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jeudi 19 octobre 2017
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Sans tabou, lourdeur de l’administration: le supplice des usagers 

 

 

Pour la bonne gouvernance, le régime a prévu d’apporter du changement dans plusieurs domaines et secteurs de développement du pays. L’un des phénomènes qui gangrènent les services publics, c’est bien la lourdeur administrative qui constitue de nos jours une plaie qui affecte l’efficacité des services rendus.

Ainsi, l’État dans ses réformes doit faire un clin d’œil à la situation pour permettre à l’administration d’être professionnelle et efficacité dans le traitement des dossiers. À cause de la situation, des centaines d’usagers côtoient la galère et la misère avant d’être servis.

Il s’agit de faire en sorte que l’administration soit au service des usagers et non le contraire. Il est malheureusement à déplorer que c’est cet état de fait qui continue de caractériser notre système de fonctionnement de l’administration avec de la grève de zèle de certains responsables de services. Cela sans compter d’autres dysfonctionnements qui s’y greffent avec leur lot de conséquences. La liste est longue pour être toute citée.

Le cas qui fait aujourd’hui l’actualité est la situation de 263 réintégrés de la fonction publique. Regroupées au sein d’un collectif dénommé « Ne touche pas à mes droits », ces 263 personnes ont été cachées de la fonction publique pendant la transition parce qu’ayant été recrutées sur la base de faux. C’était le motif défendu à l’époque pour justifier l’acte. Après leur réintégration à la fonction suite à une décision de la Cour suprême, de cela 4 mois, ces employés de l’État sont sans salaire à fortiori des indemnités de travail. Ils vivent au quotidien la souffrance et la misère.

Pourtant, le salaire est un droit fondamental de tout travailleur et si l’État n’est pas en faillite, pardon en difficulté financière; aucun autre fait ne doit expliquer cette situation qui dure depuis 4 mois.

Là aussi, les dossiers sont en cours pour prendre en compte les détails de la réintégration de ces travailleurs même au 21e siècle avec l’évolution de la technologie. C’est grave; d’où l’invite aux autorités de prendre et d’adopter des mesures pour diligenter les dossiers. Si des mesures existent, qu’elles soient appliquées avec plus de fermeté et de rigueur. Car, il ne suffit pas de prendre des mesures pour qu’elles dorment dans les tiroirs ou pour garnir les textes.

De même, les chargés de mission dans les départements ministériels, dans les institutions de la république, font plusieurs mois de service avant de toucher un kopeck de leur salaire. C’est souvent la traversée de désert pour ceux-ci de joindre les deux bouts.

Par Sikou BAH

 




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