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dimanche 21 octobre 2018
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Régionales à Bamako: les vrais enjeux d’un scrutin

Le 17 décembre prochain, Bamako, la capitale malienne, jouera gros face à son destin. Ce jour-là, les habitants de la cité des trois caïmans éliront leur maire. À l’issue de ce scrutin, très attendu, dont on dit déjà qu’il sera très disputé, la capitale malienne, confrontée aujourd’hui à de nombreux défis de son développement, devra, de plus, au-delà de l’affrontement politique, connaitre un nouveau schéma de gestion politico-institutionnel, lié à la régionalisation amorcée. Et c’est cela qui rend intéressant le profil des candidats à la course pour le district. Décryptage…

Les régionales à Bamako mobilisent les états-majors politiques où candidats et establishments politiques vont rivaliser d’ardeur sur le terrain pour mieux se positionner. Certes, on est encore loin des batailles de campagne, qui n’est pas encore officiellement ouverte, mais n’empêche : les ambitions politiques des postulants ne se cachent plus et aucune formation, ou regroupement politique ne fait plus mystère de ses ambitions de diriger la mairie de la capitale. Cette forte convoitise politique sur ce scrutin, très fort attendu, en dit long sur la nature de ce scrutin qui devrait en définitive changer complètement le visage de la capitale malienne.
Eh bien ! L’énigme de ces échéances politiques est là : Bamako a plus que besoin, de sa tête, pour les besoins de son développement intégral, dans un tel contexte politique nouveau de la régionalisation, donnant plus de chance à ce que les spécialistes appellent l’autogestion des collectivités, d’un homme d’envergure forte, doublé d’une solide expérience, qui maitrise mieux les diverses et complexes questions d’urbanité. À partir du moment où la régionalisation permet de mettre le développement local au centre de la gouvernance, la croissance de l’activité économique et la solidarité nationale ; une nouvelle dynamique appelant à la responsabilité plus accrue des élus doit germer des affaires de la cité. Dès lors, il devient nécessaire de mettre l’accent sur le profil intrinsèque du dirigeant de la cité, tel qu’il apparaît plus clairement dans les nouvelles perspectives polico-institutionnelles liées à la régionalisation. Face à cette réalité, le scrutin du 17 décembre pose en clair la problématique du choix judicieux de celui qui doit prendre, pour les années à venir, les commandes de la ville de Bamako, la capitale malienne, qui a besoin, on le sait, de redorer son image d’une ville moderne, mais riche de son potentiel historique.
On dit que de gros calibres politiques, à commencer par le maire sortant, Adama Sangaré, pour l’Adéma et une grande frange de la majorité présidentielle, l’ancien maire de la commune IV, Moussa Mara, non moins ancien PM, le porte-drapeau du RPM, Issa Guindo, ancien maire de la commune IV, Kader Sidibé, champion de la Codem, et ancien maire de la commune III, sont entre autres concurrents sur le départ à la course de la mairie centrale.
L’arbre ne doit pas cependant cacher la forêt : le futur de Bamako, dans le cadre de la nouvelle configuration politico-institutionnelle, devant rythmer le mode d’administration urbaine des villes, la capitale malienne, pour ses nouveaux choix prioritaires de développement, gagnerait à être porté par un homme de sérail, doublé d’une forte et solide expérience en la matière, capable de promouvoir le développement de Bamako, à travers des relations de coopération et d’amitié entre villes du monde et des engagements de partenariat à l’intérieur du pays.
Bamako, comme toutes les grandes agglomérations du monde, confrontées, ces derniers temps, à d’énormes défis du développement humain et économique, a besoin, pour se hisser à la place qui est la sienne, du réseau international d’amitié et de coopération internationale que peut lui offrir son futur président. Comme les spécialistes le disent ; aucune ville du monde ne peut se sauver sans l’autre, imbriquées toutes qu’elles sont dans des problèmes similaires de sécurité et de développement. Assurément, le portrait-robot du prochain président du conseil régional du district de Bamako, parmi la ribambelle de candidats qui s’affrontent pour la conquête du district ; des plus sérieux aux plus farfelus, est bien celui-là capable de mettre la capitale malienne au cœur du monde, à partir de ses faisceaux de relations multiformes, tissés à l’échelle du monde, mais aussi en fonction de nombreux et ambitieux projets de développement qu’il ambitionne pour la modernité de Bamako et qu’il peut financer à partir de hardies politiques d’ouverture sur le monde.
Bamako joue donc son destin le 17 décembre prochain. Du nombre des postulants les plus-en vue, déclarés pour cette course, les observateurs les plus crédibles estiment que le maire sortant, Adama Sangaré, peut être un atout pour propulser Bamako vers son destin. Il croisera certainement le fer avec certains concurrents à ne pas négliger sous aucun prétexte, à l’image des anciens édiles, comme Moussa Mara, Issa Guindo et autres Kader Sidibé, lesquels ont dû gérer des communes, mais au finish, à en croire des observateurs bien avisés, le maire sortant, Adama Sangaré, ayant déjà franchi une nouvelle étape vers la coopération internationale urbaine, susceptible de lui procurer de vastes champs et projets de conventions, pour la promotion de la capitale malienne, est de loin ce challenger, dont on attend de lui de grands desseins pour la capitale malienne.
Reste maintenant qu’il montre aux habitants de cette ville, en quoi il se met à leur service, dans le but de faire triompher leurs ambitions, pour le devenir de leur cité.

Par Sidi DAO




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