dans un hôtel de la place, pour peaufiner ledit programme. Une cinquantaine de participants prennent part à ces travaux de finalisation: Délégation de l’Union européenne ; IBF Union européenne ; partenaires techniques et financiers ; Cour suprême ; directeurs des services centraux du ministère de la Justice ; chefs de juridictions ; représentants des ordres professionnels ; représentants des organisations de la société civile.

Parlant de l’objet de la rencontre, la Chef de Coopération de la Délégation de l’Union européenne, Cécile TASSIN-PELZER, a indiqué qu’il s’agissait de mesurer le chemin à parcourir pour contribuer à la réforme de la justice. Pour la place réservée à la restitution des principaux résultats de la mission de démarrage du projet PAJM, a-t-elle fait savoir, les participants dresseront un état des lieux du secteur de la justice et se confronteront aux principaux obstacles et défis. Elle a poursuivi en précisant que l’atelier vise à échanger sur les orientations des actions du PAJM que l’Union européenne finance à hauteur de 12 millions d’euros (environ  pour les 4 ans à venir).

Cécile TASSIN-PELZER, a en outre affirmé la disponibilité de l’UE à coopérer et à échanger avec les autres partenaires actifs afin d’assurer une meilleure utilisation possible des ressources pour la justice malienne. Pour elle, la coordination et la complémentarité sont les maîtres-mots pour soutenir au mieux la réforme.

La Chef de Coopération de la Délégation de L’UE a établi un parallèle entre la justice, d’une part ; de l’autre, les attentes des populations et la réconciliation. Aussi, a-t-elle souligné, dans la situation de sortie de crise que traverse notre pays, il est nécessaire, afin d’assurer la stabilité et le développement, de mettre un accent particulier sur la gouvernance. Ce qui devrait faire de la réforme de la justice une priorité. Elle en veut pour preuve les résultats de l’étude que l’UE a confiance avec le Royaume des Pays-Bas sur ‘’l’Evaluation des besoins et du Niveau de Satisfaction en matière de Justice’’ qui fait ressortir la soif de justice des citoyens qui demandent un secteur plus performant, capable de faire face à leurs exigences et besoins.

Dans la même veine, Cécile TASSIN-PELZER soutient qu’une justice équitable et transparente est essentielle pour la réconciliation et la paix au Mali, pour le processus de refondation de l’Etat et dans la lutte contre la corruption. Elle met l’accent sur une justice capable de redonner confiance aux citoyens et qui puisse rassurer les investisseurs, attirant les capitaux nécessaires pour assurer le développement durable du pays.

En ce qui est du champ d’intervention du projet, a fait savoir la Chef de Coopération, il couvrira un éventail très large comprenant la modernisation de l’administration ; la formation des professionnels de la justice ; le renforcement des organes de contrôle interne et externe ; la vulgarisation du droit à destination des justiciables ; la réhabilitation ou la construction d’infrastructures judiciaires ; la fourniture d’équipements.

En définitive, a soutenu Cécile TASSIN-PELZER, ce projet ambitionne la création d’un environnement juridique stable et transparent et la modernisation et l’efficacité du système juridique.

Mme MAIGA Fatoumata S. DICKO, Chef de Cabinet du ministre de la Justice, s’est réjouie du fait que le PAJM prévoit de s’attaquer aux problèmes cruciaux qui sont au cœur des préoccupations du Département de la Justice et des droits de l’homme. Et au-delà, ces problèmes sont en parfaite adéquation avec la vision du Président de la République et du Premier ministre.

Elle a fait remarquer que le PAJM restait néanmoins un programme s’inscrivant dans le chantier majeur et global de la réforme judiciaire avec lequel il doit être en cohérence. Elle a invité les acteurs à aider le Département à mieux repenser le secteur de la justice dans l’intérêt de tous. Ce, d’autant plus que la justice étant un grand malade du fait de fortunes diverses, il faut savoir trouver par quel bout commencer les soins avec les moyens proposés.

Par Bertin DAKOUO

 




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