Sans Tabou: mise en oeuvre de l’accord, Bilal Ag Achérif estil sincère ?

Bilal Ag Chérif, secrétaire général du Mouvement national pour la libération de l’Azawad(MNLA), non moins président de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), a fait une déclaration qui cesse de surprendre les observateurs du conflit de notre pays. En dépit de toutes leurs actions visant à torpiller l’accord de paix, Ag Chérif a plutôt mis sur le dos du gouvernement et du GATIA toutes les menaces qui pèsent sur l’accord pour la paix et la réconciliation nationale.

Selon selon le secrétaire général du MNLA ‘’si on ne trouve pas une solution, il va arriver un moment, où nous n’aurons plus d’accord ». Ces accusations sonnent comme un signe d’affaiblissement, aux yeux de plusieurs observateurs comme un signe d’essoufflement de ce mouvement séparatiste qui a toujours torpillé l’Accord de paix issu du processus d’Alger, depuis sa signature.
En tout cas, ces propos venant du secrétaire général du Mouvement national de libération de l’Azawad et président du défunt Conseil transitoire de l’État de l’Azawad laissent perplexe. À la limite, beaucoup d’observateurs pensent que c’est tout simplement un cri de détresse que vient de lancer le secrétaire général de ce mouvement séparatiste à l’endroit de ses soutiens de la communauté internationale suite à la déculotté de ses troupes face à l’avancée fulgurante des forces du GATIA sur le terrain.
Sinon, pour qui connait l’homme, il n’a jamais fait preuve de bonne foi face à la mise en œuvre de l’accord de paix. Pour preuve, pendant longtemps, il a boudé Bamako refusant toutes les invitations de Koulouba et de la communauté internationale pour les discussions autour du processus de paix dans notre capitale. En témoigne son absence remarquée lors des deux cérémonies de signature de l’Accord issu du processus d’Alger le 15 mai et le 20 juin à Bamako.
Aussi, se rappelle-t-on que sa visite dans notre capitale au mois de juin dernier n’a pas été suivie d’effets escomptés malgré le fait que tous les honneurs lui avaient été accordés par les plus hautes autorités du pays. Pire, cette visite avait été suivie d’un regain de violences sur le terrain, notamment entre la GATIA et la CMA autour de Kidal.
C’est pourquoi on peut se permettre de douter de la sincérité de l’appel lancé par cet -ex-leader rebelle à la communauté internationale pour sauver l’Accord et la paix dans notre pays.
Dans ses propos, il a souligné que «Toutes les parties doivent respecter leur engagement». Sinon, selon ces propres termes au «rythme où l’on va, il risque de ne plus avoir d’accord auquel se référer». De même, il a estimé que la solution aujourd’hui est que le gouvernement malien prenne ses responsabilités. Une responsabilité que l’État n’a jamais manqué de prendre, comme en témoigne les nombreux efforts pour rendre opérationnel des mécanismes comme le MOC, les lois et décisions prises pour faire avancer le processus en plus des nombreux appels au calme, chaque fois qu’il y a eu des affrontements entre groupes armés signataires de l’accord.

Par Abdoulaye OUATTARA

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