Rififi au Bureau des femmes RPM de Kita: les éclairages de mme Diawara Lady Toué

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Depuis quelques mois, le nouveau bureau de l’union des femmes de la section de Kita fait l’objet d’une polémique. Certaines militantes contestent ce bureau en faveur d’un autre mis en place par un groupuscule de femmes leaders du RPM. Pour plus d’éclairage, nous avons rencontré la présidente du bureau nationale, Diawara Lady Touré.

Mis en place le 21 février 2015, l’actuel bureau de l’UF-RPM de Kita, avec sa tête, Mme Fanta Chérif Keita, est qualifié d’imposé de façon unilatérale par Mahamadou Tounkara Dô, deuxième personnalité de l’Assemblée nationale. Composé de 73 membres, ce bureau fait l’objet d’une chronique qui anime les débats politiques au sein de cette formation politique. De hauts responsables du bureau national sont accusés de pêcher dans des eaux troubles de cette affaire.
Selon la présidente du bureau politique nationale de RPM rencontrée par nos soins, toutes les preuves de validité dudit bureau sont disponibles à son niveau. « Nous avons constaté que ce sont les femmes de la section de Kita qui ont mis en place leur bureau, sous la supervision d’un délégué de l’Union des jeunes du bureau national, d’un délégué du bureau national. C’est ce qui s’est passé, selon nos constats », nous a-t-elle expliqué.
Les raisons de la polémique
Tout a commencé, selon Mme Diawara, un 30 mai 2016, quand la présidente a délivré un ordre de mission à Mme Wagué Astou Ndiaye, 2e vice-présidente du bureau national pour juste aller valider un bureau des femmes déjà mis en place dans la capitale de l’arachide, suite à une de lettre de la présidente sortante adressée à la présidente du bureau national. Une fois arrivée à Kita, lieu d’exécuter les instructions de la maison, Mme Astou met en place un autre bureau, le 31 mars 2015, conduite par Mme Bana Koita. Ensuite, elle déclare l’autre bureau mis en place, selon les statuts et règlements du parti, non valide. Pire, Mme Diawara a reçu une autre lettre d’invitation pour le renouvellement du bureau de l’Union des Femmes (UF-RPM de Kita), selon ses explications. Ce qui a été tout de suite démentit par la présidente sortante de l’UF-RPM de Kita, qui est actuellement vice-présidente du bureau légalement mis en place : « je viens par la présente, vous dire que je ne vous ai jamais adressé une correspondance en vue de venir renouveler la section UF-RPM de Kita. La lettre d’invitation que vous avez reçue pour cet objet n’est pas signée de moi. Ma signature a dû être imitée par celles qui l’on fait en mes lieux et place. Pour cela, je décline toute responsabilité vis-à-vis de cet acte… En effet, la section de l’UF-RPM de Kita a été renouvelée le 21 février 2015. Mme la présidente, je vous prie de bien vouloir valider le bureau joint à la présente lettre dirigé par Mme Keita Fanta Keita », précise la lettre.
Selon la présidente, le bureau de Mme Astou Ndiaye et ses associés est mise en place en catimini : « comment puis-je vous adresser une telle correspondance et être absente à la mise en place du bureau sous la supervision de votre envoyée spéciale le mardi 31 mai 2016 sans aucune cause ? », s’est-elle interrogée.
Suite à ces polémiques, l’UF du bureau national a convoqué une réunion pour voir le cas de Kita qui était devenu un problème. Mais malgré les agissements du clan Astou Ndiaye au cours de la réunion, il est convenu d’aller refaire le bureau de l’UF-RPM de Kita qui sera mis en place par les femmes de Kita, elle-même.
« Nous, on ne fait que superviser. Et c’est cela notre rôle. Moi, je n’ai pas ce pouvoir d’imposer qui que ce soit aux gens. Ce bureau a été élargi, mais aussi mis en place en présence de tout le monde et acclamé par tout le monde », a expliqué Mme Diawara Lady, avant de nous montrer un vidéo de la séance.
Aussi, la date qui est sur la bande correspond-elle valablement à celle de l’événement. En dehors de cette brève explication, nous avons découvert un rapport qui donne plus d’explications sur ce problème.
Dans ledit rapport, il est mentionné qu’une délégation de l’UF du bureau national a effectué le déplacement à Kita. La délégation était dirigée par Mme Diawara Lady, en tant que présidente de ladite union. L’objectif de cette rencontre était de donner des éclaircissements aux premières responsables des femmes de Kita par rapport à la fausse lettre adressée au bureau national de l’UF/RPM et de superviser la mise en place d’un bureau consensuel qui ne sera pas l’objet de discorde entre les femmes du parti. Le même document relate que la présidente du bureau national des femmes a invité les camarades militantes à la cohésion et à l’union autour des idéaux du parti et du président IBK. La délégation a demandé aux sections et sous sections des jeunes et des femmes de Kita de procéder à la mise en place du bureau. Après une rude séance de travail avec plus d’une cinquantaine de participants, la section des femmes de Kita a procédé au renouvellement du bureau élargi cette fois-ci jusqu’à 73 personnes, avec à sa tête Mme Keita Fanta Keita plébiscitée pour une seconde fois. Signalons que le bureau a été mis en place en présence de Mme Bana Koita, qui a décliné l’offre de la 2e vice-présidente de l’UF-RPM de Kita. Par souci d’apaisement, la section UF de Kita a accepté son adhésion comme 2e vice-présidente, elle a catégoriquement refusé. La délégation a ouvert les travaux de la validation de la section en présence de 23 sous-sections sur les 33 membres du bureau sortant. À la fin des travaux, la conférence a acclamé à l’unanimité et validé le bureau de l’UF-RPM de Kita conduit par Mme Fanta Chérif Keita.
Signalons que Mme Diawara Lady n’a pas voulu de commentaire sur l’indicent, après avoir nous monter la vidéo.

Par Christelle KONE

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