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lundi 19 février 2018
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Revalorisation des chefs de villages: un pas de géant effectué à Sikasso

Après le diplôme d’honneur du ‘’Chevalier du Balanzan’’ décerné par la Coordination des chefs de villages de Ségou ; une attestation de reconnaissance du Réseau des jeunes des Partis politiques du Mali, c’est au tour de la Coordination des chefs de village de Sikasso de célébrer le président le Dr Abdoulaye SALL, Président de CRI-2002, ancien ministre chargé des relations avec les Institutions, en le revêtant de l’habit traditionnel Sénoufo.

Cette distinction honorifique a eu lieu à la faveur de la cérémonie de remise officielle au Gouverneur de la Région de Sikasso, Bougoussènè COULIBALY, du répertoire des chefs de villages de ladite région, dans la salle de conférence du Conseil de cercle.
C’était en présence des autorités administratives ; des chefs de villages, avec à leur tête leur Coordinateur régional, Siriki DIAWARA, qui avait pour hôte le Coordinateur de Ségou, Seydou Oumar TOGORA ; du 5e adjoint au maire, Hamza S. DIARRA ; du 2e vice-président du Conseil régional, Soumaïla SANOGO.
Annoncé à Ségou, quelques jours plus tôt, le répertoire a été reçu telle une manne. Une preuve supplémentaire de l’engagement de CRI-2002 en faveur des autorités et légitimités traditionnelles qui doivent pleinement jouer leur rôle et responsabilité pour le bon équilibre de la société malienne. C’est en reconnaissance de cet engagement jamais pris à défaut que la Coordination des chefs de villages a décidé de revêtir le Dr SALL de l’habit traditionnel Sénoufo. Le symbole est très fort. Et pour cause, explique-t-on, l’habit, au-delà de sa dimension parure, est ce qui protège, reflète la valeur d’un homme au sein de sa communauté. Reconnaissance, mais également devoir de continuer sa noble mission qui participe à l’encrage de la démocratie dans notre pays. Tel est aussi le message passé au Dr SALL, plus que jamais adulé par les chefs de village, de quartier et de fraction.
Fidèle à son idéal, CRI-2002 a toujours fait de la reconnaissance des chefs de villages son cheval de bataille. Une des étapes de cette reconnaissance est la réalisation d’un répertoire. Pour Sikasso, c’est désormais chose faite.
Autant, le Coordinateur des chefs de village que les autorités régionales n’ont pas tari de reconnaissance à l’endroit de CRI-2002 pour son œuvre fastidieuse d’élaboration d’un répertoire des chefs de villages. Un travail qui a été facteur de découverte de ces autorités qui par la même occasion ont eu une perception plus nette de leurs missions et des attentes.
Le répertoire représente sans conteste un précieux outil aux mains de l’Administration, en termes d’informations sur ses relais locaux.
Il faut préciser que le répertoire a été rédigé en 2 tomes.
Le premier renferme les données des Cercles de Bougouni, Kolondiéba et Yanfolila.
Le second porte sur les Cercles de Sikasso, Kadiola, Koutiala et Yrosso.
Selon le Président de CRI-2002, le Dr SALL, le répertoire constitue un grand pas dans le sens de la revalorisation des chefs de villages, de quartiers et de fractions. Ce, d’autant plus, a-t-il explicité, que l’encrage démocratique passe par une plus grande responsabilisation des populations dans la conception et la mise en œuvre des actions de développement ne sauraient arriver à bon port que par une forte implication des autorités traditionnelles. Toute chose du reste consacrée par la Loi N° 95-034 du 12 avril 2015 portant Code de Collectivités qui stipule en son article 54 : ‘’le chef de village, de fraction, et de quartier participent à l’élaboration et la mise en œuvre des actions de développement en direction de leur communauté’’. De même : ‘’ils assistent le receveur municipal dans les opérations de recouvrement des impôts et taxes’’ (article 67).
Faut-il rappeler que la présente initiative s’inscrit dans le cadre du Plan quadriennal (2015-2018) de Cri-2002, contact national de Transparency International ; notamment en ce qui est de la mise en œuvre du Programme ‘’Partenariats pour l’exercice d’une gouvernance appropriée (PEGA 2015-2018) dans les régions de Sikasso, Mopti, Tombouctou, et au niveau national’’, financé par la direction du développement et de la Coopération suisse.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la crise multidimensionnelle vécue par le pays a fortement contribué à l’éveil des consciences quant à la revalorisation des autorités traditionnelles. Pour preuve, parmi les 10 thèmes débattus lors phares des états généraux de la Décentralisation, tenus à Bamako le 21, 22 et 23 2013 octobre, le 8 portait sur ‘’ le rôle des autorités traditionnelles et coutumières dans la gestion politique locale et nationale’’. À ce niveau les recommandations étaient :
-Prendre en compte la dimension culturelle dans notre processus de démocratisation, de décentralisation, dans le cadre du développement local et régional et de la restauration de l’autorité de l’État ;
-Améliorer la visibilité et la reconnaissance des chefs traditionnels et coutumiers, détenteurs de légitimités historiques traditionnelles, pour améliorer leur contribution en matière de prévention et de gestion des conflits, de gestion du foncier, des services sociaux de base et de mobilisation des ressources ;
-Impliquer les chefs traditionnels et coutumiers dans la gestion des collectivités territoriales à travers des rencontres d’échanges et de partage régulières.

Par Bertin DAKOUO




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