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mardi 12 décembre 2017
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Risque d’insécurité alimentaire: le SAP dévoile ses conclusions d’analyse

L’estimation des populations par phase de sévérité de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle fait ressortir que 263 039 personnes au Mali ont besoin d’une assistance alimentaire immédiate au risque de voir passer ce nombre à 270 734 personnes, tandis que des actions de résilience doivent être réalisées en faveur des populations en situation d’insécurité alimentaire estimée à 1 944 332 personnes en phase courante et 2 070 135 personnes en phase projetée. C’est du moins les recommandations spécifiques du Comité national du cadre harmonisé d’identification des zones à risque et des populations vulnérables au sahel et en Afrique de l’ouest qui vient de clore ses travaux.

C’est à l’issue d’une réunion d’expertise du 3 au 9 novembre dernier, pour identifier les zones à risques et des populations en insécurité alimentaire et nutritionnelle, que le Système d’alerte précoce (SAP), en tant que président du Comité national du cadre harmonisé, a présenté, hier lundi, les résultats de ses travaux, au titre de la campagne 2014-2015.

Il ressort de l’analyse et des résultats présentés qu’aucune zone, pour la situation courante (octobre-décembre 2014), n’a été identifiée en situation de crise, d’urgence ou de famine.

Par contre, 12 cercles sont identifiés en phase sous-pression.  Il s’agit notamment de Tominian dans la région de Ségou; Tombouctou, Diré, Goundam, Gourma Rharous et Niafunké, dans la région de Tombouctou ; Gao, Ansongo et Ménaka, dans la région de Gao ; Kidal, Abeibara et Tin Essako, dans la région de Kidal.

Aussi, les résultats présentés font état de 37 autres cercles en phase minimale.

L’estimation des populations par phase de sévérité de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle fait ressortir que 263 039 personnes, soit environ 1,5% de la population totale du pays, sont en situation de besoin alimentaire alors que 1 944 332 personnes ont été identifiées en phase sous-pression. Ce qui fait environ 10 % de la population totale du pays.

Selon l’analyse de la soixantaine d’experts du Comité national du cadre harmonisé d’identification des zones à risque et des populations vulnérables au sahel et en Afrique de l’ouest, une assistance alimentaire immédiate doit être apportée aux 263 039 personnes au risque de voir ce nombre augmenter sensiblement dans les tous prochains mois.

Ainsi, si aucune disposition n’a pas été prise de janvier à mars 2015, la situation projetée de l’analyse des résultats donne les conclusions suivantes: 14 cercles ont été identifiés en phase sous-pression. Il s’agit notamment de Youwarou, dans la région de Mopti ; Tombouctou, Diré, Goundam, Gourma Rharous et Niafunké, dans la région de Tombouctou ; Gao, Bourem et Ménaka, dans la région de Gao ; Kidal, Abeibara, Tessalit et Tin Essako, dans la région de Kidal.

Par ailleurs, 35 cercles ont été déclarés en phase minimale.

Cependant, les cercles de Tominian et Ansongo, qui étaient identifiés en phase sous pression, pour la situation courante, passent en phase minimale sous l’hypothèse de l’amélioration de la consommation alimentaire, de l’évolution des moyens d’existence et de la situation nutritionnelle.

Les cercles de Bourem, Tessalit et Youwarou basculent, quant à eux, en phase sous pression à cause de la dégradation probable de la consommation alimentaire et des moyens d’existence.

Du coup, l’estimation des populations par phase de sévérité de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle fait ressortir 270 734 personnes en phase de crise et 1 799 401 personnes en phase sous-pression.

Le système d’alerte précoce a collecté les données nécessaires à cette analyse à travers les rapports des structures nationales et les ONG. L’inventaire des preuves a été réalisé la semaine précédent les travaux par l’équipe du SAP élargie aux experts du PAM et de FEWS NET.

En guise de recommandations spécifiques au gouvernement et ses partenaires,  le Comité national du cadre harmonisé d’identification des zones à risque et des populations vulnérables au sahel et en Afrique de l’ouest les a invité à élaborer très prochainement le plan de réponse aux urgences et de renforcement de la résilience en vue de fournir une assistance alimentaire immédiate à 263 039 personnes en situation courante et à  270 734 en projeté.

Aussi, les experts ont-ils recommandé la réalisation des actions de renforcement de la résilience pour toutes les populations en insécurité alimentaire estimée à  1 944 332 personnes en situation courante et 2 070 135 personnes en situation projetée.

Autre conseil prodigué: la poursuite et le renforcement des actions de prévention et de prise en charge de la malnutrition qui est un problème préoccupant dans l’ensemble du pays.

En clôturant les travaux, le Commissaire adjoint à la sécurité alimentaire a félicité l’ensemble des experts qui se sont investis, une semaine durant, pour passer en revue toutes les preuves disponibles pour analyser de façon professionnelle en vue d’aboutir à des résultats consensuels.

Selon Mme DICKO Bassa DIANE, le cadre harmonisé est devenu le principal outil d’aide à la décision permettant au Gouvernement et à ses partenaires de prendre les mesures nécessaires pour une gestion efficace de la situation alimentaire et nutritionnelle conjointe des populations. C’est pourquoi elle s’est félicitée de ces résultats qui sont vivement attendus par les hautes autorités du pays

Par Mohamed D. DIAWARA

 




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