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mercredi 13 décembre 2017
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Sans tabou, enjeux sécuritaires en Afrique: la stratégie du chao !

Notre pays et le continent africain, d’une manière générale, fait face à une crise sécuritaire préoccupante jamais égalée. On assiste partout à la montée en puissance des djihadistes et des milices pour le contrôle des ressources (Aqmi, Mujao, Boko Haram…). Face à ces menaces, l’Afrique n’est ni militairement, ni financièrement encore moins scientifiquement en point.

Notre continent occupe une place prépondérante dans la politique économique des puissances étrangères et de la France, en particulier. Le tournant de la guerre au Mali a conduit la France, à densifier son implantation militaire en Afrique sous le prétexte ambigu de la «lutte contre le terrorisme».

Les événements de tous les jours évoluent en faveur d’une dépendance plus accrue et plus durable de l’Afrique vis-à-vis du reste du monde et plus particulièrement de l’ancienne métropole de la France. Le hic semble être l’incapacité du continent à diagnostiquer et à apporter des solutions internes adaptées à ses maux. Face au chao laissé par notre absence, sur notre propre continent, on constate, la promotion tous azimuts d’une diplomatie économique de la France tournée vers une Afrique considérée comme une terre d’avenir pour elle. Cette situation s’accompagne aujourd’hui par le repositionnement durable de l’armée française sur notre continent. Le cas de la Centrafrique et du nord du Mali en sont des témoignages concrets.

Aujourd’hui, la France semble décider notre sort à notre place.

Au Mali, on se rappelle encore de la célèbre phrase du président HOLLANDE par rapport aux hésitations de nos autorités sur la tenue des élections présidentielle et législatives, en 2013.

«Nous voulons qu’il y ait des élections au Mali à la fin du mois de juillet. Et ça, nous serons intraitables là-dessus’’, a menacé le président François HOLLADE lors d’une de ses intervention en 2013.

Le même scénario se dessine, depuis quelques jours, dans la perspective de la signature d’un accord avec les groupes armés. La France met la pression pour aboutir à un accord avant la fin du mois de janvier prochain.

«Il faut que la feuille de route soit validée» en janvier à Alger, a brandi Jean Yves Le Drian.

Aujourd’hui, le commun des mortels admet que l’Afrique doit s’approprier de ses enjeux sécuritaires. La question aujourd’hui qui se pose à ce sujet est comment y parvenir ?

L’appropriation par l’Afrique de ses enjeux sécuritaires n’est pourtant pas un ‘’slogan ou une posture, mais une réalité», a déclaré Jean Yves Le Drian, ministre français de la Défense devant les chefs d’Etat africains réunis au premier forum sur la sécurité à Dakar, lundi et mardi. Pour ce dernier, le défi de ce forum est d’aller au-delà des premiers jalons posés lors du sommet de l’Elysée, en décembre 2013. Pour y parvenir, il y a deux défis à relever. Le premier est d’amplifier l’effort collectif en faveur de l’Afrique.

Le second défi, selon M. Le Drian, est de «faire de la coopération la règle et non plus l’exception. (…) Une gestion strictement nationale des enjeux de sécurité est désormais une illusion. Car, soutient-il, la menace terroriste n’a pas de frontières. ‘’Elle se nourrit justement de leur absence, de leur porosité, et prospère grâce à la fragilité des espaces transfrontaliers» a-t-il indiqué.

Aujourd’hui, l’Afrique reste dominée par des foyers de tensions, le meilleur remède à ces maux consiste à les prévenir en luttant notamment contre la pauvreté, la faim, les inégalités sociales, la mauvaise gouvernance, etc., s’accordent de nombreux observateurs.

Par Sidi DAO

 




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