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lundi 16 octobre 2017
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Respect de l’image des femmes dans les médias: l’IDEM défend la bonne cause

La Charte pour le respect de l’image et des droits des femmes à l’information et à la l’expression a été validée, hier mercredi, par les organisations professionnelles de presse. C’était à la Maison de la presse, au cours d’un atelier, initié par de  l’Institut pour la démocratie et l’éducation aux médias au Mali (IDEM), en partenariat avec IPAO et Oxfam.

La cérémonie d’ouverture, qui a enregistré la présence du président de la Maison de la presse, Dramane Alou KONE, était présidée par le coordinateur de  l’Institut pour la démocratie et l’éducation aux médias au Mali (IDEM), Sadou YATTARA.

Ont pris part à cette rencontre de validation les représentants de la Maison de la presse, des associations et organisations professionnelles des médias (ASSEP, ODEF, GROUPE, APPEM, SYJOR, APAC, UNAJOM…) et des organisations et associations féminines, notamment l’APDF.

‘’Plusieurs études sérieuses rapportent que la marginalisation des femmes au Mali demeure une réalité, au point que beaucoup d’acteurs de la société civile s’interrogent quant à la perspective d’un rééquilibrage du genre, tant dans les colonnes de nos journaux et sur nos ondes, nos écrans de télévision qu’au sein même des rédactions’’, révèle le coordinateur de l’IDEM, Sadou YATTARA.

Pour relever le défi, l’IDEM et ses partenaires (IPAO, Oxfam…), à travers le projet ‘’Promouvoir les droits des femmes, particulièrement les femmes maliennes marginalisées, à s’exprimer et à être entendues sur leurs droits civils’’ ont décidé d’appuyer les média maliens, a précisé M.YATTARA.

Aussi, a-t-il souligné, la nécessité de la mise en place d’un cadre de concertation multi-acteurs sur les droits des femmes à informer et à être informées; l’identification des besoins des femmes à accéder à l’information et les conditions dans lesquelles elles exercent leurs droits à s’informer et à s’exprimer; et l’élaboration d’une charte pour le respect de l’image des femmes dans les médias, devant servir de référence pour les différents acteurs du secteur des médias et les défenseurs

des droits de la femme.

«C’est ce que nous avons fait en élaborant la charte à vous soumise pour validation, mais nous sommes aussi convaincus qu’il faut aller plus loin par la définition d’un plan d’action, visant à renforcer politiquement, juridiquement, institutionnellement et professionnellement les droits des femmes à l’information et à l’expression», a soutenu le coordinateur de l’IDEM.

«Nous, signataires de la présente Charte, reconnaissons les principes fondamentaux suivants: L’égalité des femmes et des hommes constitue un droit fondamental qui doit être mis en œuvre par les médias dans tous les domaines où s’exercent leurs responsabilités, ce qui inclut leur obligation de combattre toutes les formes de discrimination, directe ou indirecte. L’élimination des stéréotypes sexués, indispensables pour l’instauration de l’égalité des femmes et des hommes doit être promue par les médias. La participation équilibrée des femmes et des hommes à la prise de décision est un préalable de la liberté d’expression et de l’accès à l’information: Le droit à l’égalité des femmes et des hommes requiert que les organes médiatiques prennent toutes les mesures et adoptent toutes les stratégies idoines pour promouvoir une représentation et une participation équilibrées des femmes et des hommes dans toutes les activités au sein des rédactions, des associations professionnelles, organes de régulation…Nous, signataires de la Charte, nous engageons à respecter les principes et les orientations, en mettant en œuvre des actions concrètes, sectorielles (les différentes corporations de professionnels; les différents types de médias ; les différentes instances de régulation et d’autorégulation; les différentes institutions de formation), ainsi que collectives. Nous, signataires de la Charte, donnons mandat à la Maison de la Presse, à la HAC, l’ODEP, l’IDEM de piloter, de suivre les actions de promotion, de mise en œuvre, et d’évaluation de la Charte, et de prendre toute initiative en vue de mobiliser à ces fins les pouvoirs publics, ainsi que les partenaires techniques et financiers», ont-ils engagé la presse malienne.

Par Hamidou TOGO

 




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