Sans Tabou: chantiers Présidentiels, la barrique pleine

Ignorant ou faisant semblant d’ignorer le principe sacro-saint de continuité de l’État, des oiseaux mauvais alois piaffent sur tous les toits pour faire croire à l’opinion nationale que tous les projets entrepris ou en voie de réalisation par le régime IBK sont ceux de l’ancien Président ATT. Les derniers projets en date sont l’inauguration d’une phase du projet d’eau potable de Kabala ; le lancement, dimanche dernier, des travaux de construction de la route Zantièbougou-Kolondièba-frontière ivoirienne.
Et rétorquent d’autres, lui ATT n’a pas inauguré certains projets entamés par l’ancien Président Alpha Oumar KONARE, ou ceux de Moussa TRAORE sous la transition de 1991.

Ces oiseaux de mauvais augure ne veulent pas sentir le démarrage fulgurant de la phase de reconstruction et de développement du Mali entamé par le régime du Président IBK, après celle de la stabilisation, caractérisée par la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation.
Cette phase, consacrée à « l’honneur du Mali » a connu le bannissement du spectre du fédéralisme et de l’indépendance proclamés par certains groupes armés qui ont tous accepté de regagner le camp de la paix. Cependant, force est de constater que la sécurité au nord du Mali et en ville peine à trouver une solution heureuse. S’il s’agit de cette question, il est connu et reconnu de notoriété que l’insécurité n’est pas l’apanage du seul Mali. Pour preuve, la France, plus nantie que notre pays sur tous les plans, n’a-t-elle pas fait l’objet de plusieurs attaques terroristes, à Paris, un 14 juillet, et à Nice ayant fait respectivement 130 et 80 morts ? C’est pour dire que combien la question d’insécurité est complexe.
S’agissant de la critique récurrente sur la reconstruction de nos forces armées et de sécurité, même le « Bélier en chef », l’irréductible opposant au régime du président IBK, lui-même reconnait qu’« il faut 5 à 10 ans pour réformer les FAMA ». Aujourd’hui, avec LOPM, les FAMAs retrouvent lentement, mais surement leur vitesse de croisière. Les autorités sont en train de doter nos forces armées et de sécurité d’une puissance de feu à hauteur d’attente et de mission. Ainsi, avec les moyens de bord, l’État fait de son mieux pour mettre les forces armées de défense et de sécurité dans les conditions optimales de remplir leurs missions régaliennes.
Aujourd’hui, la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale sont restaurées sur le plan mondial.
La deuxième phase, consacrée au « bonheur des Maliens » est entamée de la plus belle par la réalisation des infrastructures, dont l’inauguration de la station compacte de production d’eau potable de Kalaban -Coro, pour un coût de plus de 9 milliards de FCFA, en est une illustration parfaite. En effet, elle doit assurer l’accès à l’eau potable de plus de 300.000 âmes dans les localités de Kabala, Kalaban-Coro, Tiébani et de la Commune V du District de Bamako.
Le lancement, dimanche dernier, de la construction et le bitumage de la route Zantiébougou-Kolondièba-frontière ivoirienne, longue de 140 km, d’un coût total de 70 milliards de FCFA est aussi une phase du projet présidentiel pour le bonheur des Maliens. La fin des travaux, qui est prévue dans 24 mois, facilitera le développement socio-économique, les échanges commerciaux, l’accès facile aux centres médicaux pour les populations bénéficiaires.
Dans la même dynamique, il est prévu, le jeudi prochain, le lancement des travaux du 2e pont de Kayes, par le Président IBK pour plus de 36,5 milliards de FCFA dans un délai de 24 mois.
Comme on peut constater, le bonheur des Maliens promis par le président de la République ne passe toujours pas par des cris, à renfort de publicité. Il s’agit aussi d’être discret, à condition d’être efficace.
Comme dirait l’autre : « Seul le silence est grand tout le reste est faiblesse ». Mieux, le seul juge est et restera le peuple souverain du Mali.
Pourquoi attribuer la paternité de projets étatiques à un homme ? Si c’était ainsi la République pourquoi, ces devanciers du président IBK les ont-ils abandonnés ici ? Nous pensons que ces projets vont au-delà d’un régime et d’un homme. Ils sont au peuple malien, au nom et pour le compte duquel, ils sont financés et réalisés.

Par Sékou CAMARA

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