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samedi 20 octobre 2018
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Relance des activités pastorales au Nord: plus d’un milliard d’équipements aux service vétérinaires

Mme la ministre de l’Élevage et de la pêche, LY Taher DRAVE, a procédé, hier mardi, dans la cour du DFM du ministère de l’Agriculture, à la remise symbolique de 6 motos DT, 30 congélateurs solaires et 50 glacières, aux Directions régionales des Services vétérinaires de Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka et à la Direction régionale des Industries et productions animales de Ménaka.

Le présent projet, d’un montant de 2 millions d’Euros, soit plus de 1,200 milliard de FCFA, financés par la Belgique et mis en œuvre par la FAO, sur une durée de 30 mois (décembre 2016 à juillet 2019) s’inscrit dans le cadre de « l’Appui au renforcement de la résilience des populations affectées par les crises à travers la relance des activités pastorales dans les régions du nord du Mali ».
La cérémonie d’ouverture était présidée par la ministre de l’Elevage et de la pêche, LY Taher DRAVE, en présence de la Représentante de la FAO au Mali, Mme Fatouma SEID ; de la cheffe de la mission diplomatique de la Belgique au Mali, le Dr Myriam BACQUELAINE. On y notait aussi la présence des responsables nationaux et régionaux des services vétérinaires bénéficiaires.
Pour la représentante de la FAO, dans notre pays, le présent projet a pour objectif de contribuer à restaurer et à relancer les activités pastorales pour une amélioration des revenus et conditions de vie des populations de pasteurs et agropasteurs.
Aussi, a-t-elle rappelé, les régions du nord du Mali sont fortement touchées par les événements douloureux de ces dernières années.
« L’instabilité politique, l’insécurité, la crise alimentaire de 2012 et les successives campagnes agricoles difficiles ont sérieusement éprouvé les capacités des ménages à subvenir à leurs besoins immédiats et à préserver leurs moyens d’existence », a-t-fait savoir Mme SEID.
En effet, a-t-elle soutenu, aujourd’hui, la stabilisation de ces régions en vue de réduire la vulnérabilité des populations face à ces crises, et y bâtir une résilience durable constitue une priorité de premier plan des autorités nationales et de la communauté internationale de développement.
À son avis, cette stabilisation passe par la restauration des capacités techniques de l’État dans les régions du nord du Mali.
Mme SEID a profité de l’occasion pour réitérer au gouvernement, tout l’intérêt et l’engagement de la FAO dans la poursuite de la promotion de sa coopération avec le Mali.
Quant à la cheffe de la mission diplomatique de la Belgique au Mali, elle a rappelé que la remise d’équipements, objet de la présente cérémonie, s’inscrivait parfaitement dans le cadre du projet d’appui au renforcement de la résilience des populations affectées par les crises à travers la relance des activités pastorales dans les régions de Mopti, Tombouctou, Gao et Ménaka et cible les réfugiés et les déplacés internes de retour.
Aussi, a-t-elle souligné, les secteurs pastoral et agro-pastorale sont d’une importance capitale en Afrique de l’Ouest et constitue de véritables banques paysannes capables d’assurer la survie de ménages et de familles entières. Ainsi, a-t-elle déploré, la crise du Mali a forcé de nombreuses familles à fuir leurs localités pour d’autres régions, abandonnant ainsi leurs moyens de survie.
Pour le Dr Myriam BACQUELAINE, ce projet se veut une opportunité dont bénéficieront des ménages d’éleveurs et d’agro-pasteurs ainsi que leurs familles vulnérables.
Par ailleurs, elle a tenu à préciser que la Belgique place la lutte pour l’égalité des genres au cœur de son programme. À cet effet, elle a souhaité que 30 % de femmes soient des bénéficiaires directes de ce projet. Ce d’autant plus, s’est-elle félicitée, la femme est le pilier de la sécurité alimentaire et intervient à près de 80 % dans la production vivrière.
La ministre de l’Elevage et de la pêche a reconnu volontiers que de la situation de conflits armés, ainsi que les perturbations liées aux changements climatiques, les ménages ruraux ont de plus en plus de difficultés à subvenir à leurs besoins les plus primaires. De façon spécifique, a-t-elle indiqué, les ménages des régions du nord du Mali ont perdu une bonne partie de leur cheptel et ne disposent pas de services minimum pour les animaux (soins sanitaires, vaccination, suivi zootechnique, etc.)
De nos jours, dira la ministre Mme LY, il est plus que capital d’assurer la paix, la restauration, la stabilisation dans ces régions dans l’optique de réduire la vulnérabilité des populations face à ces malheureux évènements avec la ferme intention d’y rebâtir une résilience durable et pérenne.
« Au nom du gouvernement de la République du Mali, nous acceptons ces équipements avec la promesse d’en faire un bon usage pour le renforcement des capacités de nos services techniques sur le terrain », a déclaré Mme la ministre.
Avec ces équipements, s’est-elle réjouie, les différentes Directions régionales seront équipées pour la mobilité des agents vaccinateurs et le maintien de la chaîne de froid et leurs interventions seront optimisées lors des campagnes de vaccination. Toutes choses qui seront bénéfiques aux éleveurs et permettront à améliorer le service de l’État à leur endroit, contribuant ainsi au renforcement de leur résilience.

Par Sékou CAMARA




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