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lundi 23 juillet 2018
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Route du poisson Ouo-Bankass-Koro: l’inauguration ce dimanche par le PM

Ce dimanche à Bankass, le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa MAIGA, en compagnie du ministre de l’Équipement et du désenclavement, Mme TRAORE Seynabou DIOP, et d’une forte délégation, procédera à l’inauguration officielle de la route Ouo-Bankass-Koro, communément appelée « route du poisson » et d’intégration sous régionale.

Lancés en mars 2014 par le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, en marge de l’inauguration de centrales électriques hybrides de la société EDM-SA de Koro, l’axe Koro-Frontière du Burkina Faso (Section III de la route Bandiagara-Ouo-Bankass-Koro-Frontière du Burkina Faso), objet de la cérémonie d’inauguration du dimanche, est long de 30,5 km.
Les travaux de bitumage et de construction d’ouvrages de voiries ont coûté la somme de 5 950 956 521 de FCFA dont 4 620 917 739 FCFA par la BADEA et 1 330 038 782 de FCFA par le budget national.
Exécutés par à un groupement d’entreprises nationales EGK/SITAC pour un délai de 12 mois, lesdits travaux ont porté sur le revêtement de la chaussée et la construction d’ouvrages de voiries.
Quant au contrôle et la surveillance des travaux, ils sont confiés au BETRA Sarl pour un montant de 122, 250 millions de FCFA, financé à 100 % par la BADEA, et un délai d’exécution de 13 mois.
Parlant du contexte général du projet, il convient de souligner qu’il s’inscrit dans le cadre de la Politique nationale de désenclavement intérieur et extérieur du pays, une priorité du gouvernement du Mali.
En effet, pays sans littoral et essentiellement agro-sylvo-pastoral, le Mali avec l’aide de ses partenaires techniques et financiers a mis en œuvre un important programme pour non seulement permettre la réhabilitation et l’entretien périodique du réseau routier prioritaire, mais aussi œuvrer à la modernisation du réseau routier national.
C’est dans ce cadre que le Président IBK a inscrit dans ses projets prioritaires pour les cinq années de son premier quinquennat (2013-2018) le tronçon Koro-Frontière du Burkina Faso.
Ce très vieux projet, faut-il le rappeler, relevant d’un des tout premiers programmes d’actions prioritaires de l’Autorité de développement intégré de la région du Liptako- Gourma remontant aux années 1970, est à nouveau placé au centre des priorités du Président IBK, cela pour diverses raisons.
Maillon principal de l’axe CU13 (Ouagadougou-Ouahigouya-Koro-Bankass-Mopti) du réseau communautaire de l’UEMOA, inscrit au Programme d’actions communautaires des infrastructures et du transport (PACITR), la construction de cette route en terre a été achevée en 2002, sur financement de la BOAD dans le cadre du Projet sectoriel des transports (PST).
Quant au bitumage, il a été rendu nécessaire en raison de l’explosion du trafic et des dégradations qui s’en sont suivies.
C’est ainsi que le Gouvernement du Mali a obtenu auprès des institutions financières (BID, BOAD, BIDC et BADEA), des prêts pour le financement du projet de bitumage de la route Bandiagara-Ouo-Bankass-Koro-Frontière du Burkina Faso, en trois sections : la Section I va de Bandiagara à Ouo, longue de 37 km (les travaux de bitumage sont achevés depuis 2009 sur un financement de la BID et du Budget national).
La Section II, elle va d’Ouo à Koro en passant par Bankass, longue de 91,2 km (les travaux achevés sont financés par la BOAD, la BIDC et le budget national.
Quant à la Section III (objet de la présente cérémonie d’inauguration) part de Koro à la frontière du Burkina Faso, et est longue de 30,5 km.
La réalisation de ce projet permettra de créer une infrastructure routière de bon niveau de service en vue de renforcer l’intégration économique sous régionale, tout en promouvant les activités socioéconomiques et l’amélioration du cadre de vie des populations de la zone d’influence du projet.
De même, le bitumage de cette route va doper le développement socio-économique de toute la région. Pour preuve, Bankass et Koro étant des zones agropastorales par excellence, mais où le manque de voies de communication modernes étouffe surtout l’éclosion d’une économie agricole dépendante de l’acheminement de ses produits vers les marchés de l’intérieur.
Au lancement des travaux en 2014, un responsable local déclarait : « Notre territoire est une zone de production agricole. Certes, la priorité du paysan est de faire une bonne récolte, d’entretenir plus de têtes de bétail. Mais il a aussi besoin d’argent pour satisfaire ses besoins. Nous ne pouvons gagner de l’argent qu’en allant vendre nos produits ailleurs. Or, sans une route en bon état, cela est très compliqué. C’est vous dire combien nous sommes heureux du lancement des travaux de cette route ».
Ainsi, cette route permettra à la région de Mopti, zone de pêche, de ravitailler en toute sécurité, en poisson d’eau douce les centres urbains du Burkina. En effet, avec un taux de rentabilité de 15,48 %, l’axe offrira également les meilleurs espoirs d’une dynamisation et d’une promotion des échanges entre le delta central du fleuve Niger et Ouagadougou.
Par ailleurs, afin de rendre effective l’interconnexion, il est prévu côté burkinabé le bitumage du tronçon Ouahigouya-Thiou-Frontière du Mali, long de 60 km, maillon manquant de la liaison internationale entre Ouagadougou et Bamako.

Par Sékou CAMARA




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