Réhabilitation du chemin de fer bamako-dakar: signature d’un accord-cadre avec les chinois

Le ministre de l’Équipement, des transports et du désenclavement, Mamadou Hachim KOUMARE, et le directeur Afrique de la société CRCCI (China railway construction corporation international) Chang XHUEHI ont procédé mardi dernier, à la signature d’Accord cadre tripartite entre le Mali/Sénégal et la Société chinoise CRCCI, relatif à la réhabilitation de la voie ferrée Bamako-Dakar.

La cérémonie qui avait pour cadre, la salle de conférence du département, était placée sous la présidence du ministre de l’Équipement, des transports et du désenclavement, Mamadou Hachim KOUMARE. C’était en présence d’une forte délégation chinoise, conduite par  le directeur Afrique de la société CRCCI (China railway construction corporation international) Chang XHUEHI. On y notait aussi la présence de plusieurs responsables et proches collaborateurs du ministre.

Les documents ont été paraphés et signés, côté malien, par le ministre KOUMARE, et côté chinois, par Chang XHUEHI.

La signature de la première phase de l’Accord-cadre tripartite entre le Mali, le Sénégal et la Société China railway construction corporation international, indique-t-on, est l’un des juteux fruits de l’après visite du Président de la République IBK à Tianjin, en Chine, en septembre dernier, qui commencent à tomber dans les assiettes maliennes.

Selon les responsables en charge de la question, la seconde phase de la signature du présent Projet d’Accord-cadre se déroulera, au Sénégal, et réunira autour de la même table le ministre sénégalais des Infrastructures, des transports terrestres et maritimes et le directeur Afrique de la Société CRCCI (China railway corporation construction international).

Dans son allocution, le ministre de l’Équipement, des transports et du désenclavement a fait savoir que la réhabilitation de la voie ferrée Bamako-Dakar rentre dans la droite ligne de la politique nationale de désenclavement du Mali, axée sur le développement du transport dont le ferroviaire.

Aussi, a-t-il commenté, le chemin de fer est le cordon ombilical entre le Mali et le Sénégal, et que sa reconstruction ou du moins sa réhabilitation marque le début de l’espoir retrouvé pour les populations riveraines, tout en étant un espoir économique pour les peuples malien et sénégalais.

Pour le ministre KOUMARE, le chemin de fer Dakar-Bamako, non seulement, il relie le Sénégal et le Mali, mais aussi, il demeure un facteur important dans la stabilisation économique et sociale des populations des villes et villages traversés qu’il dessert.

En conclusion, le ministre KOUMARE a souhaité que l’Accord-cadre qui vient d’être signé soit suivi par des actes concrets sur le terrain.

De son côté, le directeur de la Société chinoise a donné l’assurance que les choses iront plus vite et à la satisfaction des autorités maliennes et sénégalaises.

  1. XHUEHI d’ajouter que la CRCCI ne ménagera aucun effort pour renforcer et marquer du coup un cachet de plus à l’excellente coopération sino-malienne vieille depuis les premières heures de l’indépendance de la République du Mali.

Pour rappel, deux semaines, seulement, après les signatures de plusieurs conventions, en Chine, entre le gouvernement du Mali et des Sociétés chinoises, le ministre de l’Équipement, des transports et du désenclavement, Mamadou Hachim KOUMARE avait reçu en audience le directeur général des pays francophones d’Afrique de China Railway Construction Corporation (CRCC) International Limited, Chang XUEHUI, pour échanger avec lui sur la faisabilité du chemin de fer Bamako-Dakar.

Ce jour, à sa sortie d’audience, M.XUEHUI s’est dit très satisfait de l’entretien qu’il venait d’avoir avec le ministre de l’Équipement des transports et du désenclavement.

Aussi, avait-il fait savoir, les phases relatives aux études de faisabilité et aux travaux démarreront très bientôt, avant d’ajouter qu’un Accord-cadre tripartite allait être signé le plus rapidement possible entre la partie chinoise et les gouvernements du Mali et du Sénégal à travers les départements en charge des Transports.

Le patron de la CRCC a rappelé que le 2 novembre 2013, sa Société et le Mali avaient déjà franchi un grand pas dans le dossier du chemin de fer Bamako-Dakar, à travers la signature des mémorandums en vue de réhabiliter l’ancienne voie ferroviaire et de construire une voie ferrée entre Bamako et Dakar et qu’en outre lesdits mémorandums prévoyaient l’équipement du parc autorail malien en moyens de locomotion.

Par Sékou CAMARA

Source : CCOM/METD

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *