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vendredi 21 janvier 2022
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Sanctions de la CEDEAO contre le Mali: l’option de l’asphyxie financière

La fermeture des frontières entre le Mali et les pays membres de la CEDEAO ; le gel des actifs maliens au sein de la Banque Centrale des États d’Afrique de l’Ouest, la suspension des transactions sauf pour les produits de première nécessité et pharmaceutiques ; la coupure des aides financières ; le rappel des ambassadeurs des pays membres au Mali, telles sont les principales sanctions prises par les chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à l’encontre de notre pays et des autorités de la Transition, ce dimanche 9 janvier 2022, lors du Sommet extraordinaire tenue à Accra (Ghana). Ces sanctions qui prennent effet immédiat s’ajoutent à celles initialement imposées au Mali et aux autorités de la transition, à savoir 150 personnalités jugées coupables de faire obstruction aux élections, lors du dernier Sommet d’Accra le 12 décembre 2021.

Le nouveau calendrier proposé par Bamako n’aura pas suffi à convaincre les dirigeants de la Cédéao. Les États d’Afrique de l’Ouest ont adopté des sanctions « très dures » ce 9 janvier à l’encontre des autorités de la transition. Ces mesures sont comparables à celles prises après le putsch de 2020.
Lors du sommet extraordinaire des dirigeants de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui s’est tenu ce 9 janvier, des sanctions « très dures » ont été adoptées en raison du non-respect par la junte au pouvoir au Mali de l’échéance de février pour organiser des élections et ramener les civils au pouvoir.
Parmi elles :
• la fermeture des frontières entre le Mali et les pays membres de la CEDEAO,
• le gel des actifs maliens au sein de la Banque Centrale des États d’Afrique de l’Ouest,
• la suspension des transactions sauf pour les produits de première nécessité et pharmaceutiques.
• coupure des aides financières
• rappel des ambassadeurs des pays membres au Mali.
« Ces sanctions seront appliquées immédiatement. Elles seront progressivement levées uniquement après l’obtention d’un chronogramme satisfaisant soit finalisé », explique la Cédéao dans un communiqué.
Ces sanctions ont été prises malgré le nouveau calendrier présenté plus tôt par les envoyés maliens.
De cette manière, ils ont exprimé leur volonté de « maintenir le dialogue et une bonne coopération avec la CEDEAO ».
Un haut responsable ghanéen, dont le pays assure actuellement la présidence de la CEDEAO a estimé que ce calendrier était « de la rigolade. »
Initialement, la transition prévue par la transition était de cinq ans.
Ce nouveau calendrier est raccourci à quatre ans.
Les sanctions adoptées par les dirigeants de la Cédéao sont comparables à celles prises après le putsch d’août 2020, selon un haut responsable participant au sommet.
Après le coup d’État, la Cédéao avait imposé la fermeture des frontières des États membres avec le Mali ainsi qu’un embargo sur les échanges commerciaux et financiers, à l’exception des produits de première nécessité.
Dans le communiqué publié après la réunion de la CEDEAO, les dirigeants « regrettent le manque de volonté politique des autorités de transition, qui a conduit à l’absence de progrès tangible dans la préparation aux élections. » Il est aussi précisé que les chefs d’État trouvent le chronogramme proposé la veille en urgence « inacceptable ».

Par Abdoulaye OUATTARA




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