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samedi 15 décembre 2018
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Réforme de l’État: le nouveau mode opératoire

Hier et aujourd’hui, se tient dans un hôtel de la place, un atelier d’appropriation du dispositif de suivi-évaluation de la Réforme de l’État, organisé par le ministère des Droits de l’homme et de la réforme de l’État, avec l’assistance technique de l’Union européenne et auquel prennent part des spécialistes du domaine.

Concrètement, durant les deux jours de travail, il s’agira pour les participants de faire siens le cadrage et les outils de suivi-évaluation de la réforme de l’État qui ont fait l’objet de conceptualisation : un tableau de bord de suivi du programme ; un tableau de bord intégrant l’ensemble des réformes ; un système d’information permettant de les alimenter et de la conceptualisation du format de rapport annuel sur la réforme de l’État. Ce sera également l’occasion de s’imprégner de l’évolution de la mise en œuvre des réformes administratives et institutionnelles.
Cet arsenal a été mis en place, a rappelé le Commissaire du Commissariat au développement institutionnel (CDI), Moussa SAMOURA, à l’issue d’une mission initiée à cet effet et dont l’objectif était de rendre opérationnel le Programme de développement institutionnel (PDI 2), pour la période 2017-2021, et de renforcer le cadre permettant de suivre les résultats obtenus en matière de réforme de l’État.
Il s’agissait, spécifiquement, a-t-il précisé, de renforcer les capacités du Commissariat au développement institutionnel (CDI), en termes de programmation et de suivi des activités, ressources et résultats du PDI-2 et de dynamiser le suivi de la réforme de l’Etat sur le long terme.
Présidant la cérémonie d’ouverture de l’atelier, le Dr Abraham BENGALY, secrétaire général du département, ayant à son côté la chef de Cabinet, a abondé dans le même sens que son prédécesseur, en mettant en lumière que la validation du dispositif de suivi-évaluation de la réforme de l’État est l’aboutissement d’un long processus conduit suivant une démarche inclusive, participative et concertée, gage de consensus sur le choix de la stratégie de suivi-évaluation des réformes transversales et sectorielles de l’État. Il a salué l’Union européenne pour son soutien à ce processus, à travers l’assistance technique à la réforme de l’État.
M. BENGALY a rappelé l’objectif du PDI qui est de créer les conditions de modernisation de l’Administration, à travers la promotion de la culture de résultats ; l’amélioration des relations entre l’Administration et les Usagers des services publics ; et la consolidation de la confiance entre l’Administration et les Usagers.
À terme, a-t-il détaillé, il vise à traduire en actions concrètes la vision des hautes autorités, en tenant compte des défis liés au contexte de sortie de crise, de la consolidation des acquis des réformes antérieures et de la convergence des chantiers de la réforme de l’État (réformes de la gestion, des ressources humaines, de la décentralisation, et des finances publiques).
Le Secrétaire général a souligné que si la formulation du programme de réforme de l’administration publique et du développement institutionnel est un préalable nécessaire, elle ne garantit pas pour autant sa réalisation. Aussi, a-t-il invité les acteurs présents à accorder une attention particulière au pilotage stratégique, à la mise en œuvre, et au suivi-évaluation.
Il a justifié cet état de fait, en attirant l’attention sur l’ambition du Comité de pilotage stratégique de la réforme de l’État qui entend jouer un rôle de veille et de supervision de la mise en œuvre du PDI-2, ainsi que son articulation avec les autres programmes et politiques publiques.
Quant à la mise en œuvre opérationnelle, a fait savoir M. BENGALY, elle sera adossée aux principes de la Gestion axée sur les Résultats (GAR) et s’effectuera sous la supervision des Comités de Pilotage Opérationnel des plans de réformes sectorielles au niveau des départements sectoriels. Désormais, a-t-il révélé, les ministères élaboreront et exécuteront, sous la direction des secrétaires généraux, des plans d’action en adéquation avec les cadres de rendement préétablis articulés aux ‘’budgets-programmes’’ et aux contrats de performance.
Le président de séance a indiqué que le dispositif, ainsi que le manuel de suivi-évaluation de la réforme de l’État soumis à l’appréciation des participants, sont articulés au cadre harmonisé de suivi-évaluation des politiques publiques.
Avant de terminer, le représentant du ministre a galvanisé les troupes, en soutenant que si le ministère chargé de la Réforme de l’État a la responsabilité de la définition de la stratégie du suivi-évaluation, ce sont les acteurs, à la base, qui font la réussite du dispositif. Pour y parvenir, il compte sur le nombre et la diversité de profils des acteurs de la stratégie : planificateurs ; agents de collecte de données socio-économiques ; cadres et agents des secteurs de l’Administration publique… « Chacun de nous a un rôle à jouer dans les actions que nous nous engageons à mener », a exhorté M. BENGALY pour qui, avec l’adoption de ce nouveau dispositif, le département en charge de la Réforme de l’État disposera d’un atout majeur pour prendre toute sa part du chantier de la refondation des administrations publiques, de l’approfondissement de la décentralisation et des instruments de la démocratie participative. Ce, conformément à la vision du Président Ibrahim Boubacar KEITA.

Par Bertin DAKOUO




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