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mardi 21 novembre 2017
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Résilience à l’insécurité alimentaire: le PRIA-Mali comme répose stratégique

Le Projet de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire au Mali (PRIA-Mali) a tenu, hier jeudi 13 juillet, à la DFM du ministère de l’Agriculture, la 4e session ordinaire de son comité de pilotage. La cérémonie d’ouverture était présidée par Seydou KEITA, conseiller technique au ministère de l’Agriculture. C’était en présence des responsables du Projet et les membres du comité de pilotage.

La présente session constitue la première session du comité de pilotage de l’année 2017 du PRIA-Mali. Elle se tient à mi-parcours dans l’exécution du programme technique et financier assorti de son budget 2017, adopté en décembre 2016. Elle a été l’occasion de faire un suivi rapproché de la mise en œuvre effective des activités du PRIA-Mali au cours de l’année dans sa zone d’intervention constituée prioritairement des régions de Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka et Taoudéni, structurellement déficitaires, au plan alimentaire et nutritionnel, selon le Système d’alerte précoce (SAP).
Le conseiller technique, Seydou KEITA, a affirmé que cette session permet de faire un suivi rapproché du projet, de voir l’état d’exécution des activités prévues pendant l’année et faire une revue rétroactive de l’état d’avancement, de son démarrage à ce jour. Aussi, cette revue permettra de connaitre le niveau d’atteinte des objectifs assignés au projet et au besoin de procéder au recadrage nécessaire par des orientations fortes.
Le président de séance a souligné que le Programme technique et le budget annuel 2017 (PTBA) s’exécutent normalement, avec un taux d’exécution technique d’environ 50% à mi-parcours. Pour lui, cela augure de bonnes perspectives pour une exécution satisfaisante du PTBA 2017.
Par ailleurs, M. KEITA dira que l’optimisme est permis avec le démarrage de certaines études relatives à la réalisation des infrastructures. Il a cité, entre autres, l’aménagement de 1 000 ha de bas-fonds et de périmètres irrigués villageois ; le surcreusement de 40 mares pour l’abreuvement du cheptel ; la réalisation de 26 périmètres maraîchers pour les groupements de femmes ; la construction de 40 magasins de stockage de céréales de 500 tonnes.
Le représentant du ministre de l’Agriculture a indiqué que la seule préoccupation pour le PRIA-Mali demeure la persistance de l’insécurité résiduelle dans la quasi-totalité de sa zone d’intervention. Il a fait savoir que les études techniques se mènent dans des conditions difficiles. Ce qui, dit-il, influencera le choix des sites à aménager et, voire, la possibilité de délocaliser certains aménagements de bas-fonds dans des zones du Sahel occidental, plus accessibles mais aussi vulnérables.
« La sécurité alimentaire et nutritionnelle, comme dimension de la souveraineté alimentaire, constitue la ligne directrice de la Politique de développement agricole du Mali (PDA). Il revient à l’Etat de définir et de mettre en œuvre une politique agricole et alimentaire autonome, garantissant une agriculture durable sur les productions locales plus importantes », a affirmé Seydou KEITA.
Il a expliqué que l’objectif visé par la Politique contre l’insécurité alimentaire est de rendre moins vulnérable les producteurs et productrices agricoles dans la perspective d’une augmentation durable de la production et de la productivité agricoles, pour de meilleurs revenus et une amélioration soutenue des conditions de vie de larges couches, soit 80% de la population malienne. Le conseiller technique s’est dit convaincu que le PRIA-Mali sera une réponse stratégique durable à la récurrence de l’insécurité alimentaire avec son corollaire de malnutrition dans le Sahel.
Le représentant du ministre a appelé l’équipe du projet et les services techniques à maintenir la dynamique déjà impulsée dans la mise en œuvre du projet tout en rassurant que la participation au département à l’effort national de reprise des activités économiques dans les régions nord du pays ne fera pas défaut.
Il est prévu que le PRIA-Mali étende son intervention dans les régions de Mopti, Sikasso et de Ségou pour la production de semences sélectionnées certifiées.
Soulignons que le PRIA-Mali contribue à assurer la subsistance des populations rurales vulnérables ; à développer la capacité d’adaptation aux changements climatiques des populations rurales vulnérables ; d’aider les décideurs nationaux et régionaux à disposer d’informations nécessaires pour prévenir et gérer les crises alimentaires.

PAR MODIBO KONE




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