Renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale: les raisons d’un blocage

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Le nouveau bureau de l’Assemblée nationale tant attendue, hier lundi, a été finalement remis à aujourd’hui mardi pourvu que les honorables députés arrivent encore à trouver un consensus autour de certains points de divergences qui ont jailli dans les échanges de coulisses. En tous cas, à défaut d’accord entre les députés sur la composition du bureau et des commissions générales, le titulaire du Perchoir, Issiaka SIDIBE, a pris la décision de renvoyer cet accouchement pour la plénière de ce matin. Il s’agit de donner le temps pour la poursuite des négociations qui ont commencé depuis la semaine dernière.

Conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale, l’Institution de Bagadaji devait procéder au renouvellement de ses organes de décision et des commissions de travail, hier. À cet effet, tous les postes sont mis en jeu sauf celui de présidence de l’Assemblée nationale qui est lié à la législature.
Comme, il était pressenti par de nombreux observateurs politiques, ce processus démocratique à l’Assemblée nationale est en train de faire couler beaucoup d’encres et de salives. Et pour cause, le consensus et la cohésion tant espérés et souhaités par le président de l’Assemblée nationale semblent voler à l’éclat.
À cet effet, depuis la semaine dernière, les tractions sont en cours pour la mise en place de ce bureau. Malgré les tractions et les rencontres en aparté entre les députés, il n’y a pas eu un terrain d’attente pour la mise en place dudit bureau. Selon plusieurs indiscrétions à l’Assemblée nationale, les divergences étaient encore grandes autour de certains postes stratégies, pour parvenir à un consensus.
D’ailleurs, ces prises de position ont fait voler en éclat l’alliance Adema/ASMA-CFP, si l’on s’en tient aux explications du désormais président du groupe parlementaire Adema, Issa TOGO. En clair, contrairement aux informations données dans la correspondance des députés de l’ASMA-CFP à lui adressée, il soutient que le problème est né du partage de poste dans le bureau, notamment le poste de la Commission DRE (développement rural, environnement).
À l’image de cette situation, dans les couloirs de l’Assemblée nationale, on nous signalait hier des cas de frustrations à gérer et des tensions à calmer surtout entre le RPM et ses Alliés de la majorité parlementaire. Selon les mêmes sources, le parti RPM, qui compte le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale, veut user de son poids pour garder la main sur certains postes. Ce qui n’est pas du goût de certains alliés de la majorité parlementaire.
En plus de ces cas, la création du nouveau groupe parlementaire ADP-Maliba/Sadi va aussi changer la donne à l’Assemblée. En effet, l’ADP-Maliba était membre du bureau sortant. Sa nouvelle posture poussera certainement les députés à revoir cette position.
Par ailleurs, la certitude hier restait les postes du président et de questeur qui sont maintenus.

Par Sikou BAH

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