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mardi 21 novembre 2017
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Relance economique : 5,9 milliards aux pme/pmi

Le ministre Moustapha Ben BARKA de l’Industrie et de la promotion des investissements a présidé, hier au siège du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), à la signature de deux conventions pour l’appui au secteur privé. D’un montant global de 5,9 milliards, la signature de ces conventions sont destinées à donner un coup de pouce aux Petites et moyennes entreprises (PME) affectées par la crise.

Dans un premier temps, il a été signé la convention tripartite entre l’Ambassadeur du Royaume de Danemark, Winnie Estrup PETERSEN; le PDG de la Banque malienne de solidarité (BMS SA), Babaly BAH; le Directeur général du Fonds de garantie pour le secteur privé (FGSP), Cheick Sidi Mohamat. Ce partenariat prévoit la mise en place d’un fonds de garantie d’un montant de 1 320 000 000 destiné à faciliter l’accès des Petites et moyennes entreprises (PME) au crédit bancaire. Ce fonds, qui est logé à la BMS SA, sera géré par le FGSP au compte des entreprises bénéficiaires.

Ce programme couvrira les régions de Ségou, de Sikasso, de Mopti et le district de Bamako avec l’espoir de créer des emplois et de contribuer à la croissance économique du pays.

D’autre part, le PDG de la Banque malienne de solidarité (BMS- SA) et le président du Conseil national du patronat du Mali, Mamadou SIBIBE ont signé la deuxième convention portant sur la mise en place d’un dispositif de financement des PME dans le cadre de l’exécution de la composante 1 du Programme d’appui à la croissance économique et la promotion de l’emploi stimulés par le secteur privé au Mali (PACEPEP).

Ces deux conventions ont été signées successivement en présence de plusieurs acteurs et partenaires des initiatives.

De façon générale, elles se fixent comme objectif notamment d’appuyer les entreprises pour la relance des activités économiques du pays après les événements de 2012.

Par la première convention, selon le Directeur général du FGSP, il va s’agir d’améliorer le financement des PME/PMI dans les filières prioritaires de développement de notre pays. Et, il s’est réjoui que ce programme ait retenu des PME/PMI qui jouent un rôle important pour la création d’emplois et la croissance économique dans un pays.

Après avoir salué la confiance des partenaires, il s’est engagé à tout mettre en œuvre en vue de la satisfaction diligente et optimale de tous les engagements.

Le PDG de la BMS SA a précisé, à cet effet, que le programme est destiné aux entreprises orientées vers les filières comme la volaille, le bétail, la viande, le lait local, le maïs, les fruits et légumes, l’artisanat. Pour lui, la promotion de ces filières est adaptée au contexte actuel de notre pays à la recherche de booster le secteur économique.

«C’est aussi l’occasion pour moi de lancer un vibrant appel aux promoteurs des entreprises formelles et non formelles dans les filières ciblées par le programme, afin qu’ils s’investissent, pour assurer un plein succès à ce programme qui est sans précédent tant par son envergure (5,9 milliards) que par son originalités en associant le crédit, la garantie, la subvention et le suivi», a martelé le PDG de la BMS SA.

Les dispositifs et la fonctionnalité du fonds

Pour l’exécution du programme, un dispositif a été mis en place et s’articule autour de 4 préoccupations majeures à savoir: un crédit garanti à hauteur de 50 % par le FGSP sur le fonds danois; un apport personnel, comme contribution du personnel; une subvention du PACEPEP et un suivi sous la forme d’appui conseil pour donner de meilleures chances de succès aux promoteurs.

Ce dispositif, que M. BAH n’a pas manqué d’apprécier, aura sans doute, à son avis, un impact sur le développement des PME qui représentent plus de 80 % du tissu économique de notre pays. Aussi, a-t-il ajouté, il va être une solution aux contraintes de garantie, de suivi et appui-conseil considérés comme le nœud de blocage des entreprises pour être éligibles au financement.

À l’instar de ces prédécesseurs, le diplomate danois est aussi persuadé de la nécessité des programmes pour le développement du pays. La preuve, a-t-elle apporté, il est attendu au cours de la période 2014-2018 du programme,  un appui à 480 PME avec la création et la consolidation de 12 000 emplois.

Selon la convention, le dispositif du fonds se fonctionnera de la manière suivante: un partage des risques à 50 % entre le fonds de garantie et la banque; un taux d’intérêt maximum de 8,50 % pour les crédits court terme et de 8,75 % pour les crédits à moyen terme; une commission de garantie de 2 % flat à la charge de l’entreprise; une commission de risque au taux 1 % l’an sur l’encours de garantie de la banque; une rémunération semestrielle du fonds au taux brut annuel de 2 %. Enfin, les intérêts générés seront versés sur le compte spécial du fonds pour son renforcement.

Par Sikou BAH

 




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