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vendredi 21 janvier 2022
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La rhétorique raciste sur fond de condescendance et d’unilatéralisme

Si la France colonialiste se réjouit d’avoir élu à sa tête Emmanuel MACRON, un président né après cette période trouble de son histoire, elle doit aujourd’hui se repentir du choix qu’elle a opéré. L’actuel locataire de l’Élysée a en effet le péché mignon, pour les besoins, d’être un bourgeois qui se renferme sur ses origines et sa littérature.
Il n’a pas digéré l’élan de vérité du Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA et a, contre tous les usages d’État, accepté de répondre, lui président de la République, à Premier ministre. En sortant, après ses ministres et ses intellectuels en mission, le jeudi dernier, en marge du dîner de clôture de la saison Africa 2020, à l’Élysée, pour insulter notre pays et ses dirigeants, le président MACRON se dévoile la vraie nature de la France raciste et condescendante. Une rhétorique injurieuse jamais entendue à ce niveau de responsabilité.
Le président MACRON tout pétri de lumière et de lettres doit savoir de même que l’injure n’est pas une réponse à une accusation. Le Mali souverain attend de la France qu’elle lui dise quel accord secret lui permet de faire chez nous ce qu’elle veut. Le Mali souverain dit a MACRON qu’en 8 ans de présence de forces armés de son pays, sa situation s’est détériorée. Assimi GOITA et Choguel MAIGA, au nom de ce Mali souverain, comme tous les Maliens sont reconnaissants du sacrifice des soldats français, mais MACRON ne nous oblige pas à compter nos morts dans cette guerre.
Indécence, en bon français, c’est immoralité, malhonnête… Non le président MACRON, le Malien, pauvre, mais digne, prend le défi avec chacun et tous de son honorabilité et la véracité de ses affirmations et n’aura aucune honte à s’excuser s’il s’est trompé. Parce que l’erreur est humaine.
La France colonialiste gagnerait à redescendre sur terre et être dans le temps présent.
Le même jeudi 30 septembre 2021, recevant des descendants d’acteurs de la guerre d’Algérie, le président français MACRON a servi la même rhétorique raciste à la République sœur d’Algérie. Il s’est permis de dénoncer à satiété une « histoire officielle, celle d’Algérie, « totalement réécrite » qui « ne s’appuie pas sur des vérités », mais sur « un discours qui repose sur une haine de la France ». MACRON a exprimé son inquiétude de cette « réécriture » et dit craindre « un renfermement » de la mémoire et « un éloignement » avec le peuple algérien.
Selon le locataire de l’Élysée, la nation algérienne post-1962 s’est construite sur « une rente mémorielle » entretenue par « le système politico-militaire ».
A Alger on n’a pas apprécié le fait que MACRON puisse se poser, ingénument des questions sur l’existence de la Nation algérienne pour justifier l’amnésie mémorielle de la France officielle. Pour Alger, c’est un égarement impardonnable qui ne restera pas sans conséquence. L’égarement macronien n’a pas été sans conséquence : l’Algérie a rappelé son ambassadeur à Paris, contrairement à nous…
Le jeudi, le président de la France coutumière de l’unilatéralisme dans ses relations avec le continent nègre a fait une sortie de route à propos et du Mali et d’Algérie.

PAR BERTIN DAKOUO




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