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mardi 20 avril 2021
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Réunion des ministres de la jeunesse du G5 Sahel: la feuille de route de Bamako

Le Premier ministre, Modibo KEÏTA, a présidé hier jeudi l’ouverture de la réunion des ministres de la Jeunesse du G5 Sahel sur l’élaboration d’une stratégie intégrée de la jeunesse des pays membres de l’espace à l’hôtel Radisson Blu de Bamako. C’était en présence de plusieurs membres du Gouvernement, du Secrétaire permanent du G5 Sahel, Najim El Hadj MOHAMED, du Directeur pays du PNUD, Boubou Dramane CAMARA, de l’Ambassadeur de l’UE pour le Sahel, Ángel Losada FERNANDEZ,…

Placée sous le thème : «la jeunesse du G5 Sahel dans un contexte de montée de la radicalisation et de l’extrémisme violent ; état des lieux», la réunion de Bamako se situe dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Chefs d’État du G5 Sahel en matière de développement de cette jeunesse.
Elle a permis aux ministres en charge de la jeunesse des pays membres du G5 Sahel de : faire le diagnostic des problèmes qui se posent à la jeunesse du G5 Sahel et l’état des lieux des politiques, stratégies et solutions mises en œuvre dans les différents pays en matière de promotion de la jeunesse ; valider les termes de référence d’une étude portant sur l’élaboration d’une Stratégie intégrée assortie d’un plan d’action de la jeunesse des pays du G5 Sahel ; faire des propositions de solutions pour apporter des réponses adaptées aux problèmes diagnostiqués. Elle a abouti à la mise en place d’un Comité de pilotage de la Stratégie intégrée de la jeunesse des pays du G5 Sahel et le chronogramme de mise en œuvre des décisions et recommandations, etc.
Des différentes interventions, il ressort que la pauvreté ; le chômage massif et endémique ; la croissance démographique rapide ; l’analphabétisme ; l’ignorance ; les effets néfastes du changement climatique ; le Sida ; l’alcoolisme ; la consommation de drogue ; la migration irrégulière sont autant de défis auxquels sont confrontés les jeunes des pays membres du G5 Sahel. Le tout récent et le plus pernicieux d’entre ces périls est incontestablement le terrorisme caractérisé par la montée de la radicalisation à travers l’intégrisme religieux et l’extrémisme violent, dont les jeunes sont non seulement les premières victimes, mais, malheureusement aussi, les acteurs.
De même, il ressort que ces défis, certes nombreux, ne sont pas insurmontables et appellent plus que jamais à l’action concertée par la conjugaison de toutes les ressources pour des solutions pratiques et durables.
Le Secrétaire permanent du G5 Sahel a souligné que les questions de jeunesse, tout en étant des préoccupations de développement, sont aussi et surtout des questions de sécurité et s’inscrivent parfaitement dans le créneau de sécurité et de développement que promeut le G5 Sahel.
A l’entame de ses propos, le Secrétaire permanent du G5 Sahel, Najim El Hadj MOHAMED, a rappelé que l’organisation a été créée le 16 février 2014 à Nouakchott (Mauritanie), par les chefs d’État du Burkina-Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad et sa Convention signée le 19 décembre de la même année. L’objectif majeur de sa création est de coordonner les politiques et stratégies de développement et de sécurité des cinq États qui constituent un espace regroupant la plus grande concentration des menaces sur la paix et la sécurité et le développement. L’un des principes directeurs de son action c’est d’allier dans toutes ses interventions «la sécurité et le développement » et de privilégier les zones transfrontalières, enclavées, à faible densité humaine, avec une faible présence de l’État et de ses partenaires caractérisées par des indicateurs socio-économiques très bas se situant généralement en dessous des moyennes nationales, a-t-il dit.
Le G5 Sahel s’est doté d’un Programme d’Investissements Prioritaires pour la période 2015-2017, avec des projets structurants dans les domaines de la sécurité, de la résilience, des infrastructures et de la gouvernance et est en train de formuler sa Stratégie pour le Développement et la Sécurité déclinée en plans d’actions pluriannuelles.
Les pays du G5 Sahel ayant pris conscience des défis sécuritaires et de développement qui se posent à eux ont décidé de se mettre ensemble pour lutter contre la désertification, l’insécurité alimentaire, le défi démographique, la migration illégale de la jeunesse, la pauvreté sous toutes ses formes, la promotion des femmes, les effets du changement climatique, le mal développement et la mal gouvernance, le terrorisme et le crime organisé le dernier né et le plus pernicieux des défis sahéliens, a-t-il martelé.
Dans son adresse, le Premier ministre, Modibo KEÏTA, a souligné que le Gouvernement du Mali attache une importance particulière à cette problématique de la jeunesse. Pour lui, il s’agit aujourd’hui de faire de la jeunesse le moteur du développement et de la stabilisation. «Nous ne devons pas avoir une jeunesse qui a peur de grandir, mais qui a foi en l’avenir», a-t-il dit. Pour cela, il a invité les jeunes à avoir confiance en eux-mêmes.

Par Abdoulaye OUATTARA




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