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samedi 22 juillet 2017
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SANS TABOU, BVG : des légèretés coupables

Le rapport du Vérificateur général, de par sa vocation, contribuera à n’en pas douter à la mise en place d’un processus global pour assurer la transparence et l’imputabilité en vue de lutter contre la mauvaise gestion, la délinquance économique et financière et accroître la performance des structures publiques auditées; n’aura paradoxalement pas été un modèle de rigueur. Il a péché par de nombreuses légèretés coupables. La preuve en est administrée par les constations.

Au sujet de l’tulisation du terme ‘’Etat’’, nulle part il n’est paru écrit dans le rapprt avec E MAJUSCULE. A tous les niveaux du rapport ‘’Etat’’ a été remplacé par ‘’état’’ qui signifie lui, selon le dictionnaire français en ligne gratuit: bilan, circonstance, condition, conjoncture, destin, passe, situation, métier, profession, travail.

Pourtant, il est de règle générale que l’Etat désignant un territoire, une population et un pouvoir politique s’écrit toujours avec un E MAJUSCULE.  Cet Etat, selon le même dictionnaire renvoie à: autorité, gouvernement, ministère, pouvoir, puissance.

Aucun amalgamme à ce niveau ne devrait être possible entre ces homonymes qui ne sont pas forcément synonymes.  Un juriste mieux que quiconque devraient savoir que l’on ne peut indifféremment substituer l’état à l’Etat.

Pourtant des dénominations comme Procureur de la République, Pôle Economique et Fianancier, Code des Marchés publics, Vérificateur Général, Ministère de la Défense et des Anciens Comabattants sont bel et bien écrits en majuscule.

La récente sortie de l’ancien ministre de la Défense enfonce un plus le clou de la légèreté  de certaines affirmations du Végal dans son rapport.  SBM soutient en effet dans sa réaction : « Le rapport définitif est bâti dans une démarche partiale sur des assertions qui ne reposent sur aucune preuve tangible et objective. En outre, il contient des comptes rendus d’entretiens que je n’ai ni contresignés, ni validés, sous une forme ou une autre, conformément aux normes universelles, et que je ne reconnais pas du tout ». Il ne s’agit pas là de la réaction d’un condamné puisque le Végal lui-même n’a pas tardé à reconnaître officiellement s’être trompé sur certains entretiens.

Dans le cas de SBM, apprend-on, le Vérificateur général a parlé d’entretiens auxquels l’ancien ministre de la Défense et des anciens combattants n’a pas pris part.

Selon nos sources, ce n’est le seul cas où des participants sont ajoutés à soustraits à des réunions à la guise du Vérificateur INDEPENDANT actionné par le Premier ministre, sous la pression du Fonds monétaire international (FMI) et qui n’a subi aucune pression de Koulouba. A quoi rime ce jeu de falsification de la réalité peut-on légitimement se demander lorsqu’on sait que le diable se trouve souvent dans les détails ?

En remontant en amont, il y a cette bourde monumentale de publier un rapport provisoire en violation du principe élémentaire du contradictoire expression d’une précipitation inexpliquée. Le rapport définitif manifestement n’aura pas suffi à corriger nombre de lacunes constatées et dénoncées avec la dernière énergie par les mis en cause.

 

Par Bertin DAKOUO

 




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