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mardi 23 janvier 2018
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Réunion de comité du PGLR: les acteurs identifient les nouveaux défis

La salle de conférence du centre culturel « Bloba » de Bamako a abrité, le jeudi 14 décembre 2017, la deuxième réunion du Comité consultatif national du Programme Gouvernance Locale Redevable (PGLR), un programme piloté par la SNV, en collaboration avec OXFAM et la fondation ICOCO.

Cette rencontre avait pour objectif de présenter le suivi des recommandations de 2016, les résultats 2017 et les perspectives 2018 du Programme jusqu’en 2020. La présentation du nouveau système d’information sur la transparence était aussi au centre des préoccupations au cours de cette réunion. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Cheik Oumar COULIBALY, Directeur de Cabinet du ministère de la Jeunesse et de la reconstitution citoyenne, en présence de M. Paul THOLEM, Chef de la coopération de l’ambassade des Pays-Bas et les points focaux des jeunes dudit Projet des régions de Ségou, Mopti , Gao et Tombouctou.
En campant le décor, M. Jean de MATA OUEDRAOGO, Directeur pays de la SNV a rappelé que ce Programme s’inscrit dans un contexte de crise sécuritaire, humanitaire et sociale qui occupe le devant de l’actualité du Mali depuis 2012. Selon lui, des conséquences sociales, humaines et économiques sur les populations et les institutions du pays interpellent une analyse de ses causes profondes et ouvrent une opportunité de refondation du pays basée sur les aspirations des populations à la base, et des perspectives de développement durable, notamment pour les jeunes. « Ces problématiques tiennent à cœur notre consortium qui estime que le renforcement de la gouvernance redevable dans ces zones soumises aux difficultés socioéconomiques, contribue à redynamiser les bases du développement, l’atténuation des conflits et la cohésion sociale. C’est pourquoi, malgré ce contexte sécuritaire, humanitaire et social difficile, les acteurs du Programme ne ménagent aucun effort dans l’action. Le Programme a ainsi démontré ses capacités à rester présent sur le terrain, à élargir ses zones d’intervention et à y réaliser des résultats forts appréciables. », a-t-il dit avant de de remercier les conseils communaux et directeurs régionaux des ministères pour leur accompagnement et également souhaiter que les nouveaux élus communaux embrassent la même volonté de cheminer avec les équipes et les jeunes comme l’ont fait leurs prédécesseurs.
Pour finir, M. OUEDRAOGO souhaité que cette réunion raffermisse la collaboration entre les différentes parties prenantes. « Qu’elle soit l’occasion d’échanger sur les difficultés rencontrées et les ajustements à faire pour l’efficacité du Programme », a-t-il souhaité.
De son côté, M. THOLEM de l’ambassade des Pays-Bas s’est réjoui de la création d’un département ministériel pour la jeunesse. Pour lui, la meilleure gouvernance se forme autour des jeunes. Ce qui justifie, dit-il, le financement de ce Projet par les Pays-Bas. Selon M. THOLEM, ce programme doit permettre d’instaurer un climat de confiance entre les gouvernants et les gouvernés.
Quant au représentant du ministre de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne, Cheick Oumar COULIBALY, il affirme que ce Programme permet l’implication des jeunes dans le développement durable. «Il contribue à améliorer la participation politique et la performance de redevabilité par l’implication des jeunes à travers une gestion efficiente transparente des affaires publiques», a-t-il dit. Il s’est aussi réjoui que le PGLR favorise l’émergence d’une jeunesse communale engagée, active et source de solutions pour les défis auxquels font face leurs communautés dans les 51 Communes d’intervention de 2015 et les 48 nouvelles de 2017.
Mieux, poursuit-il, il répond parfaitement aux attentes de son département. « Le PGLR contribue également aux objectifs des ministères de la Culture et des Sports en organisant de nombreuses activités culturelles et sportives favorisant l’amélioration de la cohésion sociale des communautés, malgré l’atmosphère plombée par l’insécurité et les menaces. Ce Programme témoigne de la confiance des partenaires techniques et financiers en la Jeunesse pour une amélioration du contrat social entre les gouvernants et les gouvernés vers une sortie de crise qui aurait de la difficulté à se produire sans leur engagement civique », a-t-il dit.

PAR CHRISTELLE KONE




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