Renaissance culturelle au Mali: décalage de la biennale et du triangle balafon

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Prévus pour ce quatrième trimestre de l’année 2016, les dates de la biennale artistique et culturelle et de la 8e édition du Festival du Triangle du Balafon ont été légèrement repoussées au premier trimestre de l’année 2017 dans le but de réussir une participation inclusive de toutes les couches sociales et de l’ensemble des régions du pays. L’information a été donnée, vendredi dernier par le secrétaire général du département de la Culture, lors d’un point de presse.

La conférence animée par le secrétaire général, Andogoly Guindo, a enregistré la participation de la directrice générale de l’Action culturelle Sy Aminat Haïdara.
Selon le conférencier, pour marquer une prise de conscience collective de la nécessité de relance du secteur de la Culture, le ministère de la Culture a placé l’année 2016 sous le signe de la « Renaissance culturelle » lors de la rentrée culturelle tenue en février 2016 au CICB.
Ainsi, l’organisation de la Biennale artistique et culturelle et de la 8e édition du Festival du Triangle du Balafon devaient participer à la réussite de cette ambition.
Cependant, selon le conférencier, la programmation de ces événements qui occupait le dernier trimestre de l’année 2016 connaît une orientation nouvelle.
Pour l’organisation de ces deux événements, deux commissions nationales, regroupant plusieurs départements et services centraux, ont été mises en place au niveau du ministère de la Culture, a fait savoir le secrétaire général. Ces commissions, dit-il, ont travaillé d’arrache-pied pour tenir ces deux événements majeurs, prévus pour se produire respectivement du 24 au 26 novembre et du 24 au 31 décembre 2016.
Cependant, suivant des conjectures de l’ordre de l’exigence d’une organisation inclusive et représentative des objectifs de paix et de cohésion sociale, il s’est avéré nécessaire de reporter la tenue de ces événements au premier trimestre de l’année 2017, a-t-il regretté.
La « Biennale artistique et culturelle », explique-t-il, est une manifestation populaire qui met en compétition les formations artistiques, les artistes et créateurs des communes, des cercles et des régions du pays. Elle vise aussi à favoriser le brassage et l’interpénétration des populations et à contribuer à l’émergence d’une culture de paix et de citoyenneté.
Ainsi, pour ce principe d’intégration et d’inclusion, la commission d’organisation de ces rendez-vous culturels a décidé de revoir la forme d’organisation de la Biennale en souhaitant associer pour cette édition spéciale, des couches sociales de notre pays, parfois exclues. Aussi, est-il paru nécessaire de faire correspondre la Biennale artistique et culturelle avec les évolutions politiques et géographiques de notre pays, a fait savoir le conférencier. Dans ce cadre, cette édition spéciale devait, au sortir des réflexions, accueillir en plus des 8 régions et du district de Bamako, les nouvelles régions de Ménaka et de Taoudéni (régions effectives depuis le 19 janvier 2016).
Dans la même idée, la diaspora malienne ainsi que les associations des handicapés devront prendre part à cette manifestation de la cohésion sociale.
En ce qui concerne le Triangle du Balafon, devant se tenir à Sikasso, les élections communales du 20 novembre portent un risque sur la bonne organisation et la mobilisation de ce festival prévu au lendemain de ce rendez-vous électoral (le 24 novembre).
Ces conjectures ont obligé la commission nationale d’organisation à proposer à Mme la ministre de la Culture et au gouvernement un report pour la deuxième quinzaine du mois de mars en ce qui concerne la Biennale artistique et culturelle et pour le mois de février (du 9 au 11) en ce qui concerne le Triangle du Balafon.
Pour ces deux événements, le gouvernement compte mobiliser pas moins de 500 millions de francs CFA, dont 200 millions pour le Festival du Triangle du Balafon, selon le conférencier.
« Nous voulons ces deux événements très réussis, c’est pourquoi le gouvernement n’a pas lésiné sur les moyens. Une importante part du budget sera consacrée au volet sécuritaire qui reste très important dans notre contexte de sortie de crise », a expliqué le conférencier.

Par Sidi Dao

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