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samedi 18 novembre 2017
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Révision Constitutionnelle: le « non » politicien et le « oui » citiyen

Depuis des semaines, les adversaires du Président IBK et leurs alliés sont en campagne de subversion et d’incitation à la révolte contre le projet de référendum en vue de réviser la Constitution du 25 Février 1992. Pour les besoins de la cause, les opposants à l’initiative présidentielle ne s’embarrassent désormais d’aucun boniment. Parce qu’en fait d’argumentaire, l’opposition et ses ouailles jouent à un jeu de politiciens qui est loin d’être similaire à une bonne politique. Contrairement aux vrais politiques de la nation, les partisans du ‘’NON’’ ayant un agenda caché, ils entraînent toute une foule malmenée dans leur jeu de politiciens qui passe à côté de la vérité.

Définie comme étant une manière d’agir avec habileté, justice, diplomatie et calcul, la vraie politique est manipulée par les partisans du ‘’NON’’ pour atteindre à leur objectifs inavoué qui n’a rien à voir avec une cette révision constitutionnelle. Et pour cause ? Voilà deux raisons qui décèlent leur ambition inavouable.
1. Si le referendum se fait, une évidence est là la présentielle d 2018 se tiendra.
2. Si le Président IBK gagne son oui, rien ne va l’empêcher de remporter la présidentielle de 2018. Si IBK passe, quelle serait la réaction de toute cette foule qui a été hypnotisée par eux durant tout ce temps pour dire Non ? Comme la vérité finit toujours par triompher, beaucoup de partisans du ‘’Non’’ auront compris leur manigance qu’est-ce qui va se passer ? Ils vont certainement faire leur mea-culpa et choisir le camp de la vérité, de la vraie politique, différente de celle des politiciens.
3. Si la nouvelle Constitution passe, cela va permettre au Président IBK d’avoir deux nouveaux mandats, parce que, selon eux, pour ne pas dire selon une partie de leurs slogans de politiciens, il s’agira d’une nouvelle Constitution, donc une nouvelle République.
Pourtant, ils savent qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle Constitution, comme ils le prétendent mais une simple révision et la Cour constitutionnelle a été claire dans son arrêt rendu suite au dépôt par les députés du Groupe VRD et du Groupe ADP Maliba et SADI d’une requête auprès de la Cour Constitutionnelle à l’effet d’annuler la loi de révision constitutionnelle votée par l’Assemblée nationale le 3 juin 2017.
Voilà les inquiétudes des barons de l’opposition qui, après avoir échoué dans leur stratégie de rue, pour ne pas dire plus susciter une révolte générale contre le pouvoir pour amener le Président IBK à abdiquer, l’opposition au Référendum, en désespoir de cause, fait feu de tout bois : désinformation, manipulation, fausses informations ou carrément des mensonges maladroits. Ce qui fait de leur ‘’NON’’ un nom de politiciens sans aucune vergogne de « beurrer » les yeux de certains Maliens qui sont facilement tombés dans leur piège fait de mensonges et d’illusions. En rappel voilà certains arguments qu’ils brandissent comme un épouvantail dans un champ occupé de perroquets

Article 118 de la Constitution
Le premier boniment que les amis de l’opposition et leurs alliés ont eu à brandir était l’article 118 de la Constitution du 25 Février 2012, qui stipule qu’aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire.
Cette disposition constitutionnelle a été brandie en épouvantail si ce n’est une épée de Damoclès par le camp du ‘’NON’’ pour tenter de dissuader l’exécutif de conduire cette révision constitutionnelle. Ils ont parlé d’inopportunité, d’occupation du pays, d’absence de souveraineté, etc.
La réponse de la Cour constitutionnelle n’a pas tardé pour mettre les points sur les i à ce niveau. Car selon la Cour, dans le contexte actuel, aucune troupe étrangère ne siège sur le sol malien, donc on ne peut dans ce cas parler d’atteinte à l’intégrité territoriale.

2. Accroissement des pouvoirs présidentiels
Le deuxième vrai-faux prétexte des frondeurs de la République serait que cette nouvelle Constitution fera du Président IBK un « Mansa », un roi, un monarque. Car selon eux, le fait que cette Constitution donnerait au Président de la République les prérogatives de définir la politique de la nation, de nommer et de révoquer le Premier ministre, de nommer le Président de la Cour suprême, et de désigner le tiers des sénateurs, en fait foi.
Soumi Champion, à travers une interview accordée à nos confrères de RFI, n’a pas cachée sa haine à l’endroit du Président IBK à ce sujet. « Je n’ai rien contre le projet de révision de la constitution, mon unique point de discorde c’est la nomination d’un tiers des sénateurs par le président de la République… » Voilà ce qu’a déclaré Soumi champion sur RFI.
Pour tout bon observateur, cette déclaration de notre chef de file de l’opposition met à nu la haine sans précédent des gourous de l’opposition à l’endroit de celui qu’ils ne gobent pas au plus haut sommet de l’Etat. Non seulement ces prérogatives allouées au Président de la République sont des pratiques courantes en démocratie, y compris la nomination du Président de la Cour constitutionnelle par le Président de la République en France. Mieux, la même loi a été votée par les camarades de Soumi, en 2011. Donc pourquoi ce rejet catégorique de ce texte si ce n’est de régler un compte personnel à cet adversaire politique qu’est le Président de la République ?

Constitutionnalisation de l’homosexualité
C’est le chef de file de l’Opposition, qui ne recule plus devant aucun ridicule, qui a laissé entendre cette divagation. Haranguant sa poignée de militants noyés dans les rangs des activistes contre le régime, Soumi a dit que si jamais ce referendum passait, rien ne pourra les empêcher de légaliser au Mali le mariage homosexuel. Ce qui était totalement absurde ; parce que rien dans la Constitution ne pouvait indiquer ni étayer cette allégation hasardeuse d’un Chef de file de l’Opposition âgé de 70 ans doublé d’honorabilité. Logique ! La foule surexcitée a donc retenu de la harangue de Soumi que la nouvelle Constitution en chantier contiendrait des dispositions relatives à la légalisation du mariage homosexuel.
Sans rien comprendre, les partisans du ‘’NON’’ ont commencé à faire le buzz avec la suggestion populiste de Soumi : la nouvelle Constitution prévoit l’homosexualité ! Et pour se justifier ou justifier les propos de leur Chef mal inspiré, il disait que c’est le préambule qui fait référence à la «Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ». Ce bluff non plus n’a pas fait long feu, suite aux explications claires et véridiques du camp citoyen du ‘’OUI’’.

Une vraie politique du camp du ‘’OUI’’
Malgré toutes ses intoxications les partisans du ‘’OUI’’ ont fait recours à une politique pour mettre à nu les ambitions inavouées de l’opposition. C’est avec une surprise agréable que certains irréductibles, réfractaires à tout ce qui vient du Président IBK nous ont dit être très déçus d’avoir été bernés par des gens en qui ils avaient cru aveuglement sur cette affaire de révision constitutionnelle. Désormais, ils se proposent de jauger tous les slogans avant de s’embarquer dans quelle que « imposture de pseudo-intellectuels ».
En plus de ces brebis égarées repenties, nous avons des citoyens qui, après avoir écouté et analysé les deux camps, n’ont pas passé par quatre chemins : ils ont choisi le camp du ‘’OUI’’ comme tout bon citoyen, contrairement à cette jeunesse syndiquée ou instrumentalisée par des hommes politiques sans vergogne prêts à mettre le pays à feu et à sang pour parvenir à leur fin haineuse. La plateforme ‘’Oui an son na’’ en est un exemple à encourager. Voilà un regroupement de plus de 52 associations de jeunes, qui ont décidé de prendre leur destin en main en faisant sourde oreille au canular de l’autre camp. A vrai dire ces jeunes ne sont ni instrumentalisés, ni à la solde de qui que ce soit comme au camp du ‘’OUI’’.
Petit à petit, le cercle des citoyens se renforce autour de l’essentiel qui est un Mali nouveau qui réunit tous ses fils de Kayes à Taoudéni. Et pour cause, nos vaillants chasseurs ont aussi compris que le camp de ‘’OUI’’ est celui de la solution recherchée pour un Mali apaisé, sont aussi les citoyens. Voilà des citoyens qui n’appartiennent à aucune organisation syndicale ni politique qui ont, de leur gré, accepté de suivre le camp de la vérité. En vérité ils réclament la paix dans un processus démocratique et transparent.
Les autres citoyens lambda aussi commencent à bouder les politiciens pour rejoindre le camp des citoyens, malgré leurs manigances et malices. Car, ils savent qu’il y va de la stabilité tant recherchée dans notre pays.

Par CHRYSTELLE KONE




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