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jeudi 18 août 2022
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Relance du Trafic ferroviaire: pù sont passés les 9 milliards F CFA ?

Les responsables de la section syndicale, affilié à l’UNTM, du chemin de fer a organisé une conférence de presse, ce jeudi 6 janvier 2022, à la Gare ferroviaire de Bamako sur le thème : «Plan d’urgence de reprise du trafic de voyageurs et marchandises entre Bamako et Kayes : pourquoi ce retard dans la relance des activités ferroviaires ?». Il ressort des débats que ce Plan financé à hauteur de plus 9 milliards de CFA tarde à connaitre un niveau de mise en œuvre satisfaisant pour des raisons diverses.

Le principal conférencier était le secrétaire général Brahima COULIBALY, qui avait ses côtés, d’autres camarades de lutte dont Mme Alima MARIKO, et Youssouf KEITA ; etc.
On y notait la présence de plusieurs autres représentants d’organisations syndicales et associations. Il s’agit du collectif sauvons les rails ; le Front d’association pour la région de Kayes ; l’Union des ressortissants de Toukoto pour le développement ; le syndicat des transporteurs ; etc.
A l’entame de son propos, le secrétaire général, Brahima COULIBALY, a demandé d’observer une minute de silence en la mémoire de ses camarades de lutte.
Dans son propos, il a rappelé que le trafic ferroviaire de notre pays était arrêté pour faute de machines.
Il a souligné que l’application du schéma institutionnel a commencé le 13 mars 2017 avec la création de SOPAFER par l’Ordonnance n°2017-O15/P-RM. De même, en mai 2018, sous l’incapacité de Dakar-Bamako-Ferroviaire
(DBF) et la faiblesse des Etats à travers le Comité Inter-Etat, selon lui, les activités se sont arrêtées le 18 mai 2018, définitivement.
Par ailleurs, le secrétaire général a fait savoir que la communication écrite relative au Plan d’urgence de relance de trafic de voyageurs et de marchandises entre Kayes et Bamako était adoptée le 2 octobre 2019, en Conseil des ministres dont le financement s’élève à 9 milliards 874 millions 086 mille 674 F CFA. Pendant que l’application du schéma institutionnel souffrait de retard et de négligence en janvier 2020, la DBF, a dit le conférencier, fut dissoute.
S’agissant de l’évolution du plan d’urgence, les responsables de la section syndicale unique UNTM du chemin de fer ont signalé que les travaux de réparation des locomotives de manœuvre la CC 2205 et CC 2207 sont en cours.
Aussi, ils ont révélé que la réhabilitation des locomotives de ligne la X1 et la X2 reste toujours en attente d’expertise de SIM LOGERAIL de Canada.
Selon les cheminots, le dossier des locomotives neuves ou reconditionnées sont dans les circuits de prise de décision.
Ils ont soutenu que la reprise des travaux du pont de Mahina reprendra le lundi 10 janvier 2022. Cependant, les travaux du pont de Toukoto sont suspendus pour attente fixations.
Parlant de la libération de la voie ferrée, les conférenciers ont témoigné que les débroussaillements et désherbages sur la voie ferrée ont été effectués. Selon eux, les gros travaux et l’attente fourniture des équipements mécaniques sont prévus pour le mois de février prochain.
Par contre, les responsables de la section syndicale unique UNTM du chemin de fer ont souligné beaucoup d’insuffisances par rapport au Plan d’urgence.
Parmi ces insuffisances, ils ont cité l’étroite consultation dans les processus de l’élaboration dudit plan.
Ensuite, ils ont dénoncé la faible ambition du plan. Le syndicat crie au manque d’indicateurs pertinents de suivi et d’évaluation du Plan et la rigidité dans les processus de prise de décision.
Évoquant les propositions de solutions de la relance du trafic ferroviaire, les responsables de la section syndicale unique UNTM du chemin de fer ont parlé de l’amélioration du plan d’urgence de relance du trafic de voyageurs et de marchandises entre Bamako et Kayes. Ajoutent-ils, l’élargissement des consultations dans les processus d’amélioration du plan d’urgence.
Il s’agit selon les Cheminots, de diligenter le processus d’acquisition des locomotives neuves et les travaux d’entretien de la Rame. Le syndicat propose aussi la formation du personnel du Chemin de fer.
Pour eux, il s’agit d’élaborer également un plan de gestion prévisionnel des emplois et des compétences.
Enfin, le syndicat propose comme solutions, la mise en place des indicateurs de suivi et d’évaluation pertinents du plan et rendre flexible les processus de prise de décision.
Signalons que les cheminots accusent présentement, un retard de salaire de trois mois, selon les responsables de la section syndicale unique UNTM du chemin de fer.

Par SABA BALLO




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