Search
dimanche 19 novembre 2017
  • :
  • :

Reprise de la coopération avec le Mali: la banque mondiale décaisse plus 60 millions de dollars

Après avoir gelé leur coopération avec notre pays pour des questions d’incompréhension, la Banque mondiale a repris sa coopération avec le Mali en lui accordant un financement de 63 millions de dollars. Cette reprise intervient seulement quelques jours après celle de France qui a mis à disposition du pays, plus de 70 milliards de nos francs.

Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé, mardi, un financement à l’appui des politiques de développement en faveur de la République du Mali. Il est composé d’un crédit de 36 millions de dollars et d’un don équivalant à 27 millions de dollars destinés à la Première opération de soutien à la reprise économique et à la réforme de la gouvernance.

Selon le communiqué de l’institution financière, ce financement, qui sera décaissé en une seule tranche et qui fait partie d’un programme prévoyant une série de deux opérations, vise à renforcer la responsabilité et la transparence de l’exécutif et à améliorer l’efficacité des dépenses publiques.

Conforme au 3e pilier du Cadre de stratégie pour la réduction de la pauvreté du Mali et aux premier et cinquième axes du Plan d’action du gouvernement pour la période 2013-2018, cette opération va appuyer les efforts entrepris par les autorités en se focalisant sur des mesures qui visent à conforter l’autonomie juridique et les capacités de la section des comptes de la Cour suprême et effectuer des audits des principales administrations locales ; adopter des critères transparents de recrutement et de promotion pour les hauts fonctionnaires et engager un recensement de la fonction publique ; appliquer le Code de transparence et la loi sur l’enrichissement illicite, et publier les conclusions de la vérification des dépenses hors budget réalisées en 2014 ; créer une ligne budgétaire pour pérenniser les activités relevant de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives et publier l’inventaire de tous les contrats pétroliers et miniers actuels, et mettre en place le plan de relance du secteur de l’électricité dans le but de réduire les pertes de l’opérateur public enregistrées, en 2014.

Cet appui vient comme une bouffée d’oxygène qui vise à adopter et mettre en place un cadre d’action pour l’instauration de contrats de performance entre l’État et les autorités régionales ; adopter et déployer le plan d’action conçu pour raccourcir les procédures de passation des marchés et réviser le code des marchés publics ; créer une ligne budgétaire dédiée au financement d’études de faisabilité pour les projets publics d’investissement.

Paul Noumba Um, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, a souligné que l’amélioration de la gouvernance ne pouvait se faire sans des institutions de contrôle plus solides et c’est précisément sur ce domaine que porte le soutien fourni par cette série d’opérations, en ce qu’elle va étayer les efforts du gouvernement en la matière en contribuant notamment à renforcer la transparence et les agences de vérification externes».

Cette importante contribution, qui vient à point nommé, est la preuve de la confiance renouvelée de la Banque mondiale en notre pays pour ses efforts de redressement économique et de l’amélioration de la gestion publique des finances sous la conduite de Mme BOUARE Fily SISSOKO, ministre de l’Economie et des Finances.

Par cette reprise, il s’agira désormais pour le gouvernement de relever un double défi : replacer l’économie malienne sur une trajectoire de croissance rapide et durable et s’atteler courageusement aux problèmes de gouvernance.

Avant la Banque mondiale, c’était d’abord la France qui a ouvert le bal par la reprise de son aide budgétaire directe en faveur de notre pays, à travers la signature de quatre conventions, totalisant un montant global de 72,3 milliards de francs CFA.

Il s’agit d’un appui budgétaire de 4 millions d’euros, soit environ 2,6 milliards de FCFA qui  permettra le financement partiel du programme économique et financier pour les années 2014 et 2015. Il vise en outre à apurer les arriérés de l’Etat vis-à-vis des fournisseurs.

La seconde subvention de 1,5 million d’euros, soit 983,9 millions de FCFA vise à appuyer le secteur de la micro finance (assistance technique, audits et études juridiques complémentaires, formation) et d’insuffler une nouvelle dynamique au secteur de la micro finance grâce à la mise en place d’institutions de qualité fournissant des services financiers sécurisés.

La troisième concerne une notification d’octroi de prêt de soutien budgétaire pour les années 2014 et 2015 pour une enveloppe de 40 millions d’euros, soit 26,2 milliards de FCFA.

Quant à la quatrième, elle est relative à une convention d’affectation du reliquat de la dette monétaire sur la période 2014-2019, pour 64,8 millions d’euros, soit environ 42,5 milliards. Elle s’inscrit dans le cadre de l’annulation de la dette.

Par Mohamed DIAWARA




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *