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jeudi 13 décembre 2018
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Rentrée scolaire 2018-2019: la CI enregistre un besoin de 72 enseignants

laire 2018-2019 que la mairie de la commune I du district de Bamako a organisé une assemblée générale, le vendredi 28 septembre2108, avec les acteurs locaux de l’école, dans la salle de délibération de ladite municipalité. Cette rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs responsables de la commune I notamment, dont El Hadj Mamadou B Keita, maire de la commune.

Outre le maire, on y notait également la présence de plusieurs conseillers municipaux, dont M. Oumar Togo, 1er adjoint, M. Oumar Berthe, conseiller en charge de l’éducation ; Housseyni Harouna Diallo, directeur de l’académie d’enseignement de la rive gauche ; des DCAP de Djelibougou et de Banconi ainsi que des enseignants. Les présidents des CGES, des parents d’élèves et des responsables des partis politiques, ainsi que des responsables de la sécurité communale.
Cette traditionnelle rencontre avec les acteurs de l’éducation initiée par le conseil communal de la commune I du district de Bamako, depuis 2016, s’articulait sur trois points essentiels. Il s’agissait entre autres : le bilan exhaustif de l’année scolaire et université 2017-2018 ; les dispositions à mettre en place pour la réussite de la rentrée scolaire 2018-2019 et des questions diverses questions.
Dans son intervention, El Hadj Mamadou B Keita, maire de la commune I a fait savoir que compte tenu des difficultés de l’école, d’une manière générale, ce secteur ne peut être confié à n’import qui. Car selon M. Keita, l’enseignement est un métier qui exige non seulement le savoir et le savoir-faire, mais aussi beaucoup de Dons de soi et d’imagination. Pour lui, la confiance placée à chacun doit demeurer intacte pendant toute l’année scolaire. Le maire Mamadou B Keita a demandé le démarrage des cours en fonction des emplois du temps élaborés de commun accord avec l’administration de l’école. Ensuite, il a appelé les enseignements d’éviter tout flottement pour ne pas perturber la rentrée de ce lundi, 1er octobre 2018. Pour El hadj Mamadou Keita, il ne peut y avoir une direction d’école efficace sans un corps enseignant motivé et engagé. Il a invité tous les auteurs de l’éducation en commune I à coopérer sincèrement au sein de chaque établissement scolaire avec un seul objectif : la sauvegarde de l’image de notre école et de ses diplômés sur la scène nationale et internationale.
Pour sa part, le directeur du centre d’animation pédagogique de Djélibougou a fait savoir que depuis deux décennies, l’insécurité s’est installée dans les écoles. Pour le DCAP, il ne se passe pas une seule année scolaire sans que les responsables d’écoles n’enregistrent de cas graves d’agressions. Selon le patron du CAP de Djelibougou, certains cas sont gérés directement sur place à l’école, alors que d’autres n’ont leur solution qu’au CAP. Il a fait savoir que les plus graves cas sont envoyés devant les structures compétentes, telles que les commissariats et les tribunaux. Le DCAP de Djelibougou a informé que sa structure compte 172 écoles, dont 105 établissements privés. Selon lui, le centre d’animation pédagogique (CAP) de DJelibougou accueille pour l’ouverture 2018-2019, ce lundi, 50 050 élèves pour 900 enseignants, dont 287 enseignants dans les établissements publics. Le CAP de Djelibougou a fort besoin de 72 enseignants, dont 50 généralistes, cette année scolaire 2018-2019. Au DCAP de lancer un cri de cœur aux autorités compétentes. Selon lui, les écoles ont des problèmes de gardiens. Car selon lui, certains gardiens ne voient même pas, d’autres aussi sont trop vieux pour sécuriser les établissements scolaires sous leur responsabilité.
« Il faut que l’État commence à recruter les gardiens jeunes pour la bonne sécurisation des écoles ‘’, a-t-il souhaité.
En somme, Papa Oury Demba Diallo, commissaire du 6e arrondissement de Bamako, a rappelé que la police est investie de la noble et délicate mission d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Selon lui, dans l’accomplissement de cette tâche, hautement sensible, elle a déployé avec l’aval des autorités communales, toute une batterie d’actions dans la seule optique de sécuriser notre milieu de vie en passe de devenir un nid de bandits et de délinquants primaires. Le Compol Papa Oury Demba Diallo a rappelé que son commissariat a réussi à démanteler une école fictive. Pour lui, c’était un établissement qui fonctionnait en toute illégalité. Car selon lui, cette école était totalement dépourvue d’autorisation d’ouvrir. Combien d’écoles de ce genre arpentent notre système éducatif dans le seul but de le nuire, s’est-il interrogé ? Pour le commissaire du 6e arrondissement, il est vraiment urgent de prendre des mesures draconiennes pour enrayer ce fléau en mettant en place une commission de contrôle pour vérifier les documents authentiques qui régissent les écoles privées au Mali aux fins de démasquer ces lieux d’apprentissage fictifs et de les fermer pour le bonheur de nombreux élèves et leurs parents. Le commissaire Diallo a révélé que son commissariat a effectué plus de 50 fois dans les milieux scolaires, l’année dernière.
Pour terminer, le commissaire Papa Oury Demba Diallo a proposé un plan de sécurisation des établissements scolaires aux parents d’élèves et aux responsables de l’école.
Rappelons que l’éducation est l’une des compétences transférées à la mairie depuis plus d’une décennie.

SABA BALLO




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