Restructuration du PACUM: sept nouvelles villes s’intègrent au projet

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Le Projet d’appui aux communes urbaines du Mali (PACUM) a tenu, lundi dernier, à l’hôtel Salam de Bamako, la 11e session du comité d’orientation du projet d’adoption du plan annuel de travail 2017. Cette session vise la planification, au titre de l’année 2017, des activités du PACUM concourant à l’amélioration du cadre et des conditions de vie de quelque 2.980.000 habitants, soit près de 20 % de la population totale de notre pays.

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le ministre de l’Habitat et de l’urbanisme, Ousmane KONE, en présence de plusieurs membres du Gouvernement. On y notait également la présence du Représentant du Bureau régional de la Banque mondiale, M. Paul et de la Représentante de la Coopération suisse, Béatrice MAYER.
La Banque mondiale a adhéré et soutient ce projet à hauteur de cinq millions de dollars, depuis bientôt trois ans. Si l’initiative est noble, le responsable de la BM a soutenu que ses résultats restent mitigés, malgré une mobilisation d’une bonne partie du financement du projet. Les communes, est-il convaincu, sont le creuset de la décentralisation. C’est pourquoi les villes doivent être la vitrine de ce processus en offrant une image viable et enviable. C’est tout le sens de ce projet, selon lui, qui permet de développer les services vitaux minimums dans les villes secondaires pour éviter que les villes principales ne connaissent l’urbanisation sauvage à laquelle l’on assiste actuellement.
Quant à la Représentante de la Coopération suisse, elle a souligné que son pays soutient le nôtre, depuis une vingtaine d’années. L’apport de la Coopération suisse à ce projet se justifie par sa pertinence pour la bonne marche du processus de développement dans notre pays. Béatrice MAYER a prôné une mobilisation sociale autour du PACUM, à travers une politique de gestion axée sur le résultat, pour sa réussite.
Le ministre Koné a expliqué que le PACUM était une initiative mise en place le Gouvernement est appuyé par la Banque Mondiale et la Coopération Suisse. Il concrétise deux points forts de la volonté politique de nos plus hautes autorités, à savoir : l’amélioration du cadre de vie dans nos villes ; et le transfert de ressources aux Collectivités territoriales décentralisées pour conforter le transfert des compétences déjà consacré par décret dans plusieurs secteurs.
Pour le département de l’Habitat et de l’urbanisme, il s’agit d’une démarche d’anticipation du transfert des ressources pour la mise en œuvre de la Politique nationale de la Ville (PONAV) et du Document Cadre de Politique nationale de Décentralisation (DCPND) respectivement adoptés par le Gouvernement le 26 février 2014 et le 10 février 2015.
Ces deux politiques mises ensemble permettront de faire face à une urbanisation sauvage découlant : d’une part, de la ruée des populations vers les centres urbains entraînant l’apparition de quartiers spontanés et de bidonvilles, donc d’une paupérisation urbaine croissante ; et d’autre part, du développement disproportionné de Bamako, la capitale nationale, par rapport aux villes secondaires.
Le PACUM, pour sa mise en œuvre, dispose de trois organes, à savoir : le Comité d’Orientation du Projet ; le Comité technique de Suivi du Projet ; et la Cellule de Coordination.

Au niveau régional, il est créé auprès de chaque Gouverneur de Région et du District de Bamako un Comité technique régional de Suivi du Projet (CTRS-PACUM) qui est chargé : de suivre la mise en œuvre, par les villes participantes au Projet (VPP), des recommandations issues des missions de supervision ; et de faire remonter les feed-back requis au niveau du Comité technique de Suivi du Projet.
Selon le ministre, le PACUM vise à appuyer le renforcement des capacités institutionnelles des Communes urbaines ciblées et contribuer à l’amélioration des services d’infrastructures dans les villes ciblées. Sa mise en œuvre, couvrant initialement les villes de Bamako, Kayes, Sikasso, Koutiala, Ségou, Mopti et Tombouctou, a intégré, suite à sa restructuration intervenue cette année, sept nouvelles villes, à savoir Kita, Koulikoro, Bougouni, Bla, Niono, Bandiagara et Gao, a-t-il soutenu.
Selon M. Ousmane KONE, la session a pour but, la planification, au titre de l’année 2017, des activités du PACUM concourant à l’amélioration du cadre et des conditions de vie de quelque 2.980.000 habitants, soit près de 20 % de la population totale du Mali.
Les participants se sont penchés sur le plan annuel de Travail 2017.
Le coût global des activités ainsi inscrites est estimé à onze milliards neuf cent quatre-vingt-trois millions quatre cent vingt mille francs CFA (11.983.420.000 FCFA), soit 10 440 720 000 FCFA au compte du financement Banque Mondiale (IDA) et 1 542 700 000 FCFA au compte du financement Coopération Suisse (DDC).
Il faut noter que la dixième Session ordinaire du Comité d’Orientation du Projet s’est tenue le 23 novembre 2015. Elle avait notamment recommandé de faire ressortir, dans le Document de Plan annuel de Travail de l’année 2016, la part de chaque partenaire financier dans le financement des différentes Composantes du Projet ; de diligenter l’information des Maires concernés par la notification de la mise à disposition des fonds d’appui inscrits dans leur budget respectif…

Par Sidi DAO

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