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jeudi 21 septembre 2017
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Sans Tabou: opposition, républicaine ou marocaine d’illusion ?

Tout en rejetant la décision de constitutionnalité du projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992, du 4 juillet 2017 de la Cour constitutionnelle, une institution de la République, l’opposition revanchard et putschiste entend aller exiger ‘’la mise en accusation du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, devant une autre institution de la République qu’est l’Assemblée nationale. N’est-ce pas là des marchands d’illusions qui prennent les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages ?

Sursis et non retrait du projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992, contrairement à la doléance exprimée par la Plateforme An Te A Bana Touche pas à ma constitution. C’est du moins, ce qu’on peut retenir après les différentes consultations menées par le président la République sur la question, depuis le début de ce mois d’août.
Au fait, après l’expiration de l’ultimatum lancé au président de la République par les opposants demandant le retrait pur et simple du texte, le 15 août à partir de minuit, la République n’a ni brulé ni tremblé. Le tremblement de terre prévu par les démons et autres charlatans zélés n’a pas lieu. Il parait que les forces occultes, consultées par le Président IBK pour conjurer le mauvais sort contre notre pays ont réussi à calmer les divinités en colère parce qu’elles sont sevrées du gâteau Mali, depuis l’avènement de ce dernier à la magistrature suprême. Tout est-il que la Plateforme An Tè A Bana, constituée de délattés et autres mécontents promettent l’enfer au Mali et aux Maliens, au seul motif que le président de la République a décidé d’organiser un référendum constitutionnel en vue de faire la paix dans le pays.
Oui, une nouvelle Constitution pour la paix, conformément à l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, à laquelle les Maliens ont été largement associés.
Qu’en est-il également du processus de révision constitutionnelle ? Ce processus, à l’origine de la division des Maliens, a été conduit pourtant en toute transparence. En effet, un comité d’experts a été constitué et a consulté plusieurs d’autres experts de différents horizons. Mieux, des missions ont été envoyées à l’extérieur du pays avant l’adoption du texte en Conseil des ministres.
En plus, conformément aux dispositions constitutionnelles, le texte a été examiné à l’Assemblée nationale où des amendements de la majorité et de l’opposition ont été portés. La preuve: la majorité a présenté 75 amendements, dont 66 ont été validés. Quant à l’opposition, elle a présenté 43 amendements, dont 37 ont été validés. Ce qui fait dire à certains experts en statistique que lors des débats sur la révision de la constitution à l’Assemblée nationale, dans la nuit du 2 au 3 juin 2017, au vu du pourcentage d’amendements validés, 88 % pour la majorité contre 86 % pour l’opposition, donc les deux parties étaient pratiquement à « armes » égales, au regard du nombre de députés pour chaque camp à l’AN.
Malgré tout, l’opposition antidémocratique pour des raisons revanchardes et antidémocratiques ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Elle porte sa colère devant la Cour constitutionnelle. Là également, les 9 sages ont jugé recevable la plainte en la forme, mais déclaré que le projet de loi portant révision de la constitution est bel et bien conforme à la loi fondamentale du pays (avec des réserves à observer).
Malgré cette décision susceptible de non-recours d’une juridiction nationale, la Plateforme An Te A Bana exige le retrait pur et simple du texte. Pour atteindre son objectif, elle a battu le pavé, tenu des meetings sans succès. À présent, ce sont des menaces verbales qu’elle brandisse pour faire plier le Président à son diktat. Où est la démocratie ?
En effet, le 13 août dernier, la Plateforme «Antè A bana: touche pas à constitution» va jusqu’à lancer un ultimatum au président de la République afin d’accéder à sa demande. Pire, elle projetait de marcher, hier mercredi sur l’Assemblée nationale pour exiger ‘’la mise en accusation du Président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) pour haute trahison’’ afin qu’il soit démis de ses fonctions. Une marche qui a d’ailleurs été remise au 19 août prochain.
En tout cas, pour une opposition qui se dit démocratique et républicaine cette marche, cet activisme ne respecte aucune logique. Puisqu’elle refuse déjà la décision d’une institution de la République (la Cour Constitutionnelle) pour aller porter des revendications devant une autre (l’Assemblée nationale).

Par Sidi Dao




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