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samedi 27 novembre 2021
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Relance de l’industrie du cinéma: les professionnels se penchent sur les défis du secteur

Le Musée National du Mali abrite depuis hier lundi 21 décembre 2020, les travaux d’un séminaire d’échanges des acteurs du cinéma sur l’évolution, les enjeux et les perspectives de leur secteur au Mali. Cadre d’échanges entre le ministère de la Culture, de l’artisanat et du tourisme et les professionnels du septième art, cette rencontre doit permettre aux participants d’identifier, analyser les difficultés auxquelles le secteur du cinéma est confronté et de proposer des pistes de solution pour la relance de cette industrie pour son rayonnement à l’échelle nationale et internationale.

La cérémonie d’ouverture de cette rencontre était présidée par le ministre de la Culture, de l’artisanat et du tourisme, Mme Kadiatou KONARE ; en présence de l’ancien ministre Cheick Oumar SISSOKO, parrain du séminaire ; Sidy DIABATE, cinéaste et conférencier inaugural. Cette cérémonie a aussi enregistré la présence de certains membres du Cabinet du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, du secrétaire général de l’Union nationale des cinéastes du Mali ; des représentants des faîtières du cinéma et de l’audiovisuel ; du représentant de la Haute Autorité de la Communication (HAC).
Selon ses initiateurs, ce séminaire constitue une étape importante vers l’émergence de l’industrie cinématographie au Mali. Il sera une occasion pour les acteurs d’aborder plusieurs problématiques majeures parmi lesquelles, l’épineuse question du déficit de financement et la question du subventionnement du secteur par l’Etat. De même, les participants vont se pencher sur la formation des professionnels de la chaine du cinéma et des acteurs.
L’absence de marché de diffusion et l’épineux problème de la fermeture des salles de cinéma et la concurrence d’autres industries comme Nollywood, Bollywood sont aussi au nombre des problématiques qui vont retenir l’attention des participants. Sans oublier la reconquête du marché panafricain et international à travers les festivals (Fespaco, Cannes).
A l’ouverture des travaux, la ministre Kadiatou KONARE, a indiqué que dès son éclosion, en 1960, le Septième art s’est voulu très engagé dans notre pays, à l’image de ‘’Demain à Nanguila’’ premier film malien du Hollandais Joris Ivens dénonçant l’exode rural qui empêche le développement.
Selon elle, le cinéma est un art majeur, car l’image et le son contribuent à façonner une société, à forger une mémoire collective, gardienne de la cohésion sociale.
«Le langage cinématographique est un langage sophistiqué qui convoque tour à tour l’esthétique, le politique », a clamé Mme Kadiatou KONARE.
Pourtant, si important soit-il, le cinéma, a fait constater le ministre, peine à trouver son chemin.
Selon elle, le cinéma malien, longtemps référence dans la sous-région ouest-africaine, traverse une crise sans précédent. «Réaliser un film relève presque du parcours du combattant», dit-elle.
Malgré tout, le ministre constate avec beaucoup de bonheur que la nouvelle génération de cinéastes est passionnée, talentueuse et fait surtout la part belle au court métrage.
Elle a insisté sur la formation des acteurs, car, dit-elle, le génie d’un réalisateur ne peut être révélé que par celui d’un acteur. Que serait devenu le cinéma malien sans un Balla Moussa par exemple, s’est-elle interrogée ?

Par Abdoulaye OUATTARA




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