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samedi 27 novembre 2021
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Renforcement du tissu social: les arguments de la médiation

‘’Engagés pour la réconciliation’’, c’est le projet qui entame sa phase II lancé officiellement, hier, dans un hôtel de la place, sous la présidence du Secrétaire général du ministère de la Réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale ; en présence du Directeur Pays de Search For Common Ground (SFCG); du Directeur du Projet PASP ; du Chef de la Mission d’appui à la réconciliation nationale (MARN). Il est mis en œuvre par SFCG et la GIZ, sur financement de la Coopération allemande.

Tahirou DOUNDA, Directeur Pays de SFCG, a rappelé la réponse institutionnelle apportée par les autorités nationales aux tensions et incompréhensions qui divisent les communautés par la création d’un ministère en charge de la Réconciliation qui mériterait de bénéficier de l’accompagnement de sa structure.
Il a souligné que la création, en 2012, par le Gouvernement, d’un ministère de la Réconciliation et, en 2017, de la Mission d’appui à la réconciliation nationale composée des Equipes Régionales d’Appui à la Réconciliation nationales (ERAR), a permis au pays de disposer des outils de réponse appropriée aux problématiques de renforcement du tissu social au sein de la communauté.
En effet, justifie-t-il, la mise en place des ERAR et des Comités locaux de réconciliation (CLR), les campagnes d’éducation et de sensibilisation à la citoyenneté, les sessions de dialogue communautaire et la supervision des projets de cohésion sociale ont permis de relever certains défis de la cohésion sociale.
Toutes choses qui n’ont pas été une sinécure puisque la plupart des régions restait marquée par les conflits intercommunautaires violents et une méfiance croissante entre les communautés, les autorités locales et les Forces de défense et de sécurité.
C’est dans un tel contexte, a fait savoir M. DOUNDA, et dans le but de renforcer les capacités des agents de l’Etat à conduire un processus de dialogue, de médiation et de réconciliation efficace que la GIZ a soutenu le Projet ‘’Engagés pour la réconciliation’’ Phase I qui était mis en œuvre par SFCG dans 11 régions, pendant 16 mois.
Il a expliqué que l’objectif du Projet était de renforcer les capacités des experts du ministère de la Réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale ; de la MARN ; et des ERAR à développer et à mettre en œuvre des processus de médiation et de réconciliation inclusifs et sensibles aux conflits. Dans ce cadre, plusieurs activités ont été menées.
En dépit de l’atteinte des objectifs de la Phase I, a souligné le Directeur Pays, deux insuffisances ont été relevées : le ciblage des acteurs de la réconciliation, et la prise en compte du genre dans l’intervention.
Des insuffisances qui seront corrigées au cours de la Phase II qui concernera les régions de Kayes et Sikasso ; les CLR des régions les plus affectées par les conflits. Question de les aider à développer et à mettre en œuvre des processus de réconciliation inclusifs.
A sa suite, Philip KUSH, Directeur du Projet PASP, a rappelé l’engagement de l’Allemagne aux côtés du ministère de la Réconciliation pour l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique de réconciliation nationale.
Considérant la réussite de l’implication des femmes dans d’autres structures, telles le CSA, il soutient la prise en compte du genre, une des insuffisances de la phase I, dans la présente phase du Projet.
Dans son diagnostic, le Secrétaire général du ministère de la Réconciliation, Sidi CAMARA, a mis en exergue une crise qui affecte le tissu social de notre pays, l’harmonie entre et dans les communautés et qui impacte le développement socio-économique.
M. CAMARA a rappelé qu’à travers l’histoire, le peuple malien a toujours su relever les défis de la cohésion sociale.
Malheureusement, souligne-t-il, nos mécanismes traditionnels sont, à présent, à la peine. D’où l’importance de l’utilisation des structures mises en place par le ministère de la Réconciliation par rapport à la prévention et la gestion des conflits.
Pour lui, il est impérieux d’investir davantage dans le renforcement de nos expertises. C’est pourquoi, justifie-t-il, le Plan d’action du département prévoit des ateliers de renforcement des capacités des acteurs non pris en compte dans la Phase I du Projet.
Après la série des interventions, le Projet a fait l’objet de présentation : contexte ; objectifs ; résultats attendus ; activités ; zones ; durées.

PAR BERTIN DAKOUO




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