Renforcement du diagnostic organisationnel et participatif: le cadre des femmes des partis adoptent leur plan d’action

Le Cadre de concertation des femmes des partis politiques, en partenariat avec le NDI Mali, avec l’appui technique et financier de l’USAID et de la Coopération Suisse, tient, depuis le lundi dernier, à l’hôtel Salam, une retraite de planification stratégique qui a pour objectif d’élaborer un plan stratégique, assorti d’un plan d’action réaliste, dont la durée sera fixée par les participantes (1 ou 5 ans couvrant le mandat législatif).

Placée sous la présidence du directeur résident du NDI-Mali, le Dr Badiè HIMA, la cérémonie d’ouverture de la rencontre qui s’étale sur trois jours, s’est déroulée en présence de la porte-parole du Cadre de concertation des femmes des partis politiques (CCFP), MAIGA Oumou DEMBELE; des représentants de l’USAID et de ESIA, qui sont respectivement, Ina BAGAYOKO et Justin DOUA. On y notait aussi la présence de plusieurs femmes, responsables des partis politiques, membres du CCFP.

Selon Mme MAIGA Oumou DEMBELE, le taux de représentation des femmes dans les organes de prise de décisions au Mali reste faible. Elle en donne comme preuve, à l’élection présidentielle de 2007, une seule femme sur 11 candidats a été candidate, à celle de 2013, même scénario, une seule femme candidate sur 28. Lors des élections législatives de 2007, il a été dénombré 203 femmes seulement sur 1595 candidatures. En 2009, il y a eu 13 537 femmes sur 84 606 candidats aux élections municipales.

A son avis, au regard de ces chiffres, il reste évident que non seulement le nombre de candidatures féminines est très faible, mais aussi, le taux d’élues n’a pas répondu aux attentes. A titre d’exemples, l’Assemblée nationale compte seulement 14 femmes sur 147 députés. Au niveau communal, il y a 928 femmes sur 10 772 conseillers communaux et 8 femmes sur 703 maires.

Pour la porte-parole du CCFP, c’est en réponse à cette situation qu’en 2003, un espace d’échanges, de partage d’expériences et de bonnes pratiques entre les femmes de tous les partis politiques a été créé et légalement enregistré en République du Mali, appelé Cadre de concertation des femmes des partis politiques (CCFP). La spécificité de ce cadre est qu’il est composé uniquement de femmes des partis politiques, qui agissent en interaction avec les partis politiques afin qu’ils entreprennent des réformes internes en faveur des femmes militantes.

L’objectif de cette retraite, a précisé Mme MAIGA Oumou DEMBELE, est de faire un diagnostic organisationnel participatif du cadre de concertation en vue d’adopter un plan pour son renforcement.

«Aujourd’hui, personne ne peut plus contester le rôle et la place de la femme dans la vie politique, associative, économique et culturelle», a déclaré la porte-parole.

Le CCFP, a-t-elle fait savoir, a pour vocation la promotion politique des femmes et la réflexion stratégique pour une démocratie plus équitable.

Pour ce faire, le Cadre se donne les missions indicatives de mobiliser des ressources pour les femmes, promouvoir des partenariats techniques et stratégiques, engager des réflexions sur les questions des femmes en politique, etc.

Aussi, a-t-elle rappelé, depuis sa création, le CCFP bénéficie d’un appui technique et financier constant du NDI, pour répondre efficacement aux défis liés à la promotion des femmes et à son organisation interne.

Par ailleurs, a souligné Mme MAIGA, les objectifs spécifiques de la présente retraite consistent à faciliter des réflexions pour les membres du CCFP dans le processus d’élaboration d’un Plan stratégique; d’affiner la vision du CCFP; d’identifier les partenaires stratégiques potentiels pour la mise en œuvre de son Plan d’action enfin d’élaborer un plan stratégique assorti d’un plan d’action pour la première année.

Pour le Dr Badiè HIMA, cet atelier est historique parce qu’il permet de faire un regard rétrospectif sur le passé; réfléchir sur les enjeux et les défis du présent; et d’envisager les perspectives pour la pleine participation politique de la femme au Mali, ainsi que  du renforcement du cadre de concertation.

Ebola oblige, tous les participants ont eu droit à une séance de présentation sur, entre autres, les symptômes, les modes de transmissions, les moyens de prévention et les numéros verts (à appeler en cas de besoin), relatifs à la vilaine maladie.

Par Sékou CAMARA

 

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