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jeudi 13 décembre 2018
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Réunion de comité de la Gouvernance Locale Redevable: les acteurs saluent les résultats acquis

La salle de conférence Moussa Balla Coulibaly, de la Maison du patronat de Bamako, a abrité, le jeudi 6 décembre, la réunion annuelle du Comité consultatif national du Programme Gouvernance Locale Redevable (PGLR), un programme piloté par la SNV, en collaboration avec OXFAM et la fondation ICOCO.

Cette rencontre avait pour objectif de présenter le suivi des recommandations de 2017, les résultats 2018 et dégager les perspectives 2019 du Programme jusqu’en 2020. La réunion avait aussi pour objectifs spécifiques de recueillir des suggestions et recommandations pour 2019 et 2020. La présentation du nouveau système d’information sur la transparence était aussi au centre des préoccupations au cours de ces assises.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Seydou DIABATE, Conseiller technique au ministère de la Jeunesse et de la reconstitution citoyenne, en présence de M. Mamadou BAH, conseiller technique à l’ambassade des Pays-Bas et les points focaux des jeunes du Projet des régions de Ségou, Mopti, Gao et Tombouctou.

M. Jean de MATA OUEDRAOGO, Directeur pays de la SNV, a rappelé que ce Programme s’inscrit dans un contexte de crise sécuritaire, humanitaire et sociale qui occupe le devant de l’actualité du Mali depuis 2012. Selon lui, les conséquences sociales, humaines et économiques sur les populations et les institutions du pays invitent à une analyse de ses causes profondes et ouvrent une opportunité de refondation du pays, basée sur les aspirations des populations à la base, et des perspectives de développement durable, notamment pour les jeunes. «Ces problématiques tiennent à cœur notre consortium qui estime que le renforcement de la gouvernance redevable dans ces zones soumises aux difficultés socioéconomiques, contribue à redynamiser les bases du développement, l’atténuation des conflits et la cohésion sociale. C’est pourquoi, malgré ce contexte sécuritaire, humanitaire et social difficile, les acteurs du Programme ne ménagent aucun effort dans l’action. Le Programme a ainsi démontré ses capacités à rester présent sur le terrain, à élargir ses zones d’intervention et à y réaliser des résultats forts appréciables», a-t-il expliqué. Le représentant de la SNV a ensuite remercié les conseils communaux et directeurs régionaux des ministères pour leur accompagnement et également souhaité que les nouveaux élus communaux aient la même volonté de cheminer avec les équipes et les jeunes comme l’ont fait leurs prédécesseurs. Pour finir, M. OUEDRAOGO a souhaité que cette réunion raffermisse la collaboration entre les différentes parties prenantes. «Qu’elle soit l’occasion d’échanger sur les difficultés rencontrées et les ajustements à faire pour l’efficacité du Programme», a-t-il émis le vœu.

De son côté, M. Mamadou BAH, de l’ambassade des Pays-Bas, s’est réjoui de la création d’un département ministériel pour la jeunesse. Pour lui, la meilleure gouvernance se forme autour des jeunes. Ce qui justifie, dit-il, le financement de ce Projet par les Pays-Bas. Selon M. Mamadou BAH, ce programme doit permettre d’instaurer un climat de confiance entre les gouvernants et les gouvernés.

Mlle Aminata KANTE, porte-parole des jeunes leaders qui co-pilotent le projet et non moins point focal des jeunes leaders de Tombouctou, a remercié la SNV pour l’initiative de ce projet qui, selon elle, est un canal par lequel les jeunes du centre et du nord du Mali fédèrent leurs efforts pour bâtir un Mali fort. «Le PGLR favorise l’émergence d’une jeunesse communale engagée, active et source de solutions pour les défis auxquelles font face nos communautés dans les 180 communes d’intervention du programme et ce, à travers l’engagement de 3.960 jeunes leaders représentant plus de 2000 associations de base. Cet engagement a permis une amélioration du degré de confiance entre les autorités communales et la jeunesse, l’amélioration des services publics communaux, une plus grande transparence des élus et responsables locaux et une jeunesse davantage présente dans les instances décisionnelle publique», a-t-elle témoigné. Selon elle, le programme a aussi permis le financement de 16 autres mini projets en gouvernance. «Ce programme a permis de remettre 3 prix de 30 millions aux collectivité, à l’issue d’un concours organisé entre les communes», a-t-elle également ajouté.

Quant au représentant du ministre de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne, Seydou DIABATE, il affirme que ce Programme permet l’implication des jeunes dans le développement durable. «Il contribue à améliorer la participation politique et la performance de redevabilité par l’implication des jeunes à travers une gestion efficiente transparente des affaires publiques», a-t-il souligné. Il s’est aussi réjoui que le PGLR favorise l’émergence d’une jeunesse communale engagée, pour relever les défis auxquels sont confrontées les communautés de base dans les 51 Communes d’intervention, de 2015 et les 48 nouvelles de 2017. Selon lui, grâce à ce projet, 36% des maisons des jeunes du Mali ont été redynamisées et rentabilisées, et 800 conflits liés aux ressources naturelles et foncières ont été gérés.

Mieux, poursuit-il, le projet répond parfaitement aux attentes de son département. «Le PGLR contribue également aux objectifs des ministères de la Culture et des Sports, en organisant de nombreuses activités culturelles et sportives, favorisant l’amélioration de la cohésion sociale des communautés, malgré l’atmosphère plombée par l’insécurité et les menaces. Ce Programme témoigne de la confiance des partenaires techniques et financiers en la Jeunesse pour une amélioration du contrat social entre les gouvernants et les gouvernés, vers une sortie de crise qui aurait de la difficulté à se produire sans leur engagement civique», conclut le représentant du département de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne.

PAR CHRISTELLE KONE

 




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