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jeudi 19 avril 2018
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Rétablissement de la sécurité au centre du pays: le plan de riposte de SBM

À peine qu’il a reçu les orientations du Chef de l’Etat les instructions d’instaurer « un dialogue politique inclusif sur la situation sécuritaire dans le centre du pays, le Premier ministre Soumeylou Boubeye MAIGA s’est mis à la tâche en convoquant, hier mardi, une importante réunion sur le sujet. Objectif : concocter un plan de réponse en vue de redonner espoir aux populations confrontées quotidiennement aux affres du terrorisme et du banditisme armé.

Entouré de plus d’une vingtaine de membres du gouvernement, du chef d’état-major général des armées et du chef du cabinet de défense de la Primature, le Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA a présidé cette importante réunion consacrée à la situation sécuritaire au centre du pays. Le chef du gouvernement, qui veut traduire en actes concrets les orientations du Président de la république qu’il a reçues lors du Conseil des ministres du 30 décembre derniers, entend, aux termes de cette rencontre, déployer tous les moyens nécessaires pour rétablir la sécurité dans les régions de Mopti et Ségou ou les groupes terroristes sévissent régulièrement contre les paisibles populations, les FAMAS et les forces étrangères. Des sources proches de la rencontre, le chef du gouvernement a d’ores et déjà, instruit aux ministres en charge de la Défense ainsi que celui chargé de la sécurité, la mise en œuvre rapide du plan intégré de défense des régions du centre afin de redonner espoir aux populations confrontées quotidiennement aux affres du terrorisme et du banditisme armé.
Conscient que la situation sécuritaire des régions du centre demeure un défi important pour lequel des réponses adéquates sont attendues par les populations, le chef de l’exécutif, qui enfile par la même occasion sa tenue de Général de guerre, a engagé ses plus proches collaborateurs à accélérer sans délai l’opérationnalisation effective du Plan de sécurisation intégrée des régions du Centre (PSIRC). Ce, d’autant plus que les conditions de sécurité restent extrêmement préoccupantes dans cette partie du pays, en particulier dans les Régions de Mopti et de Ségou, où il y a eu davantage d’actes terroristes ou liés au terrorisme que dans l’ensemble des cinq régions du nord de notre pays. Des attaques qui ont visé des convois et des postes de sécurité à l’arme légère et aux engins explosifs improvisés.
Ces deux régions sont également touchées par l’intimidation et le prosélytisme agressif des éléments terroristes envers les civils.
La plupart de ces faits ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, et d’autres sont peut-être le fait de groupuscules liés à l’État islamique du Grand Sahara.
En tout cas, la MINUSMA a reçu des informations selon lesquelles, les deux groupes agissaient en parallèle et probablement en collaboration.
Outre les éléments des forces armées et de sécurité qui sont la cible des groupes terroristes, les attaques contre les hauts représentants de l’État et les institutions du centre du Mali ont également augmenté, selon l’ONU. En témoigne l’enlèvement du Président du tribunal de Niono, dans la Région de Ségou, le 16 novembre, moins d’un mois après l’embuscade mortelle contre le convoi du Président de la Haute Cour du Mali, le 31 octobre, dans la Région de Mopti.
Si les groupes terroristes ont mené durant ces trois derniers mois, 71 attaques sur l’ensemble du territoire (37 contre les Forces de défense et de sécurité maliennes, 31 contre la MINUSMA, dont 4 contre ses sous-traitants, 2 contre un groupe armé signataire et 1 contre l’Opération Barkhane), les attaques ont été les plus nombreuses dans les Régions de Mopti (15), Gao (8), Ségou (7), puis Tombouctou (4), Koulikoro (2) et Ménaka (1).
Autant donc de raisons qui motivent la tenue de cette rencontre qui vise à concocter une meilleure stratégie dont le but ultime est de garantir le retour de la quiétude dans cette partie du pays afin de permettre le retour effectif de l’administration, permettre aux enfants de se rendre à l’école en toute quiétude et aux populations de vaquer avec sérénité à leurs occupations.

Par Mohamed D. DIAWARA




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