Sans Tabou: Barouéli, l’excuse du vaincu !

L’adage qui dit que « le perdant a toujours quelque chose à dire », sied bien au Parti du Chef de file de l’Opposition, Soumaïla CISSE, qui est connu comme l’illustre perdant qui a toujours de la peine à digérer ses défaites.

Pour une énième fois, le Parti de l’opposant en chef, l’URD, a fait une sortie médiatique peu avenante pour dénoncer les résultats du deuxième tour des élections législatives partielles dans la circonscription électorale de Barouéli où son candidat a perdu face à celui de l’Adema-PASJ. En effet, au cours d’une conférence de presse aminée le mercredi 10 août dernier, certains responsables de l’URD, se prononçant sur les résultats de ce deuxième tour, ont affirmé : « le candidat de l’Adema a été élu sur les fonds publics et grâce aux trafics d’influence de tout genre ».
Le premier vice-président du Parti, Salikou SANOGO, a affirmé que l’URD s’attendait à être écrasée au second tour en indiquant : « surtout que depuis la salle du conseil des ministres du 03 août 2016, des injonctions ont été faites par le Président de la République à l’ensemble des membres du Gouvernement pour que la victoire soit du côté du candidat de l’ADEMA-PASJ ». Ces propos n’ont d’autre fin que de faire porter le chapeau de leur échec à quelqu’un d’autre ; au lieu de chercher à corriger ce qui n’a pas marché.
Il faut rappeler que lorsque ce même parti qui s’agite aujourd’hui s’était classé premier lors du premier tour de ces partielles, à Barouéli, il n’a pipé mot pour dénoncer quoi que ce soit. L’on se demande pourquoi le Parti n’a pas eu le courage de dénoncer les moyens déployés qui lui ont permis de se classer premier. C’est quand un autre parti gagne qu’on parle de l’utilisation de fonds publics et de trafics d’influence de tout genre.
Ces dénonciations sont loin d’être une surprise pour les observateurs de la scène politique de notre pays qui se rappellent encore qu’en 2002, quand il a perdu la présidentielle, le candidat Soumaïla CISSE avait dénoncé une conspiration et une trahison démocratique contre lui. Aussi, en 2013, quand il a perdu au deuxième tour de la présidentielle, le même Soumi s’est rendu au domicile de son challenger Ibrahim Boubacar KEITA pour le féliciter de sa victoire. Mais, paradoxalement à cette initiative qui avait surpris plus d’un Malien et avait été saluée par le peuple dans son ensemble et les observateurs internationaux, le grand contestateur a très vite créé la surprise en faisant une sortie médiatique pour encore dénoncer les résultats du deuxième tour de la présidentielle.
C’est pour dire que ce responsable politique de notre pays n’a jamais eu d’élégance face à son échec.
En tout cas, la réalité que les responsables de l’URD refusent d’admettre, c’est le rapport de force lors de ces élections partielles de Barouéli. Un deuxième tour qui a été, en réalité, un duel entre la Majorité et l’Opposition. Et qui connaît le rapport de force qui existe entre les deux mouvances sur l’échiquier politique malien, la hiérarchie a été respectée. Il n’y a pas à chercher palabres là où il n’y a n’a pas.

PAR MODIBO KONE

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