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lundi 16 octobre 2017
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Reprise de la coopération avec le FMI: trois avantages selon le ministre de l’Economie

Au terme de la revue budgétaire conjointe (RBC) de l’appui budgétaire général 2014, les 4 et 5 décembre derniers, le ministre de l’Economie et des finances, Mme BOUARE Fily SISSOKO ; accompagné de son homologue de l’Emploi, porte-parole du Gouvernement, Mahamane BABY, du chef de file des PTF et de la représentante de la BAD, a animé, une conférence de presse, le samedi dernier, dans un hôtel de la place. Une occasion de dissiper certains malentendus et de souligner les avantages de la reprise de la coopération avec le FMI.

En ce qui est des confusions entretenues pendant longtemps, autant le chef de file des PTF ainsi que la représentante de la BAD ont tenu à souligner que la coopération entre le Mali et le FMI n’avait jamais été rompue ; mais qu’elle était juste suspendue. Le chef de file a expliqué que tous les partenaires n’avaient pas rompus avec le Mali. C’est le cas par exemple de la Banque Mondiale. Ce qui a été conformé par le ministre BABY, dont le département a reçu 63 millions de dollars en juillet dernier de la Banque mondiale.

Le chef de file a fait savoir que certains pays, pour des raisons qui leur sont propres, préféraient faire des appuis restreints qui sont des appuis budgétaires qui ne disent pas leur nom.

Les appuis budgétaires, a fait savoir le chef de file des PTF, ont été suspendus jusqu’à la clarification.

Par rapport à la reprise de la coopération avec le FMI tributaire de la mise en œuvre de certaines exigences, le ministre de l’Economie a fait savoir qu’elle était intervenue sur la base de l’audit qui a permis d’analyser la situation et de mettre en œuvre des procédures administratives, financières et judiciaires. Elle a indiqué que sur 6 mesures, 4 ont été entièrement exécutées, alors que 2 le sont partiellement dont le règlement du marché de Guo Star pour lequel l’avis de la Cour suprême est attendu.

Au niveau du ministère de la Défense, 4 mesures ont été totalement exécutées.

Autre avantage de la reprise de la coopération, a fait savoir le ministre de l’Economie, c’est l’arrivée des ressources financières. Les partenaires ensemble vont payer plus de 130 milliards FCFA au Mali. Les montants non payés en décembre, le seront en janvier 2015, selon le ministre de l’Economie.

Le troisième avantage qu’elle relève, c’est l’occasion donnée au Mali de prouver sa bonne foi et son engagement pour la transparence. Le ministre a souligné le fait qu’il y aurait des sanctions, s’il y a lieu. En tout état de cause, les procédures judiciaires suivent leur cours normal, a-t-elle assuré.

Le chef de file a précisé qu’il n’y avait aucune conditionnalité additionnelle pour le décaissement des fonds; il s’agit des mêmes qui régissent les relations entre l’Etat et les institutions financières internationales.

La seule conditionnalité qui puisse exister porte sur les lois nationales qui exigent de passer par l’Assemblée nationale.

Il a donné l’assurance que tout était prêt du côté des PTF pour la mise à disposition des ressources.

La ministre a indiqué que l’Etat, pour les matériels et équipements qui ont été livrés à hauteur de 95%, allait payer.

La prévision budgétaire pour Guo Star est de 40 milliards FCFA. Pour la différence des 29 milliards réclamés par ses avocats, a-t-elle indiqué, il va falloir s’en référer à l’avis de la Cour suprême.

Pour le ministre BABY, porte-parole du Gouvernement, ce qui importe, c’est la volonté de transparence du Gouvernement.

A la question de savoir si le FMI avait besoin de provoquer une tempête autour des différentes affaires, le chef de file a expliqué que les relations entre le Mali et les instituions étaient régies par des accords ; donc, c’est une relation de partenariat qui les lient. Et dans toute relation partenariale, il y a des crises, comme celle qui vient de se passer, a-t-il apaisé.

Par rapport à la confiance perdue des citoyens, il pense qu’elle a plutôt été égratignée. A présent, il s’agit pour les autorités de gagner cette confiance.

Le ministre de l’Economie, réagissant à son tour, a fait savoir que cette situation faisait l’affaire de certains, elle a été amplifiée. Mais elle a aussi indiqué qu’il y avait un malentendu à la base des frustrations en ce qui est du chef de mission du FMI qui ne s’expliquait pas qu’un avion soit commandé sans en être informé alors que justement il se trouvait au Mali. Il a pensé que le Gouvernement lui cachait cette commande.

La ministre a tenu à rassurer les citoyens que les ressources étaient là, et nulle part, ailleurs et qu’ils pouvaient continuer à avoir confiance au chef de l’Etat.

Quant à la réduction de l’appui budgétaire, qui passe de 130 milliards environ à 89 milliards, les différents interlocuteurs ont soutenu qu’il faille la relativiser, parce qu’il existe plusieurs canaux de financement

Par Bertin DAKOUO

 




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